laos, le pays des millions de sourires Index du Forum
  laos, le pays des millions de sourires Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

La mort

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     laos, le pays des millions de sourires Index du Forum -> DECOUVRIR LE PAYS -> Culture et traditions
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Pat
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Jan 2010
Messages: 3 247
Localisation: pas du tout la ou je voudrais

MessagePosté le: Ven 29 Jan - 14:47 (2010)    Sujet du message: La mort Répondre en citant

Bien douloureux sujet qui ravive de tristes moments,un sujet particulier mais comme comme partout cela fait partie de la vie d'un peuple; au Laos chaque ehtnie à évidement ses traditions propres, voici ce qui se passe chez les Lao des plaines .
Les Lao ont une conception de la mort différente de la notre, ils sont certes triste de perdre un être cher, mais cela donne lieu à des" réjouissances" pendant trois jours dans la maison du défunt.

Lorsqu'un malade est sur le point de mourir, les membres de la famille viennent avec des fleurs lui demander pardon de ce qu'il ont fait de répréhensible à son égard. Ce pardon donne santé et longue vie aux membres de la famille, et le mourant peut trépasser en paix, conservant dans son cœur l'espoir de renaître dans une famille heureuse.  
Pendant son agonie, le mourant se tourmente et une personne de son entourage doit préparer son esprit. Elle lui recommande de penser aux bienfaits qu'il a reçu sur cette terre et à ceux qu'il recevra dans l'autre monde, et de répéter, jusqu'à extinction respiratoire, la formule : " Phouthô, Thammô, Sankgô ", qui évoque la bonté la pureté originelles. Le mourant qui maintient son esprit sain et pur renaîtra heureux. Au contraire, celui dont l'esprit est malsain et impur, renaîtra malheureux. Un des préceptes bouddhiques dit : Un cœur pur aspire au bonheur ; un cœur impur entraîne l'homme vers le malheur ".  
D'après la religion Bouddhique, il est recommandé d'inviter les bonzes à venir prier aussitôt qu'on s'aperçoit que malade va expirer ; car, en voyant les bonzes et en entendant leurs prières, il s'en réjouit et n'a point à se troubler devant la mort. Cependant, la plupart des moribonds considèrent cette visite comme une chose funeste. Aussi, la prière a-t-elle lieu habituellement lorsque le malade a rendu le dernier soupir ; elle se fera deux fois par jour, tant que le cercueil demeura à la maison.
 


On procède au bain mortuaire avec de l'eau tiède, puis avec de l'eau fraîche ; le froid doit être en contact avec la chaleur. C'est, en effet, une des lois de la nature que l'existence simultanée des contraires : le froid et la chaleur, le bonheur et le malheur, le meilleur et le pire, la naissance et la mort, etc… Après le bain, on parfume le corps avec du jus de curcuma ou d'autres liquides odoriférants. Une ancienne exigeait qu'après l'onction de curcuma, on prît les empreintes du pied et de la main ; soit avec de l'étoffe blanche, soit avec du papier blanc. Mais cela se faisait seulement pour un chef de famille (père ou mère), un bienfaiteur ou un protecteur. Les héritiers, détenteurs de ces empreintes, les conservaient comme souvenir.  
La toilette funèbre terminée, on revêt le cadavre de deux habits. Le premier vêtement se met à l'envers. S'il s'agit d'un veston ou d'un pantalon, on le retourne ; si c'est un sampot, le nœud de le ceinture doit être derrière et la pointe devant. Le deuxième vêtement se met, lui comme à l'ordinaire, il est choisi parmi les costumes préférés du défunt de son vivant. L'habit à l'envers est celui de la mort. Cette dualité symbolise la succession infinie de la naissance et de la mort.  
Puis on peigne le mort en se servant d'un peigne cassé ou partiellement édenté. Pour cela, on brise tout exprès un peigne neuf. Après usage, les vivants ne devront point s'en servir sans péril. Il faut empêche le mort de revenir parmi les vivants et, pour cela, attacher. On se sert d'un gros fils de coton blanc. Le même lien sert à entourer le cou, à attacher les deux mains ensemble et les pieds ensemble. Ne devant pas être coupé, ce lien forme un nœud à chacun des endroit attachés. Les trois nœuds symbolisent l'éternité. Le corps est enveloppé d'un linceul ; il est allongé parallèlement à la grande dimension de la maison, à l'inverse des vivants qui couchent toujours dans le sens de la largeur pour se prémunir de surprise funestes durant leur sommeil.

 


Pourquoi introduit-on de l'argent et de l'or dans la bouche du mort ?. Il faut lui donner un viatique pour vivre chez les " PHI " (revenants), car ceux qui croient à l'existence des " PHI " pensent que le défunt renaîtra dans le monde des esprits. Il est vrai que, d'après la religion bouddhique, cette coutume a un sens : le défunt, si riche qu'il ait été de son vivant, ne peut rien emporter de ses biens. Il ne peut même pas avaler ce qu'on lui met dans la bouche. Seuls, ses mérites ou ses péchés peuvent le suivre. Seront mis en bière ceux qui sont morts de malade ordinaire ou de vieillesse.  
Le cercueil est refusé à la femme morte en couches ; à ceux ou à celles qui sont morts d'une maladie contagieuse, tel le choléra, ou d'un accident, d'un assassinat. Ils n'ont pas droit non plus à la prière des bonzes. Il semble cependant qu'une évolution se dessine dans un sens plus charitable à l'égard du défunt, sans toutefois contredire le dogme.

 


On doit veiller jour et nuit. Les veilleurs causent, jouent, se livrent à quelque divertissement. Durant le séjour du mort à la maison, et même plus tard, se déroulent des fêtes, plus ou moins importantes selon la situation de la famille, au cours desquelles la famille fait des offrandes, donne des repas aux bonzes et à tous ceux qui viennent lui prêter leur concours. Les bonzes sont invités aux obsèques, parce qu'ils sont nos précepteurs, nos guides. Ils nous mettent sur le bon chemin, comme ils nous conduisent vers la pagode pour y entendre les règles bouddhiques et à pratique la charité pour qu'après la mort, nous puissions monter au paradis.  
La maison mortuaire est appelé " Hueundi " (maison heureuse). Là, on travaille, on cause, on chante, on boit, on danse et on joue. On y entend le bruit des orchestres et les cris de joie. De tels spectacles ont quelque chose de déconcertant aux yeux des étrangers. Il ne faut pas, cependant, attribuer à ces geste une marque d'irrévérence à l'égard du mort. La famille du défunt, malgré son air souriant, souffre profondément. Elle s'abstient de se répandre en pleurs et en lamentations publiques, car elle sait la dignité de la douleur discrète et noble.

 


Il est recommandé à un ou plusieurs des fils ou petits-fils du défunt de se faire bonze pour le conduire au cimetière ; ils rendent ainsi correctement les derniers devoirs à leur bienfaiteur. Cinq bonze suffiront pour conduire les funérailles. Le jour venu, les proche parent du défunt doivent se vêtir de blanc, symbole de la pureté et signe du deuil. Les parents éloignés, les amis et connaissances n'y sont pas contraints. Ils suivent le cortège derrière les proches parents.  
Dès que le cortège funèbre parvient au cimetière, on dépose le cercueil dans un endroit convenable. Les bonzes récitent des prières tant pour le mort que l'assistance : " Le corps que l'âme a quitté n'est rien. Bientôt, il sera chose inutile sur le terre, comme le tronc de l'arbre mort. La vie est chose éphémère et mort se succèdent suivant un rythme naturel. Après être né, il faut disparaître. Le bonheur est le néant de cette disparition. Tous les animaux meurent, sont morts ou devront mourir.  
Nous aussi, nous mourrons : la mort n'est pas douteuse… ". Ce n'est, ni par les plaintes, ni par les leurs, que la famille espère obtenir le bonheur futur du défunt ; c'est par la pratique de la charité, l'observance des commandements bouddhiques, l'audition des sermons, la méditation pieuse. Après les prières d'usage et les offrandes aux bonzes, le cercueil est, suivant le cas ; mis dans la fosse ou transporté sur le bûcher crématoire. Mais avant cette opération, on, a eu soin de faire au cercueil trois tours de la fosse ou de bûcher. Puis, avec le fléau servant à transporter le cercueil, ou avec le coin du cercueil près duquel se trouve la tête du mort, on frappe trois fois sur un des pieux de la fosse ou sur le bûcher.  
Cette coutume a pour but de prévenir le défunt et les vivants que la naissance et la mort se succèdent indéfiniment dans les trois mondes des PHOM ; ou encore que chaque homme, durant sa vie, assiste à trois cortèges : Celui qui l'accompagne à la pagode pour se faire bonze ; celui qui l'accompagne chez la mariée ; celui qui le conduit à sa dernière demeure. Avant la crémation, on ouvre le cercueil, puis on lave la figure du mort avec de l'eau de coco et du parfum. L'eau de coco est le symbole de la pureté.  
Pour mettre le feu au bûcher, les assistants munis chacun d'un cierge, d'une torche résineuse ou d'une baguette de santal qu'il allument à un feu préparé par avance, se rendent au bûcher en file indienne, suivant un ordre de préséance bien établi, et jettent le brandon dans le four en se murmurant à l'adresse du mort : " Puissiez-vous renaître dans la béatitude ! ". Pour l'allumer, il est interdit de prêter sa flamme ou de se servir de celle d'un voisin. Pendant ce temps, la famille fait des offrandes, dite " Van Kalaphuk " et Van Fonha-Kèo ", qui consistent à lancer à la foule, par poignées, des citrons ou des bouts de branches de bananier dans lesquels a été introduite une pièce de monnaie, ou des pièces de monnaie mélangées à du riz grillé appelé " Khao-Tok-Tèk ". Mais on pense à ceux qui restent. La maison mortuaire à été entourée d'un long fil de coton appelé é Faï-Moungkhoun ", pour chasser de la maison mortuaire la tristesse, les maladies, le malheur, les phi, etc…..

 


La cérémonie terminée, on enlève le fil de coton. Et on recueille le lendemain les os du défunt, la famille fait des préparatifs spéciaux, elle invite les bonzes à y assister rassemble les offrandes, apporte les outils nécessaires, fait porter des seaux d'eau pour éteindre la braise et laver les os. Avant de toucher aux cendres, on doit voir si elles laissent des empreintes animales ou humaines. Le défunt renaîtra sous la forme d'un homme, d'un oiseau, d'un poulet, d'un bœuf, d'un buffle, suivant que l'empreinte laissée sur les cendres est celle d'un homme ou d'un animal.  
Ce dernier cas se présente, il est vrai, rarement. On recueille les os dans un morceau de bananier évidé, à l'aide de pinces en bois. Les ossement sont ensuite mis dans une urne posée soit au milieu du four crématoire, soit en dehors. Puis on élève dans ce four une statue faite de centre mouillée et représentant vaguement un être humain. Avec un fil de coton, on entoure l'urne et les offrandes ; puis on invite les bonzes à faire la prière qui clôt la cérémonie. L'urne contenant les ossements du défunt sera confiée par la famille à une pagode, ou enterrée dans un emplacement choisi sur lequel sera élève un tombeau ou eu stupa.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 29 Jan - 14:47 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Pat
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Jan 2010
Messages: 3 247
Localisation: pas du tout la ou je voudrais

MessagePosté le: Ven 29 Jan - 14:58 (2010)    Sujet du message: La mort Répondre en citant

Je peut bien malheureusement ajouter quelques précisions et photos que ma femme a tout de même voulu faire pour le forum!
Le décés d'un proche est bien sur un déchirement, mais il y a en moyenne 3 jours d'activité, beaucoup de monde vient rendre visite à la famille et on se doit de les acceuillir et de les nourrir, jour et nuit, et cela peut faire des centaines de personnes en tout.




Bien sur il n'y a personne qui ose venir pour en profiter pour manger à l'oeil!

On fait construire un cerceuil et le défunt peut y emporter quelques affaires qu'il a choisi, on invite les bonzes et tout le monde procéde au Tak bat, cérémonie pendant laquelle on fait des offrandes aux bonzes qui prient.



Le cerceuil est plus tard emmené sur un site pour y être brulé, c'est la que le corps s'en va et l'esprit du défunt, l'âme est libérée et il faut lui faire une maison ou il pourra reposer.



Sur cette photo on voit la fusée lancée pour enflammer le cerceuil, plus tard les os restant seront récupéré pour être enterrer dans un lieu choisi par un proche ou le défunt,il y a aussi des cimetière pour cela. c'est souvent sur une colline, assez éloignée, et on y trouve des petits stupa et banderoles parfois.
Cela peut aussi être fait au bord d'une route ou ailleurs et ces lieux sont bien sur trés respectés.
Les Lao croyent beaucoup aux fantômes et ne plaisantent pas avec ça.



Ci dessous le Tak bat, ou tout le monde doit donner quelque chose pour les bonzes, tout comme on apporte quelque chose pour la famille, pour aider...



Ces images et ce sujet nous coutent beaucoup à ma femme et moi, c'est bien douloureux vous le comprendrez, mais on a tenu à vous le montrer malgré tout, car cela fait aussi partie de la vie au Laos, et on est la pour apprendre aussi.
Merci de respecter ces photos et de ne pas les faire circuler.


Revenir en haut
Pat
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Jan 2010
Messages: 3 247
Localisation: pas du tout la ou je voudrais

MessagePosté le: Ven 29 Jan - 15:00 (2010)    Sujet du message: La mort Répondre en citant

Durant plusieurs jours, le cercueil trône au milieu de la pièce principale de la maison où les très nombreux proches mangent, s’enivrent, jouent aux cartes et passent un du bon temps. Pleurer pourrait retenir l’âme du mort qui voguerait alors entre deux mondes. On préfère donc retenir ses larmes même si...
Puis c’est la crémation où viennent pour l’occasion quelques centaines de proches (les voisins du village, les membres de la famille venant parfois de loin) ; la mort est encore ici un moment sacré. La cérémonie procède d’abord d’une longue prière, continuant sur la traditionnelle séance photo, le dépôt d’une gerbe d’encens et de bois qui serviront à l’incendie du cercueil, qui brûlera plusieurs heures.
Le lendemain, la famille proche se rend sur les lieux de la crémation pour y ramasser les éléments du mort que l’on remettra dans une urne. Le mort récompensera ceux qu’il voulait récompenser en leur faisant trouver les objets de valeur qui n’ont pas été brûlés, en particulier tout ce qui était d’or.
On dit aussi que celui qui trouve une dent était le plus aimé du défunt.
Le surlendemain (ou plus tard, tout dépend des moyens qu’a pu réunir la famille), après une dernière cérémonie, on apporte le mort dans sa dernière demeure, portée par les amis proches et la famille. Le stûpa reposera au temple, avec en son sein les cendres du défunt.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:34 (2016)    Sujet du message: La mort

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     laos, le pays des millions de sourires Index du Forum -> DECOUVRIR LE PAYS -> Culture et traditions Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
darkages Template © larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com