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La drogue

 
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Pat
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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 20:52 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

On parle de tout sur le Laos, sans tabou et la drogue est un sujet présent au Laos, au dela de la consommation et production locale de l'opium, qui a d'ailleurs sa propre rubrique , toutes sortes de drogues circulent au Laos, transitent est plus exact, vu la situation géographique du pays.
Evidemment je ne vous dirait pas ici ( ni ailleurs) comment et ou trouver ces substances, il faut savoir que même si la peine de mort est peu appliquée, l'emprisonnement à perpétuité est fréquent.
Même un étranger ne sera pas épargné, en fonction de la gravité du trafic bien sur.

Le département général de la police, du ministère de la sécurité, a relevé en 2008, 499 cas réglés par la police antidrogue, soit une augmentation de 149 cas par rapport à l'année 2007. La police a arrêté au total 845 personnes, dont 174 femmes et 15 étrangers, impliquées dans ces affaires.
La police a aussi saisi 242 587 doses d'amphétamines, 25, 5 kilogrammes d'opium, près de 23 kilogrammes d'héroïne, 1 544 kilogrammes de marijuana, 600 grammes de cocaïne et 400 grammes de morphine.
Elle a récupéré bon nombre d'armes : 12 fusils et neuf revolvers ainsi que près de deux millions de bahts , 2 290 dollars, plus de 20 millions de kip. 61 téléphones portables ont été également saisis.
Selon le directeur général du département de la police antidrogue, le lieutenant- colonel, Khamphone Sihapangna, le trafic de stupéfiants est en baisse grâce à l'arrestation de cinq trafiquants et revendeurs de haut niveau. Il a expliqué que la police continuera à rechercher toutes les personnes impliquées dans ce trafic et appelle les autorités des villages et les parents à faire de la prévention auprès des enfants afin de réduire les dérives et de contribuer à lutte contre la drogue. M  Khamphone Sihapangna a conclu que le nombre des affaires de drogue au Laos était moins alarmant que dans d'autres pays, mais ce phénomène destructeur représenterait quand même un danger pour le pays si on le laissait évoluer.


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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 20:52 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Pat
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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 20:52 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

La police antidrogue et les douaniers Viêtnamiens en poste à la frontière avec la République Démocratique Populaire Lao de Nam Kanh, province septentrionale de Xiengkhouang ont intercepté le 21 janvier 2009 trois trafiquants de drogues Lao en possession de 6,9 kilogrammes d'héroïne. La drogue qui devait être écoulée au Vietnam a été découverte dans un chargement de cartons de nouilles lors de la fouille de leur voiture de location immatriculée au Laos. Les trois inculpés sont MM. Phouthone, 37 ans, demeurant à Naxay, district de Thaphabath, province de Bolikhamxay, Thongvay Inthilath, 31 ans, habitant le village de Nakang, district de Hinboune de la province de Khammouane, et Mme Khounmany, 35 ans, résidant à Thatmeuang, district de Xamneua, province de Houaphanh.
Lors de l'interrogatoire, ils ont expliqué aux policiers qu'ils comptaient profiter en ces périodes de fêtes de l'affluence frontalière (Nouvel An chinois et vietnamien) pour passer leur « marchandise ».
Selon, la police vietnamienne, dans l'attente de leur jugement, ces personnes sont actuellement incarcérées dans la province de Nghê Anh.


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Pat
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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 20:53 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

14 lycées sans drogue à Vientiane  Okay





La lutte contre la drogue dans les établissements scolaires est une tâche importante pour l'avenir du pays car, de nos jours, la drogue se propage tel un fléau et dans nos lycées, elle touche particulièrement les élèves du secondaire. Au cours des années précédentes, les services éducatifs de la capitale ont coopéré avec des organisations internationales pour résoudre ce problème. Des groupes d'élèves volontaires étaient envoyés toutes les semaines dans les lycées sélectionnés afin d'y organiser des activités et informer leurs camarades des dangers encourus.
La semaine dernière, Le Rénovateur a rencontré le responsable du groupe de lutte contre la drogue dans les écoles, M. Hongkèo Thammavong  :  « Le projet de lutte contre la drogue dans les écoles a été mis en place en 2004 et va se terminer en 2012. L'objectif est de sensibiliser les élèves aux problèmes de la drogue et grâce au soutien de l'organisation internationale suédoise IOGT RIAN DAN, nous avons déjà organisé plusieurs campagnes de communication. Ce fonds d'aide a ainsi permis de réaliser des émissions à la radio nationale du Laos sur cette thématique et d'élaborer des projets avec le centre de la formation et du développement à Vientiane qui est sous la direction du service de l'éducation de la capitale. Chaque organisation doit chercher des volontaires par mi les élèves qui sont alors formés par le centre de la formation et de développement sur les techniques d'information et les types d activités à mener. Ces volontaires formés deviennent ensuite les formateurs des groupes suivants. A l'école, comme l'a signalé M. Hongkèo Thammavong, les activités sur la drogue sont prés entées de façon ludique, sous forme de chansons, de sketches, de question-réponse Quant au projet Pheuane Sone Pheuane (les amis apprennent aux amis), il se distingue par le fait qu'il fournit les informations de lutte contre la drogue aux enfants et aux jeunes qui ne fréquentent pas l'école. Par ailleurs, nous invitons aussi les bonzes à faire un symposium de Dhamma sur les péchés, les mérites et les peines pour ouvrir le mental des enfants et les aider à réfléchir. »
Le Rénovateur  : Combien d'écoles participent au projet ?
M. Hongkèo, « La capitale Vientiane a 117 lycées. De 2004 à 2009, nous sommes intervenus dans 14 lycées. Avec 32 volontaires dans chacun d'eux, des activités contre la drogue ont été ainsi menées avec les élèves deux fois par semaine. Maintenant, on peut dire que 14 écoles de la capitale sont à 100 % sans drogue. Nous allons continuer ces activités dans 20 autres écoles d'ici 2012. Après cette date, bien que notre projet soit officiellement terminé, nous allons le poursuivre en utilisant un budget du gouvernement lao pour toucher toutes les écoles de la capitale ».
Le Rénovateur : Comment le projet  s'est-il déroulé ?
M. Hongkèo, «  Il n'y a pas eu de problème particulier parce que nous avons travaillé en groupe et que nous étions là pour donner des conseils sur la lutte contre la drogue et essayer de sauver la vie des drogués. Plusieurs fois nous avons rencontré parmi nos interlocuteurs des toxicomanes dépendants de drogues dures et nous avons alors eu à faire face à l'incrédulité des parents qui ne nous croyaient pas».


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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 20:53 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

Très jolie expression !


72 millions de dollars pour la gestion de la drogue, rien que ça


Le Comité national pour la supervision et la gestion des drogues en collaboration avec l'Organisation des nations unies de lutte contre la drogue et la criminalité (UNODC) a organisé le 23 février dernier à Vientiane, une réunion pour établir le bilan de la culture du pavot en région d'Asie Pacifique, notamment en RDP Lao, en Thaïlande et au Myanmar. Cette réunion a été présidée par le ministre auprès du bureau présidentiel, président du Comité national pour le contrôle et la supervision des drogues, M. Soubanh Srithirath, en présence du représentant de l'UNODC, M. Leik Boonwaat des corps diplomatiques et des représentants d'organisations internationales. Au cours de la réunion, les participants ont pris note du rapport de la culture du pavot, dressé à partir de prospections aériennes et terrestres. Ce dernier fait état d'une reprise de la culture du pavot dans la région. Par ailleurs, cette réunion visait à créer une réflexion avec les partenaires internationaux dans l'optique d'avancer enfin vers l'élimination et le contrôle de cette culture sur l'ensemble de la région.
D'après le rapport, en 2008, la culture du pavot à opium en RDP Lao, a augmenté de 100 hectares, soit 1 600 hectares sur l'ensemble du pays.
Deux raisons principales à cette augmentation sont citées, la première étant que le prix au kilo est passé à 1 300 dollars et la seconde est la non reconversion des cultivateurs du pavot à laquelle vient s'ajouter le faible rendement des cultures de substitution.Cela aurait du être prévu!

Le rapport a souligné également une reprise de la consommation de l'opium chez les toxicomanes.
Actuellement, les trois pays comptent environ 13.000 opiomanes.
. Face à cette situation, le Comité national pour le contrôle et la supervision des drogues, soutenu par l'UNODC a créé un plan national de lutte et de gestion de la drogue pour la période 2009 – 2013.
Ce plan comprend le lancement de projets de formations ainsi que la vulgarisation des lois sur la drogue approuvée par l'assemblée nationale en 2007.
« Actuellement, le Comité national pour le contrôle et la supervision des drogues de la RDP Lao avec le soutien de diverses organisations internationales a constitué un fonds de 72 millions de dollars, a déclaré le vice-président du comité national pour le contrôle et la supervision des drogues, M. Kou Chansina . Il servira essentiellement à l'arrêt de la culture du pavot, à la lutte contre le trafic de stupéfiants, au traitement et à la réinsertion des toxicomanes et à la création de formations professionnelles pour les populations dont l'activité principale était la culture du pavot. »


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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 20:54 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

On commence a en parler, ici sur france24:

Reuters - >>Le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, Bill Rammell, a déclaré samedi qu'il évoquerait la semaine prochaine avec le vice-premier ministre laotien le cas d'une Britannique enceinte qui risque la peine de mort au Laos si elle est reconnu coupable de trafic de drogue.
 
La Grande-Bretagne fera tout ce qui est en son pouvoir pour que Samantha Orobator, âgée de vingt ans, ne soit pas condamnée à mort si elle est reconnue coupable et elle fournira une aide consulaire afin qu'elle bénéficie d'une bonne assistance juridique, a assuré Rammell.
 
"Le gouvernement britannique est opposé en toutes circonstances à la peine de mort", a-t-il dit dans un communiqué publié à quelques jours de la rencontre, à Londres, avec le responsable laotien.
 
Orobator a été arrêtée en août dernier à l'aéroport Wattay et accusée d'avoir introduit de l'héroïne dans le pays, a dit le Foreign Office.
 
Selon l'ONG britannique Reprieve, elle transportait 600 grammes de drogue, ce qui dépasse la quantité au-delà de laquelle on est passible de la peine de mort au Laos.
 
D'après Reprieve, la jeune femme, tombée enceinte en décembre alors qu'elle était en détention, sera jugée la semaine prochaine dans le cadre d'un procès organisé à la hâte.
 
"En programmant son procès la semaine prochaine, le tribunal laotien a rendu impossible la préparation de sa défense par un avocat, quel qu'il soit", dit le groupe dans un communiqué.<<
 


C'est au dela de 500grs que l'on est passible de la peine capitale.


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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 20:55 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

La Britannique de 20 ans qui doit être jugée au Laos pour possession d'héroïne pourrait échapper à la peine de mort parce qu'elle est enceinte, a indiqué mardi le porte-parole du ministère laotien des Affaires étrangères.

Samantha Orobator avait été arrêtée en août alors qu'elle tentait d'embarquer sur un avion à destination de la Thaïlande. Selon les autorités laotiennes, elle aurait alors été en possession de 680 grammes d'héroïne.

Toute personne appréhendée au Laos avec plus de 500 grammes d'héroïne risque la peine capitale, avait rappelé samedi le porte-parole laotien, Khenthong Nuanthasing. "Mais une autre disposition de la loi stipule aussi qu'aucune (femme) enceinte ne sera condamnée à la peine de mort", a-t-il précisé mardi.

Selon lui, le procès, attendu cette semaine, pourrait aussi finalement être reporté à la semaine prochaine pour trouver un avocat à la jeune femme. Le gouvernement laotien lui fournira un conseiller légal, a-t-il précisé, ajoutant que le ministère de la Justice mettait sur pied une liste dans laquelle elle pourrait choisir un avocat.

Londres avait fait pression lundi pour que Samantha Orobator puisse être légalement "bien représentée". L'ambassade britannique à Bangkok avait envoyé son vice-consul sur place pour lui porter assistance.

L'association de défense des prisonniers, Reprieve, a aussi envoyé une représentante, Anna Morris. Celle-ci avait indiqué lundi que sa priorité était de trouver à la détenue un avocat du barreau laotien. Mardi matin, Anna Morris attendait toujours de pouvoir rencontrer la jeune Britannique.

"Nous sommes entre les mains des autorités laotiennes, et vraiment dans l'obscurité, a-t-elle indiqué. Ni elle, ni l'ambassade britannique à Bangkok n'ont davantage d'information sur la date du procès.

Lundi, le porte-parole laotien avait indiqué qu'à sa connaissance, aucun étranger n'avait jusqu'ici été exécuté dans le pays communiste. L'an dernier, Amnesty international avait rappelé que le Laos ne s'était plus livré à aucune exécution depuis 1989. (belga/th)

Bon voila, quel flan en fait, cela aurait été bien "maladroit" de leur part, même s'il reste des efforts à faire dans le domaine des droits de l'homme!


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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 20:56 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

Mise au point du ministère des Affaires étrangères du Laos sur l'affaire Samantha Orobator





Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République Démocratique Populaire Lao a publié le 6 mai 2009 dans les journaux locaux une mise au point sur l'affaire Samantha Orobator, une citoyenne britannique d'origine nigérienne, incarcérée à Vientiane pour une affaire de drogue. Selon le ministère, il convient en effet de réagir aux rumeurs et aux informations erronées auxquelles a donné lieu cette affaire, notamment dans des pays occidentaux. Le ministère a ainsi rappelé que Mlle Samantha Orobator avait été arrêtée le 5 août 2008 par la police antidrogue, à l'aéroport de Wattay, parce qu'elle détenait en sa possession 680 grammes d'héroïne. Selon les rumeurs en question, Mlle Samantha Orbator sera condamnée à la peine capitale, conformément à l'article 146 de la loi de la RDP Lao sur la drogue, qui prévoit cette peine pour toute personne trouvée en possession de plus de 500 grammes d'héroïne. Mais certains médias étrangers, notamment britanniques, ont sensiblement déformé cette affaire ou en ont exagéré la portée. Dans son communiqué, le ministère précise les faits comme suit.
« Actuellement, Mlle Samantha Orobator est en bonne santé. Depuis le début de sa détention, elle a bénéficié des soins dispensés par des médecins lao et australiens. Les autorités gouvernementales lao ont accordé au consul britannique de Bangkok et à des diplomates de l'ambassade d'Australie à Vientiane toutes facilités pour rendre visite régulièrement à Mlle Samantha Orabator dans la prison.
En ce qui concerne sa défense pendant le procès, la loi de la RDP Lao dispose que, lorsqu'un accusé n'a pas d'avocat, il appartient au tribunal populaire de lui en désigner un. C'est pourquoi un avocat est en train d'être commis à sa défense. Quant aux allégations des médias selon lesquelles elle aurait été violée dans la prison, le porte-parole souligne que c'est impossible car elle n'a été incarcérée qu'en compagnie d'autres prisonnières, dans une prison qui n'accueille que des femmes. Par ailleurs, Samantha Orobator avait déclaré à la police, le jour de son arrestation, qu'elle était enceinte après avoir fréquenté un ami. Le porte-parole a observé qu'elle seule pouvait savoir dans quelles circonstances elle était devenue enceinte.
Pour trouver une solution appropriée à cette affaire, les autorités concernées de la RDP Lao et du Royaume-Uni s'apprêtent à conclure un accord sur l'échange de prisonniers entre les deux pays. Cet accord est sur le point d'être signé. Il est prévu que le procès de Mlle Samantha Orobator, qui démarrera trés prochaine ment se déroulera et sera conclu en toute transparence et en toute équité.


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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 20:57 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

LAOS: Aux prises avec des « drogues folles »

Photo: Alessandro Scotti/UNODC
La qualité des traitements et des soins prodigués au centre Somsanga s’est considérablement améliorée ces dernières années, selon l’ONUDC, mais de graves problèmes subsistent
VIENTIANE, 21 mai 2009 (IRIN) - La controverse suscitée ce mois-ci par le procès, devant la cour laotienne, d’une ressortissante britannique pour trafic de drogue a mis en exergue la question de la consommation de drogue et des traitements administrés aux toxicomanes dans le pays.

Au Laos, zone de transit importante pour les trafiquants d’opium, autrefois leader mondial de la production de cette drogue, les trafiquants d’héroïne risquent la réclusion criminelle à perpétuité, voire l’exécution.

Aujourd’hui, pourtant, le système de justice pénale de ce pays pauvre lutte pour faire face à une nouvelle drogue du nom de « yabaa » (littéralement « drogue folle » en lao), une drogue de la famille des stimulants de type amphétamine (STA), qui comprend les amphétamines et les métamphétamines.

A l’heure où un nombre croissant de jeunes Laotiens en deviennent dépendants, cette drogue menace des ressources déjà surexploitées et a détrôné l’héroïne en devenant la nouvelle drogue de prédilection, une évolution qui s’explique par le succès de la politique d’éradication de l’opium adoptée par le gouvernement. Facile à obtenir, le yabaa est relativement peu coûteux, puisqu’il se vend à moins d’un dollar la dose, et on en trouve dans l’ensemble du pays ; il crée en outre une forte dépendance.

Autrefois limitée aux zones urbaines, la consommation de yabaa s’est répandue dans les zones rurales et touche toutes les couches sociales.

Il y a aujourd’hui, selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), 40 000 consommateurs de STA au Laos, pays qui compte environ six millions d’habitants ; soit une augmentation de 14 pour cent par rapport à 2006.

Les familles touchées ne recevant guère de soutien pour pouvoir aider les toxicomanes à vaincre la dépendance, elles ont recours à des mesures extrêmes : ainsi, il n’est pas rare d’entendre parler de toxicomanes que l’on enchaîne ou que, de désespoir, on laisse enfermés, aux bons soins de la milice locale.

« Ce n’est pas qu’ils n’aiment pas leurs enfants. Ils font du mieux qu’ils peuvent », a expliqué Leik Boonwaat, représentant national de l’ONUDC en RDP Lao, « mais l’Etat n’a pas suffisamment de ressources pour faire face [au problème] ». 


C’est pourquoi le gouvernement tente actuellement d’adopter une nouvelle approche, axée non plus sur les sanctions et l’incarcération, mais sur la désintoxication.


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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 20:58 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

Transformer le système

Le Centre Somsanga de traitement et de désintoxication de Vientiane, capitale laotienne, a été créé en tant que centre de lutte contre la drogue, en 1996. Auparavant géré par le ministère de la Sécurité publique, il a été placé sous l’autorité du ministère de la Santé il y a cinq ans.

Sisouphanh Boupha, son nouveau directeur, y a opéré de nombreux changements. L’objectif, aujourd’hui, a-t-il indiqué, est de permettre aux toxicomanes de vaincre la dépendance et de les aider à se réinsérer dans la société, afin qu’ils ne retombent pas dans la drogue et la criminalité.

« Avant mon arrivée, les patients étaient traités comme des prisonniers. L’atmosphère était terrible. Les patients se désintoxiquaient eux-mêmes. Il n’y avait pas d’activités pour leur permettre de s’occuper, et ils revenaient sans cesse au centre. Aujourd’hui, nous avons un processus défini : désintoxication, réhabilitation (une étape qui passe par un soutien psychosocial et des activités de formation professionnelle) et réinsertion », a-t-il expliqué.

Les activités professionnelles sont la clé du traitement, selon Stefan Wetzel, coordinateur des programmes de formation professionnelle de l’ONUDC.

« Les consommateurs de STA perdent la capacité d’éprouver du plaisir autrement que par la consommation de STA. Nous devons leur donner une alternative pour qu’ils puissent avoir plaisir à faire d’autres choses et être capables d’acquérir de nouvelles compétences », a-t-il expliqué.

Le centre propose désormais des activités sportives et des films, et a aménagé une salle de gym ; les familles y sont invitées pour participer à ces activités, un changement remarquable dans un système réputé pour fonctionner dans le secret. « Les familles voient que nous traitons bien leurs proches et commencent à nous faire confiance, alors elles soutiennent leur désintoxication et leur réinsertion », a déclaré M. Sisouphanh.

Non seulement les formations professionnelles divertissent les patients, mais elles leur donnent également la confiance et les compétences nécessaires pour pouvoir retourner dans le monde extérieur. Le centre propose des formations d’imprimeur, de cuisinier, d’informaticien, mais aussi des programmes d’anglais ; les imprimeurs et les chefs cuisiniers gagnent ainsi un peu d’argent de poche en vendant des plats aux restaurants de la région et des T-shirts à l’ONUDC.

Tuk Lathda est à Somsanga pour la deuxième fois. Les deux fois, elle y a été envoyée par sa famille, après avoir « causé de gros problèmes à la maison » en raison de sa consommation de stupéfiants. Lors de son premier séjour au centre, celui-ci ne proposait pas de formations. Cette fois-ci, elle a appris à cuisiner. « J’ai déjà trouvé un emploi de cuisinière pour après mon départ », a-t-elle déclaré.

Reproduire le modèle

Si la formule fonctionne, le gouvernement espère reproduire le modèle du centre Somsanga dans sept autres centres de désintoxication du pays.

Mais certains problèmes subsistent : le centre manque d’un système adéquat d’assainissement de base et d’hygiène ; construit pour accueillir 500 personnes, il comptait environ 750 pensionnaires lors de la visite d’IRIN ; les enfants, dont certains ont moins de 10 ans, sont en outre logés avec les adultes.

Mais il est tout aussi difficile, selon M. Boonwaat de l’ONUDC, de lutter contre les facteurs qui incitent les jeunes à pousser la porte du centre Somsanga.

« Cinquante pour cent de la population a moins de 20 ans. Les jeunes de 12 à 19 ans, qui représentent 1,4 million de personnes, sont le groupe le plus exposé à la consommation de STA. Nous avons apporté un grand nombre de changements significatifs à Somsanga. Les patients sont plus assurés. Ils ne sont pas mal traités. Et grâce à cela, le gouvernement est plus transparent. Mais il doit investir dans la jeunesse parce qu’il n’y a pas beaucoup d’emplois et ça ne va pas s’améliorer ; et dans ce cas, [la toxicomanie] non plus », a-t-il expliqué.


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olie
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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 21:00 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

beaucoup de touristes, en particulier ceux qui restent sur Vang-vieng ( sauf jeanjean bien sur ) pensent que tout est permis.
Ils bafouent la loi la plus élémentaire et se retrouvent comme des couillons quand les problèmes leurs tombent dessus.
Je ne souhaite aucunement qu'ils leurs arrivent quelque chose de grave, mais ils faut qu'ils comprennent qu'au Laos comme en Europe il y a des règles à respecter.


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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 21:11 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

Vangvieng est assimilé à la déprave et à tout les excés, je ne comprend pas que le gouvernement ne mette pas le hola, il ne faut pas que cela se répande!
Pour beaucoup de monde c'est cette image que l'on a de Vangvieng, très reductrice bien sur, comme om parle de la prositution pour la Thaïlande.

Cela fait croire aux Lao que tout les falangs sont comme ça.

Merci Olie, 1er membre et 1 er message! Okay


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MessagePosté le: Ven 19 Fév - 14:11 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

Somsanga : désintoxication et réinsertion sociale



Créé en 1996 sous la responsabilité du ministère de la Sécurité, cet ancien centre de détention a été transféré au ministère de la Santé en 2002 et transformé en centre de traitement et de réhabilitation. Il répond aujourd'hui à un besoin de prise en charge d'un nombre croissant de toxicomanes, avec 85 % des patients consommateurs de yabaa.
« Avant les patients étaient perçus uniquement comme des détenus, explique le directeur du centre, Sisouphanh Boupha. Ils devaient gérer eux même leur désintoxication, sans aucune aide médica le ou sociale. » Aujourd'hui, l'intégration du centre n'est jamais une décision de justice, mais une volonté du patient ou des familles, même si celles-ci, généralement désemparées, font souvent appel aux agents de poli ce pour venir chercher leur enfant. Ce sont également les familles qui assument les frais de pension et de traitement, bien qu'une prise en charge financière par le centre soit possible pour les plus démunies. Le tuteur a aussi la capacité de faire sortir le patient avant la fin du traitement.
Le traitement et la réhabilitation du malade s'effectuent sous une approche compréhensive, intégrant à la fois les aspects physique, psychique et social. Il s'atèle en ce sens, à éliminer non seulement l'addiction physique mais également les facteurs sociaux pouvant entraîner une rechute, en parallèle avec un travail de reconstruction de l'individu, et un accompagnement vers sa réinsertion sociale et professionnelle.
A leur arrivée au centre, les jeunes passent d'abord par une période de traitements médicamenteux de 40 à 45 jours, où ils sont sous surveillance continue de l'équipe médicale. Pour les consommateurs de yabaa, cette période de sevrage n'entraîne pas de symptômes visibles, comme c'est le cas pour l'opium ou l'héroïne, mais psychologiques (anxiété, dépression, paranoïa). Dans certains cas plus sévères, la consommation de yabaa peut déclencher certaines maladies mentales irréversibles. Il n'existe pas aujourd'hui de traitement avéré contre la dépendance aux methamphétamines et les réactions varient d'un patient à l'autre. Chaque patient est donc suivi au cas par cas par l'équipe de médecins et de psychologues.
La période de réhabilitation dure ensuite de 6 à 12 mois, mais peut s'étendre sur 2 ou 3 ans pour ceux qui n'en sont pas à leur premier séjour. Tous les matins, les patients disposent de 15 minutes pour rencontrer leurs familles qui viennent généralement les bras chargés de nourriture. Les tuteurs sont ensuite invités à s'entretenir avec un éducateur, qui les informe de la progression du traitement et s'enquiert des antécédents du patient.
Le sport tient une place importante dans l'emploi du temps rythmé et bien rempli des patients, que ce soit comme vecteur de plaisir, de valeur, ou de construction individuelle. Encadrés par une équip e de travailleurs sociaux et de conseillers d'orientation, les jeunes, sont aussi encouragés à suivre des formations professionnelles, mises en place par l'office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), dans l'enceinte du centre mais aussi à l'extérieur, dans des centres de formation ou organisations partenaires. Certains ont également la possibilité de poursuivre leurs études après un court s éjour au centre, où ils doivent néanmoins se présenter tous les 15 jours pour un test et le suivi du traitement. La réinsertio n sociale se fait donc de manière progressive, visant à doter le jeune d'un bagage pour qu'une fois dehors, il dispose d'une perspective d'avenir et d'une confiance en lui suffisante pour éviter une rechute. Avec l'aide d'UNODC, certains jeunes établissent déjà un contact avec leur futur employeur avant même leur sortie.
Le jour de la sortie définitive est décidé par le personnel médic al et les éducateurs en concertation avec les familles et le patient. Ainsi en 2009, près de 1000 jeunes ont été traités, avec néanmoins 20 % de rechute. Malheureusement, à leur sortie, les patients sont souvent victime d'une stigmatisation. L'amalgame entre toxicomane et criminel, encouragé par une image erronée du centre de réhabilitation, encore perç u par beaucoup comme un centre correctionnel, rend la réinsertion parfois encore difficile.
 


Chloé Gwinner et Somphavanh Siramath


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MessagePosté le: Ven 19 Fév - 14:21 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

Yabaa : la reconversion du Triangle d'or


En 1972, le Triangle d'or était la première région productrice d'opium, fournissant 70 % du marché mondial. Si les efforts du gouvernement lao en matière de lutte contre le trafic d'opium ont réduit ces chiffres à une part marginale, les methamphétamines, qui ont fait leur apparition dans les années 1990, semblent peu à peu remplacer l'opiacée au sein du triangle d'or.



De l'opium au Yabaa



Elaborées en quelques heures, à l'arrière d'une cuisine, dans un entrepôt, ou même dans une usine pharmaceutique, les methamphétamines, un dérivé des amphétamines, utilisent des ingrédients facilement détournés des circuits légaux et des recettes simples. Ainsi, de nombreux groupes organisés dont l'influence et la taille dépassent les frontières, anciens trafiquants d'opium ou d'héroïn e, se tournent de plus en plus vers ce nouveau marché en pleine expansi on.
Produites dans la région du sud-est asiatique, les methamphétamines ont commencé à transiter au Laos vers la fin des années 90, encouragées par le durcissement de la lutte antidrogue en Thaïlande et l'amélioration du réseau routier lao. Avant d'arriver au Vietnam, en Chine ou en Thaïlande, elles alimentent les réseaux de trafic intérieur qui, payés en nature, constituent au passage un stock qu'il s'agit ensuite d'écouler.
L'offre crée la demande
Ainsi, si personne n'avait entendu parler de methamphétamines avant 1996, on estimait à 40 000 le nombre de consommateurs de yabaa au Laos en 2006. Selon des estimations récentes, ce marché génère aujourd'hui entre 400 millions de dollars par an, soit 10% du PIB lao de 4 milliards de dollars.
La cible des trafiquants se situe entre 12 et 19 ans, notamment en milieu urbain, où près d'un jeune sur trois avouait avoir essayé le yabaa en 2005, contre 3, 7 % en 2003. Avec 51 % de la population lao ayant moins de 20 ans, le risque concerne 1, 4 million de jeunes.
V endu entre 20 000 et 30 000 kip par comprimé, les dealers visent en priorité les milieux aisés, où les jeunes ont un accès facile à l'argent. Ainsi, la première fois est toujours gratuite. Afin de renouveler l'expérience, les jeunes commencent à demander de l'argent à leur famille, puis pour assouvir leur dépendance, nombreux ont recours au vol. Certains sont engagés par les fournisseurs comme intermédiaires ou « drug pusher », leur rôle étant de trouver de nouveaux consommateurs. D'autres finissent par se tourner vers à la petite criminalité ou la prostitution. 

  Une drogue qui rend fou



Elaboré à base de methamphétamines, le yabaa, littéralement drogue qui rend fou, est une substance psychoactive qui stimule le système nerveux. Il permet notamment de rester éveillé jusqu'à trois ou quatre jours de suite. Pour cette raison, il était d'abord prescrit aux pilotes de chasse pendant la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, il séduit particulièrement les jeunes qui veulent prolonger leurs soirées ou augmenter leur consommation d'alcool. Certains l'adoptent pour pouvoir multiplier leurs heures de travail, d'autres pour étudier la nuit, d'autres encore pour perdre du poids. Rares sont ceux qui connaissent réellement les risques, et nombreux ne font pas la distinction entre drogue et médicaments.
Sensée procurer dix fois plus de plaisir que n'importe quelle autre substance, le yabaa a été classé comme drogue la plus dangereuse par National Geographic. Ainsi, lorsque les effets s'estompent, le corps ayant épuisé toutes ses ressources en dopamine, des sensations d'anxiété et de dépression succèdent à l'euphorie. Rapidement le consommateur développe une tolérance qui l'oblige à augmenter les doses pour continuer à en ressentir les effets. Un consommateur moyen absorbe environ 5 comprimés par jour, d'autres atteignent 10 à 20 pilules quotidiennement. Une utilisation prolongée cause des modifications cérébrales chimiques, qui peuvent se traduire par des psychoses ou des hallucinations, engendrant généralement des troubles comport ementaux, souvent difficiles à gérer pour les familles, voire une agressivité, comme révèlent plusieurs histoires criminelles.
Pour faire face à ce fléau, le gouvernement lao a établi un plan stratégique de contrôle des stupéfiants, finalisé fin 2009, visant entre autres à renforcer les institutions en lien avec la justice criminelle, durcir le contrôle des frontières et encourager la coopération transfrontalière en matière d'échanges d'informations, de contrôles et de poursuites judiciaires. Ce projet s'accompagne également d'un investissement dans la jeunesse, pour la promotion et le développement d'alternatives, notamment des activités sportives et des formations professionnelles, ainsi que la mise en place de campagnes d'information et une meilleure prise en charge des toxicomanes.



Une dose coûte 20.000 à 30.000 kips...

 


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MessagePosté le: Mer 29 Sep - 11:50 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

Laos : Le « ya ba » au cœur du narcotrafic
Aujourd’hui drogue de prédilection dans la plupart des pays d’Asie du Sud-Est, la déferlante de ya ba n’a pas épargné le Laos, où les trafiquants ont su tirer profit de la position centrale du pays, au carrefour entre producteurs et consommateurs.

Vientiane, octobre 2009 : la police annonce le démantèlement d’un réseau de trafiquants au sein des milieux étudiants de la capitale. Elle saisira lors de l’opération 7,5 kg de méthamphétamines, du matériel servant à la fabrication de la drogue et des armes à feu. L’événement est salué par les journaux du gouvernement, qui n’ont de cesse de rappeler les succès de la politique d’éradication de la drogue. S’il est vrai que la lutte contre la production et le commerce d’opium a eu un certain succès, les méthamphétamines, dont font partie « yabaa », « ice » et « crystal », ont remplacé les opiacés dans la colonne des faits divers. Alors que personne n’en avait entendu parler avant 1996, on estime aujourd’hui à plus de 40 000 le nombre de consommateurs de yabaa (« pilule qui rend fou ») au Laos.

Selon l’ONUDC (1), le marché s’évalue à 400 millions de dollars par an, soit 10% du PIB. La petite pilule orange séduit particulièrement les jeunes de 15 à 25 ans qui veulent prolonger leurs soirées ou augmenter leur consommation d’alcool. Selon un sondage récent publié par le CHAS (2), plus de 75 % des consommateurs l’utilisent à des fins récréatives (consommation d’alcool, relations sexuelles, courses automobiles, sorties en boîtes de nuit, jeux d’argent). D’autres pour prolonger leurs heures de travail, allier emploi et étude, ou encore, perdre du poids plus rapidement. Vendu entre 20 000 et 30 000 kips par comprimé (76 à 114 bahts), les dealers visent en priorité les milieux aisés, où les jeunes entre 12 et 19 ans ont un accès facile à l’argent. La première prise est toujours gratuite et les revendeurs n’hésitent pas à vanter les effets stimulants, créant chez les plus jeunes une confusion entre drogue et médicament. Les mauvais créditeurs sont engagés comme intermédiaires, chargés d’étendre le réseau de consommateurs.

En milieu urbain, le yabaa fait rapidement des adeptes. En effet, en 2005, un jeune sur trois avouait avoir essayé, contre seulement 3,7% deux ans plus tôt. Mais peu à peu, la méthamphétamine sort des boîtes de nuit de la capitale et suscite des craintes au sein d’un plus large public. Ainsi, après n’avoir pas pu trouver le sommeil pendant trois jours de suite, malgré les 15 heures de travail quotidiennes, une employée d’usine textile s’enquit auprès de ses collègues de travail : « C’est une pratique courante, les employeurs diluent la pilule de yabaa dans l’eau ou la nourriture distribuée aux ouvrières, sans les avertir, pour leur permettre de maintenir un rythme de travail soutenu. » Si certaines préfèrent jeter les rations alimentaires généreusement offertes, d’autres y voient un coup de pouce salutaire pour tenir les horaires imposés, de 6 heures du matin à 11 heures du soir, avec deux heures de pause pour les repas, six jours sur sept. Signe qui ne trompe pas, Somsonga, l’ancien centre de détention devenu centre de réhabilitation, accueille de plus en plus de consommateurs de yabaa (lire en page 52), souvent envoyés là par leur famille.

Deux poids, deux mesures
Faut-il voir l’augmentation du nombre de consommateurs de yabaa comme la traduction d’un malaise social, d’une jeunesse laotienne en déroute ? Pas vraiment, car cette fois, les lois du marché sont inversées. C’est en effet une offre en pleine essor sur le marché régional, encouragée à transiter au Laos par le développement des réseaux routiers et une politique d’ouverture commerciale, qui a amené les trafiquants à créer une demande sur le marché local. Ajoutons à cela l’instauration de « zones économiques spéciales » bénéficiant d’une certaine souplesse juridique. Selon un rapport de l’Irasec publié par Danielle Tan (3), ces zones franches « permettent à l’Etat de tirer profit de pratiques classées illicites sur le reste du territoire, comme le jeu ou la prostitution », à l’image du Golden Boten City, à la frontière avec la Chine. Situé au nord du Laos, ce grand complexe hôtelier chinois en pleine forêt tropicale, construit autour d’un immense casino, propose prostitution, produits pornographiques et spectacles de travestis thaïlandais.

Selon le Asia Times, le propriétaire et principal investisseur de ce sanctuaire du jeu et de la prostitution ne serait autre que Lin Minxian, plus connu sous le nom de Sai Leun. Cet ancien chef militaire du Parti communiste birman, qui a construit sa fortune sur le trafic d’héroïne lorsqu’il était à la tête de l’Eastern Shan State Army (ESSA) (4), continue de régner sur Mong- La, un autre « Las-Vegas du Triangle d’Or » à la bannière chinoise, en Birmanie. Si plusieurs rapports mentionnent également l’existence de petits laboratoires dans le nord-ouest du Laos, la méthamphétamine en circulation est principalement issue des laboratoires clandestins situés en Birmanie, où le trafic permet de financer les mouvements armés d’opposition. Suite à un nouvel échec des négociations entre la junte et les groupes ethniques rebelles en juin dernier (la junte leur proposait d’assurer le contrôle des frontières en échange d’un cessez-le-feu), la reprise des hostilités encourage la production de stupéfiants des groupes cherchant à grossir leurs effectifs et leurs stocks d’armement.

A la croisée des chemins
L’essentiel de la production est destiné à la Thaïlande, premier marché mondial, ainsi qu’à la Chine et au Viêt-Nam. À la croisée des chemins entre producteurs et consommateurs, les itinéraires de trafic traversant le Laos se sont rapidement multipliés dès la fin des années 90, encouragés par un durcissement de la lutte antidrogue en Thaïlande. Des investissements massifs venus de Chine et de Thaïlande pour développer l’axe Kumming-Bangkok, reliant ainsi Boten à la « zone économique spéciale » de Houeisay (à la frontière thaïe), où un autre casino vient d’être inauguré en septembre 2009, a également servi le narcotrafic. Généralement payés en nature, les nouveaux intermédiaires chargés de faire transiter les stupéfiants par le Laos encouragent inévitablement une demande sur le marché local. De nombreux groupes organisés interétatiques, anciens trafiquants d’opium ou d’héroïne, se sont tournés vers ce nouveau marché en pleine expansion. Car contrairement au pavot dont le gouvernement laotien a interdit la production en 2005, la culture d’éphédrine servant à la fabrication de méthamphétamine est complètement légale.

PAUL THELES

(1) Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime
(2) Centre for HIV/AIDS and STI
(3) Dr. Chansy Phimphachanh, Directeur du CHAS, « Amphetamine type stimulants use in Laos : Implications for individuals and public health and public security »
(4) Michael Black et Roland Fields, « Virtual gambling in Myanmar's drug country », Asia Times, août 2006


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MessagePosté le: Mer 29 Sep - 17:33 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

et dire que pas un seul pays sera épargner par ce fléau .  que de vies détruites  avec ça  . aussi bien  les consommateurs,  que les vendeurs et ,trafiquants .
_________________
le pays ou en s'ennuie pas


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MessagePosté le: Jeu 28 Oct - 09:25 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant


Vientiane, (KPL)- Le département général de la police du Ministère de la sécurité publique et la commission nationale anti drogues ont organisé la combustion de la drogue saisie l'année dernière sur leur terrain de football, en présence du vice ministre, M. Khamsand Souvong, également membre du comité central du Parti, des représentants de l’Assemblée Nationale, de la Cour populaire suprême, du bureau du procureur populaire suprême et des fonctionnaires du ministère.
C’est le deuxième feu de joie de la drogue allumé cette année. 2183Kg d’amphétamines confisqués par la Cour populaire suprême sont partis en fumée hier 27 octobre. 


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MessagePosté le: Mar 2 Nov - 07:57 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

Pavot : la lutte continue


La culture du pavot au Laos, entreprise sous l'occupation des impérialistes étrangers, a toujours été une source de revenus complémentaires pour les populations des régions montagneuses. En 1990, le Laos se plaçait au 3 e rang des pays producteurs d'opium dans le monde et au 2 e rang en termes de nombre de toxicomanes. Après l'application du 1 er plan stratégique sur la gestion de la drogue, 1994-1999, et le programme d'éradication de la culture du pavot 2000-2006, la RDP Lao a réduit la culture du pavot et déclaré officiellement, le 14 février 2006, la suppression totale de la culture du pavot sur l'ensemble du pays.
Selon le rapport du projet de la gestion de la culture du pavot du gouvernement lao et de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), de 1997 à 1998, 2 056 villages se livraient encoreà la culture du pavot sur une surface de 26 837 hectares. Grâce à l'application du programme d'élimination de la culture du pavot, en 2008, la surface de production a été réduite à 1 600 hectares. Cette baisse de production a eu pour conséquence, d'augmenter le prix de l'opium qui est passé de 80 dollars le kilo à 1 300 dollars le kilo dans les années 2000.
Au cours de la même période, le nombre d'opiomanes a considérablement chuté, en passant de 63 000 à 7 700. Depuis 2002, l'ONUDC et le Programme des Nations-Unies pour le Contrôle International des Drogues (PNUCID) ont soutenu le programme de la RDP Lao visant à réhabiliter et à traiter les toxicomanes de l'ensemble du pays en collaboration avec la population. Malgré ce soutien, le nombre de toxicomanes, de 4000 personnes en 2000 est aujourd'hui à 12 000, passé ce qui engendre des difficultés économiques pour leurs familles. La suppression de la culture du pavot est l'une des priorités du gouvernement. Parmi les 47 districts, les plus pauvres du pays, 32 pratiquaient la culture du pavot. Après un arrêt provisoire de cette culture, 50 % de ces villages ont repris la production de l'opium.
Une étude effectuée en 2005, démontrait que le revenu annuel des familles pratiquant la culture du pavot atteignait 139 dollars, alors que celui des familles pratiquant une culture de substitution s'élevait à 231 dollars. Cependant, compte tenu de l'augmentation du prix de l'opium, ceux qui s'étaient détournés de la culture du pavot y reviennent progressivement.
Le programme stratégique directeur de l'ONUDC de 2006-2009 pour le Laos prévoyait une assistance spéciale au millier d'anciens villages producteurs d'opium qui risquent fortement de reprendre la culture du pavot à opium. Bien que le gros de son budget de 18,4 millions de dollars des États-Unis soit consacré aux projets de développement alternatif, le programme stratégique directeur comprend aussi les volets suivants : traitement et réadaptation, VIH/sida et prévention des toxicomanies, consolidation de l'état de droit, formation de magistrats, aide aux services de détection et de répression et promotion de la coopération internationale.


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MessagePosté le: Lun 22 Nov - 20:38 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

Cinq mesures pour lutter contre le trafic de drogue




Pour assurer l'o rdre social et la sécurité publique lors de la célébration du 450 e anniversaire de la capitale Vientiane, le département de lutte contre la drogue du ministère de la Sécurité publique a lancé cinq directives : « La première vise à renforcer la surveillance des frontières pour lutter contre le trafic et de l'importation de drogues dans le pays, a annoncé le directeur adjoint du département de lutte contre la drogue, le lieutenant colonel Khamtanh Bounthone-outhay. La deuxième est la surveillance accrue des établissements susceptibles de faire circuler des substances illicites comme les discothèques, les restaurants et les hôtels. La troisième concerne la prévention du danger de la drogue dans les écoles et les établissements éducatifs publics et privés, car les adolescents représentent un groupe à haut risque pour la consommation de la drogue. La quatrième vise à constituer un appareil juridique efficace en matière de lutte contre les stupéfiants au niveau des groupes de villages. Enfin la cinquième a pour objectif d'impliquer les familles pour une meilleure coopération avec les autorités locales. » Pendant le premier semestre 2010, six procès majeurs ont été intentés contre des trafiquants de drogue, 16 personnes, dont deux étrangers, ont été reconnues coupables. Dans le même temps, il a été saisi 2 280 doses d'amphétamines, 10,18 kg d'héroïne, 87,1 kg d'opium, 897 kg de marijuana, 13 armes, 125 cartouches, trois grenades, 10 voitures et 16 motos. Une saisie record a été effectuée le 21 février: il s'agissait de 92 sacs contenant 2 183 kg d'amphétamines. Les quatre trafiquants ont été condamnés le 29 juillet par la Cour populaire de la capitale à la peine de mort. D'autre part le réseau routier de la province de Savannakhet a été placé sous haute surveillance pour empêcher toutes activités liées au trafic de drogue. Le département général de la police du ministère de la Sécurité publique se dit satisfait de ces résultats, qui concrétisent les objectifs d u Parti et du gouvernement en termes de lutte contre la drogue, malgré la difficulté de gérer cette lutte, compte tenu de la position géostratégique du Laos et des trois pays frontaliers dans la région du triangle d'or.


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MessagePosté le: Ven 26 Nov - 07:41 (2010)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

ONU: les drogues illégales menacent l'Asie

GRANT PECK, THE ASSOCIATED PRESS
 25 novembre 2010 11:06
               
BANGKOK - La Birmanie est devenue la première source asiatique de comprimés de méthamphétamine, en raison de l'instabilité politique qui prévaut sous la junte militaire, selon un rapport sur les drogues illégales publié jeudi par les Nations unies.

Ces stimulants fortement toxicomanogènes ont remplacé l'héroïne, l'opium et la marijuana comme principale menace en Asie de l'Est et du Sud-Est, a dit le Bureau des Nations unies sur la drogue et la criminalité. La Birmanie était anciennement la principale source mondiale d'opium et de son dérivé, l'héroïne.

La production de méthamphétamine demeure «élevée et atteint des niveaux inquiétants», a indiqué par voie de communiqué Gary Lewis, le représentant régional de l'agence onusienne. Il a ajouté que la situation représente maintenant un défi de taille pour les forces de l'ordre, puisque les produits chimiques nécessaires à la production de méthamphétamine sont faciles à obtenir.

La drogue peut être produite à partir de pseudoéphédrine, un décongestionnant disponible en vente libre.

Le gouvernement central birman n'exerce qu'un contrôle modeste sur les régions frontalières du pays, ce qui en fait un lieu idéal de production et de trafic de drogue. Le point où la frontière birmane rencontre la Thaïlande et le Laos est connu sous l'appelation «Triangle d'or» — pendant longtemps la principale source mondiale d'héroïne. Depuis dix ans — depuis que la production d'opium s'est accélérée en Afghanistan — la région s'est aussi tournée vers la production de méthamphétamine.

Le nombre de comprimés saisis en Birmanie en 2009 — ainsi qu'en Chine, au Laos et en Thaïlande, trois pays voisins — a triplé à 93,3 millions par rapport à l'année précédente. Une douzaine d'opérations de production de grande envergure seraient toujours en activité dans la région du Triangle d'or.

Le gouvernement birman tente de resserrer son contrôle sur ces régions frontalières, qui sont essentiellement dominées par des groupes ethniques minoritaires parfois lourdement armés.


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MessagePosté le: Lun 2 Juil - 11:41 (2012)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

La drogue reste un problème pour tout le pays  


  




12, 525 kg d'héroïne pure, 47 170 kg de capsules d'amphétamines (yaba), 1 532 kg de cannabis séché et 226,5 kg de lactose (base de fabrication de la drogue) ont été détruits le 26 juin sur l'esplanade du That Luang, à Vientiane, dans le cadre de la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues, qui était célébrée pour la 25 e année consécutive. Cet événement exceptionnel s'est déroulé en présence du Premier ministre de la République Démocratique Populaire Lao, M. Thongsing Thammavong, du président du Comité national pour le contrôle et la supervision de la drogue, M. Soubanh Srithirath, du ministre de la Sécurité publique, M. Thongbanh Sèng-aphone, et du représentant de l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) au Laos, M. Leik Boonwaat.  

 
Dans son allocution, prononcée au nom du Comité national pour le contrôle et la supervision de la drogue et du gouvernement lao, qui avait organisé cette cérémonie en coopération avec ses partenaires, M. Soubanh Srithirath a notamment déclaré : « La participation du Premier ministre, M. Thongsing Thammavong, montre toute l'attention que le gouvernement lao accorde à la lutte contre la production, l'utilisation et le trafic de drogues, au Laos comme dans le reste du monde. Jusqu'en 2006, la RDP Lao a obtenu de bons résultats dans l'éradication de la culture du pavot, dont la surface a diminué de 94 %, passant de 27 000 à 1 500 hectares. Parallèlement, le nombre de consommateurs d'opium a diminué de 80 %, passant de 63 000 à 12 000. Toutefois, depuis 2006, la culture du pavot tend à nouveau à reprendre dans certaines régions du monde et en particulier au Laos, où elle a progressé de 173 % entre 2007 et 2011 (de 1 500 à 4 100 hectares). Le trafic des autres drogues se renforce aussi : en une seule année, en 2010, nous avons saisi plus de 24 millions de doses de capsules d'amphétamines. Cette année, au début du mois de mai, la police a pu saisir 1, 6 million de capsules d'amphétamine dans la province de Luang Prabang et, à la fin du même mois, cinq millions de capsules dans la province de Luang Namtha. Pour faire face à ce problème, nous allons redoubler d'efforts pour poursuivre la mise en œuvre du plan national de contrôle et de lutte contre la drogue que le gouvernement lao et l'ONUDC ont élaboré en 2009, et nous allons également renforcer notre coopération avec les pays voisins pour éradiquer le trafic transfrontalier. »
 

 
M. Leik Boonwaat a lu pour sa part un message du secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Ban Ki-Moon, soulignant les conséquences négatives de la consommation et du trafic de drogues pour le développement et pour la sécurité dans le monde. Les milliards de dollars provenant du trafic des drogues servent à commettre d'autres crimes tels que le trafic des êtres humains et la contrebande d'armes. Les réseaux entretenus par le trafic de drogues et le crime organisé sont un grand problème pour le maintien de la légalité. On peut citer à cet égard de nombreux exemples. C'est ainsi qu'en Amérique centrale ne cesse d'augmenter la violence liée à ces réseaux. En Afghanistan, la production d'opium et d'héroïne est si importante que le développement stagne. Dans certaines régions du Myanmar, des agriculteurs, faute d'autres sources de revenus, cultivent le pavot pour vivre. Beaucoup de pays deviennent d'importantes plaques tournantes du trafic de drogues à destination de l'Europe. Les pays ayant peu de ressources et dépourvus de système juridique efficace sont les plus exposés.
 

 

 


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MessagePosté le: Jeu 5 Juil - 06:11 (2012)    Sujet du message: La drogue Répondre en citant

Lutte contre la reprise de la culture du pavot


Une enquête menée entre 2011 et cette année par le Comité provincial pour le contrôle et la supervision de la drogue de Luang Namtha, en coopération avec les autorités du district et des secteurs concernés, a démontré la reprise de la culture illicite du pavot dans certaines zones montagneuses. Les agriculteurs ayant repris cette culture ont été informés de l'illégalité de leur activité et des risques qu'ils encouraient s'ils persistaient à planter du pavot. En outre, leurs cultures ont été détruites. Les autorités de Luang Namtha avaient annoncé, en mai 2004, l'éradication réussie de la culture du pavot dans leur province et leur engagement dans la lutte contre la reprise de cette activité et le trafic de drogue. A cet effet, elles avaient encouragé les habitants de la province à des cultures de substitutions, par exemple la culture de l'hévéa. A l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues, le 26 juin dernier, les autorités de Luang Namtha, ont organisé une cérémonie de destruction de drogue saisie dans la province, en présence du vice-gouverneur de la province, M. Phanthong Phitthoumma. Il s'agissait de 6 700 kilos d'amphétamine, plus de 12 kilos d'héroïne et de deux kilos d'opium.


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