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Pat
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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 15:21 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

(message de Vat):

voici un petit historique du Laos:

-avant le XIIIe siècle : le pays est un enjeu pour ses voisins (Empire khmer, Royaume thaï)
1353 : fondation du royaume de Lan Xang dont la capitale est Luang-Prabang avant d'être ensuite Vientiane (1563). Introduction du bouddhisme.

-XVIe siècle : domination birmane sur le pays.

-XVIIe siècle : division du Lan Xang en trois royaumes rivaux (Vientiane, Luang-Prabang, Champassak). Ceux-ci auront par la suite du mal à préserver leur souveraineté face à leurs voisins et notamment les Siamois qui finalement domineront le pays dès la fin du XVIIIe siècle.

-1893-1907 : différents traités définissent les zones d'influence françaises et anglaises dans la région.

-1899 : la France unit le pays et l'inclue dans l'Indochine.

-1941-1946 : perte au profit de la Thaïlande alliée du Japon, puis reconquête, de l'ouest du pays par les Français.

-1946 : autonomie interne puis indépendance dans le cadre de l'Union Française en 1949.

-1950 : création du Pathat Lao, pro-communiste, qui lutte contre le pouvoir en place.

-1964-73 : le pays est coupé en deux; le nord et les hauts plateaux sont contrôlés par le Pathet Lao alors que Vientiane est protégée par les américains. Le Laos est dans la guerre du Vietnam jusqu'au cessez-le-feu de 1973.

-1975 : gouvernement du Pathet Lao jusqu'en 1991 avec abolition de la monarchie et proclamation de la république populaire.

-1989 : après un modèle économique collectiviste calqué sur celui du Viêtnam, le pays s'ouvre progressivement aux investissements étrangers.

-1999-2000 : année du tourisme.

-mi-2000 : attentats et début de rébellion Mhomg contre le pouvoir.


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 15:21 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Pat
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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 15:23 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

La France, établie depuis 1860 en Cochinchine, commençait à cette époque, à s'intéresser à la vallée du Mékong. En 1861, un explorateur français, Henri Mouhot, était arrivé à Luang Prabang, où il avait été officiellement reçu. Après l'établissement du protectorat sur le Cambodge, en 1863, l'expédition Doudart de Lagrée avait également remonté le Mékong jusqu'à proximité de Luang Prabang. La présence française s'insinuait de plus en plus dans cette partie de l'Asie.

Les Anglais ayant, pour leur part, pris possession de la Birmanie et de la péninsule malaise, le Siam ne pouvait que se montrer inquiet quant à sa politique d'hégémonie dans la région. Il le fut d'autant plus lorsqu'il appris l'installation définitive des Français au Tonkin (1882-1883) et la mise sous protectorat du royaume de Hué. De nombreux différends au sujet de leurs frontières communes ayant opposé le Siam et le Vietnam, au cours des dernières années, les Siamois prirent rapidement conscience de la situation délicate dans laquelle ils se trouvaient, notamment lorsque le royaume de Hué demanda à la France de sauvegarder les droits du Vietnam au Laos.

Une note émanant des autorités françaises fut ainsi envoyée à Bangkok et, en mai 1886, le Siam, sous la pression, dut admettre l'installation à Luang Prabang, d'un vice-consulat français, chargé en particulier de défendre les droits que la France venait d'hériter du Vietnam. Le poste fut confié à Auguste Pavie mais celui-ci arriva sur place au moment qu'avaient choisi les rebelles chinois, baptisés Pavillons noirs, pour s'emparer de la ville. Ralliant leurs énergies, le groupe de Pavie et les troupes du roi du Luang Prabang, Oun Kham, parvinrent à faire reculer les bandits chinois. Tiraillé de tous côtés par la Chine, le Siam et la France, le roi Oun Kham, pour sauver son royaume, choisit ce qui lui apparut certainement comme un moindre mal en demandant à la France son protectorat.




La pression française s'accroissant sur le Siam, celle-ci tenta tant bien que mal de préserver les territoires qu'elle avait acquis sur la rive gauche du Mékong, suite à des batailles menées contre les troupes vietnamiennes. Mais la France, garante des intérêts vietnamiens (le colonialisme naissant n'avait alors aucun problème de conscience) en territoire laotien ne voulut rien entendre. Elle exigea la restitution de l'ensemble de ses territoires et dut même faire preuve de sa puissance navale devant Bangkok pour que le Siam, acculé, accepte de céder le Laos.

Un protectorat français sur l'ensemble du Laos voyait ainsi le jour, le 3 octobre 1893. D'autres accords suivirent avec la Chine et la Birmanie pour déterminer le tracé des frontières. La France prenait alors les pleins pouvoirs sur l'Indochine pendant cinquante ans. En 1893, le Laos ne représentait pas une entité politique. Seul le royaume de Luang Prabang conservait encore, bien que profondément affaibli, l'apparence d'un Etat.

Les royaumes de Vientiane, de Xieng Khouang et de Champassak avaient disparu, mais leur territoire respectif était désormais libéré des tutelles siamoises et vietnamiennes. Des gouvernements, sans liaison entre eux, continuaient à y exercer une certaine autorité. Le gouvernement français, par manque de connaissance, les considérait alors comme de simples provinces, perpétuellement contestées entre le Siam et le Vietnam, et sur lesquelles la France se devait dorénavant de faire régner la paix, l'ordre et la loi.
En 1941, un traité franco-laotien intègre au royaume de Luangprabang des provinces du Nord et de l'ancien état de Vientiane. Le reste du pays, divisé en huit provinces, reste administré, comme une colonie, par la France.
Au début du siècle, seule une petite centaine de civils français étaient déjà allés au Laos et l'attitude de l'administration coloniale à l'égard du Laos était un brin négligente. L'un des premiers désagréments que connut le peuple laotien fut l'arrivée de fonctionnaires vietnamiens (l'ennemi héréditaire) pour s'occuper du service public. Le roi fut autorisé à résider à Luang Prabang mais ses pouvoirs étaient plutôt symboliques qu'effectifs. Dans la torpeur coloniale ambiante, une petite communauté avait accès à l'enseignement français et parmi celle-ci, une élite francophone n'allait pas tarder à se former et dans les années 40, alliant les actes au discours, commencera à rallumer la flamme du nationalisme Laotien.. En 1941, tandis qu'en Europe la Deuxième Guerre mondiale fait rage, le Japon, allié de l'Allemagne, envahit le Laos avec l'accord des autorités françaises de Vichy. En 1945, à la fin du conflit, les Laotiens, débarrassés des Japonais et ayant vu la manière dont les Français avaient été déchus de leur pouvoir sur l'ensemble du pays, prirent réellement conscience de leur droit à réclamer l'indépendance.
Peu de temps auparavant d'ailleurs, le roi Sisavang Vong, partisan des Français, avait été forcé par les Japonais, de déclarer l'indépendance du Laos. Ce simulacre n'ayant pas convaincu les nationalistes laotiens, le Premier ministre et vice-roi, Phetsarat, créa le mouvement Lao Issara (Laos libre), sachant pertinemment qu'après le départ des Japonais, les Français tenteraient de se réapproprier le Laos.

Le 11 septembre 1945, Phetsarat déclarait l'indépendance du Laos mais, comme il était prévisible, la France refusa de reconnaître le nouvel Etat et fit tout ce qui était en son pouvoir pour diligenter le mouvement nationaliste. Elle parvint à ses fins puisque l'armée Issara fut écrasée à Vientiane, en 1946, par des troupes françaises et laotiennes, quelques jours seulement après que le roi Sisavang Vong, s'étant finalement rangé du côté Issara, devienne pour la première fois, le roi d'un Laos unifié. Si Sisavang Vong put finalement rester au pouvoir, les dirigeants nationalistes d'Issara durent se réfugier à Bangkok où ils recommencèrent à s'organiser, aidés cette fois, par les communistes vietminhs de Hanoi. Pourtant, en 1946, la France, se relevant péniblement de la guerre et commençant à sentir des tensions au Vietnam, accepta l'idée d'autonomie du Laos. Elle convia le parti Issara aux négociations mais celui-ci, au lieu de faire corps, se scinda en trois factions distinctes.

- La première, dirigée par le leader historique du mouvement, Phetsarat, se refusait à toutes discussions avec la France et exigeait l'indépendance immédiate du Laos.

- Plus modérée, la seconde, sous la direction du prince Souvanna Phouma, demi-frère de Phetsarat, comprenait l'obligation de négociations avec la France et semblait prête à accepter quelques compromis.

- La troisième faction, quant à elle, était sous le commandement d'un autre demi-frère de Phetsarat, le prince Souphanouvong, qui décida de s'unir avec les dirigeants vietminhs, formant ainsi la branche armée du mouvement.

Finalement, après l'autodissolution du Lao Issara en exil à Bangkok, la France octroya au Laos, en 1949, le statut d'Etat associé indépendant avec la réunification complète sous la couronne du roi de Luangprabang Sri Savang Vong et le drapeau à l'éléphant tricéphale.
Le pays faisait toujours partie de l'Union française mais il put enfin devenir membre des Nations-Unies, ce qui signifiait que pour la première fois de son histoire, le Laos était considéré comme un véritable Etat aux yeux de l'Occident. Cette reconnaissance internationale et l'annonce de l'arrivée d'une mission économique américaine pour calculer les besoins réels du pays, en grisant, dans un premier temps, les milieux politiques laotiens, leur permirent également de percevoir que l'hégémonie de la France s'effritait pour laisser davantage de place aux Etats-Unis..  En 1953, le traité franco-laotien accorde la plaine souveraineté au Laos


Pendant ce temps, celui que l'on allait bientôt baptiser du pseudonyme de prince Rouge, le prince Souphanouvong, créait au Vietnam le Pathet Lao (13 août 1950) qui se voulait le porte parole de toutes les couches sociales, tous les groupes ethniques et toutes les régions, occupées aussi bien que libérées. La création de ce gouvernement provisoire de résistance fut accompagnée d'un manifeste en douze points dans lequel étaient affirmées l'indépendance totale du Laos et la formation, pour sceller l'unité du pays et la paix, d'un gouvernement de coalition. "Front Uni, Gouvernement de coalition, on retrouvait les formules de base de la Nouvelle Démocratie de Mao Tsé-toung".
En 1950, Souphanouvong parvint à installer son quartier général dans la province de Samneua. Le Pathet Lao n'était plus seulement un parti en exil, il devenait une menace pour la France et le gouvernement lao en place. Le régime colonial français, de plus en plus exténué, et perdant sa mainmise sur les provinces du nord, concéda davantage d'indépendance au gouvernement royaliste laotien. Aussi, pour se retirer honorablement, signa-t-elle un traité d'amitié et d'entraide, permettant même au Laos d'acquérir le statut de protectorat français. Au lieu de s'installer à Vientiane, le roi lui préféra Luang Prabang mais, comme il était à craindre après le départ des troupes françaises, l'ancienne capitale royale devint le théâtre d'attaques régulières du Vietminh et du Pathet Lao. Aussi, pour respecter les termes du traité de protection récemment signé, la France se décida, un peu tard, semble-t-il, à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre l'avancée des troupes communistes qui, à l'époque, contrôlaient la zone stratégique reliant Luang Prabang à Dien Bien Phu.
Sans réelle surprise, les soldats français subirent un cuisant échec militaire qui laissait présager le sort de la future bataille de Dien Bien Phu. Avec les accords de Genève, en juillet 1954, suite à la nouvelle défaite française au Vietnam, le gouvernement d'Hô Chi Minh prit le contrôle de tous les territoires au nord du 171 parallèle, voisin du Vietnam. Ces accords garantissaient la liberté et la neutralité du Laos mais, avec l'avancée et la pression constante des communistes, les Etats-Unis décidèrent d'agir.
Puisque la France devait se retirer, ils allaient assumer la relève contre le communisme et s'assurer une présence en Asie du Sud-Est. Après avoir copieusement arrosé de billets verts la vie économique locale, Washington décida de mettre sur pied et de rémunérer une armée royaliste, forte d'environ 50 000 soldats pour se battre dans le nord du pays. A cela allait bientôt s'ajouter une importante assistance militaire, la création de troupes clandestines et la percée de la CIA dans la vie politique laotienne. C'est ainsi qu'en 1960, un important stock d'armes fut distribué à un général de l'armée royaliste, appelé Vang Pao, qui allait, par la suite, devenir le chef charismatique des troupes Hmongs à Xieng Khouang.Et depuis ils sont poursuivis pour cette aide apportée!


De 1951 à 1954, le gouvernement royal, dirigé par le modéré Souvanna Phouma, était à la tête d'un pays déchiré. L'aide économique américaine perturbait sérieusement la fragile économie laotienne. La spéculation allait bon train et aucun développement industriel ne s'était amorcé.

En 1957, le gouvernement royal laotien fut amené à composer un gouvernement de coalition avec le FPL (Front populaire laotien), organe national émanant du PPL, premier Parti communiste laotien. Celui-ci était dirigé par Souphanouvong. A ses côtés se trouvait déjà Kaysone Phomvihane, ainsi que Nouhak Phounsavanh personnages clés de PPL.

Suite à de nouvelles élections, en mai 1958, le FPL remporta 9 des 21 sièges dans le nouveau gouvernement d'union nationale. Souphanouvong et l'un de ses proches furent donc conviés à prendre part à un cabinet de coalition, tandis que plusieurs autres membres fondateurs du Pathet Lao étaient élus députés à l'Assemblée nationale. Mais l'entente n'allait guère durer.

En juillet, Souvanna Phouma présenta à l'Assemblée un projet de réforme monétaire, qui allait inévitablement léser de nombreux intérêts. Ce projet fut vivement combattu et lorsqu'il fut finalement refusé, Souvanna Phouma n'eut d'autre recours que la démission. Il fut remplacé par Phoui Sannanikone dont le gouvernement faisait une part importante au CDIN (Comité de défense des intérêts nationaux), dont l'état-major réunissait une élite instruite, grande bénéficiaire de l'aide américaine.

A peine installé, Phoui Sannanikone mena une politique d'éradication du FPL. S'il n'était évidemment plus question d'un gouvernement de coalition, les deux principaux dirigeants du FPL, Souphanouvong et Phoumi Vongvichit, furent même astreints à résidence à Vientiane tandis que plusieurs sympathisants du FPL étaient tout simplement mutés ou révoqués. Les rapports avec les dirigeants du Sud-Vietnam, profondément anticommunistes, s'intensifièrent et un accroissement de l'aide économique et militaire des Etats-Unis fut sollicité.

Les Etats-Unis n'étaient pas dupes que les sommes allouées au gouvernement laotien étaient en partie détournées à des fins personnelles. Le gouvernement Sannanikone se discrédita peu de temps après auprès de l'opinion internationale en faisant croire à une offensive dans le nord des forces du Pathet Lao, appuyées par Hanoi et en emprisonnant Souphanouvong. Un rapport d'enquête de l'ONU prouva qu'il n'en était rien.

Les événements confus qui suivirent illustrent bien l'état d'instabilité et les différences d'opinions qui régnaient au sein du gouvernement laotien. En décembre 1959, un coup d'Etat militaire éclata bientôt relayé par un gouvernement … majorité CDIN, soutenu par l'armée.

Les données étaient ainsi claires : les partisans d'une politique modérée et conciliatrice entre les différents partis laotiens étaient priés de se taire, dorénavant la priorité revenait à la lutte anticommuniste et à l'éviction pure et simple du Pathet Lao. Une reprise de la guerre civile s'avérait donc inévitable.

 



En mai 1960, Souphanouvong, ainsi que quinze co-détenus, parvint à s'évader du camp où il avait été interné. Il se réfugia au nord, en zone dissidente et son prestige grandit d'autant plus que son mouvement canalisait toujours davantage les opposants à la présence américaine et au régime aristocratique en place. Pourtant, le 9 août 1960, la réaction allait venir d'ailleurs. Profitant de l'absence du gouvernement royal à Vientiane, un capitaine de parachutistes du nom de Kong Lê, s'empara avec ses troupes du pouvoir et, après avoir démis de ses fonctions l'ancien gouvernement de Somsanith, réclama une politique de neutralité absolue et le retour de son exil au Cambodge de Souvanna Phouma. Celui-ci fut donc rappelé par le roi, envers lequel Kong Lê n'avait jamais caché son attachement.
Le Laos se transforma , jusqu'en 1975, en un théâtre de combats fraticides entre les trois fractions: - communistes du Pathet Lao dirigés par le prince Souphanouvong - neutralistes dirigés par le prince Souvannaphouma et nationalistes.En 1973, les négociations conduisent à la signature d'un cessez-le-feu. Le gouvernement provisoire d'union nationale est formé.En 1975, la monarchie est abolie. Le 2 décembre, le Laos est proclamé République Démocratique Populaire Lao.


Le 2 décembre 1975, le Laos est devenu République démocratique populaire Lao, le parti révolutionnaire lao (PRPL) fut proclamé parti unique. Les hauts fonctionnaires et les intellectuels de Vientiane ont été envoyés dans les camps de rééducation connus sous le nom de "Samana". Environ 300000 laotiens, soit 10% da la pupulation de l'époque, ont fui le pays.On les retrouve en France,aux Usa, au Canada, Guyanne , etc... Le mouvement ne s'arrêtera que vers l'année 1994 lorsque le pays commence à s'ouvrir à l'économie plus libre.C'est pourquoi l'ancien drapeau est souvent le plus "sorti" car il est le symbole de l'avant 1975, avant le 02 decembre 1975, fête nationale, obligatoirement férié!


Dernière édition par Pat le Dim 17 Jan - 15:26 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 15:24 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

Voila encore une bonne tartine:

La conquête du pouvoir par le Parti populaire et révolutionnaire lao en 1975
par Lê Kim-Son
La République démocratique et populaire Lao (RDPL) fut fondée par un Congrès du peuple réuni du 2 au 3 décembre 1975 au "Kilomètre 6", un ancien compound américain à la périphérie de Vientiane. La réunion fut tenue secrète et la nouvelle ne sera annoncée officiellement que quelques jours après. Cette fondation consacra la prise du pouvoir du Parti populaire révolutionnaire lao (PPRL), après plus de 45 ans de clandestinité. Désormais le Parti pouvait se montrer au grand jour et supplanter le Font patriotique lao ou Neo lao haksat (FPL) dont il formait l'ossature.
Du Parti communiste indochinois au Parti populaire et révolutionnaire lao (Phak pasason pativat lao)
Historique du Parti
Officiellement le Parti populaire révolutionnaire lao (PPRL) provient du Parti communiste indochinois (PCI) fondé en 1930 par Nguyên Ai-Quôc, le futur Hô Chi-Minh; les membres du PCI étaient presque tous vietnamiens au début.
Pour le PCI, la contradiction fondamentale se situe entre les travailleurs indochinois (ouvriers, paysans) et le colonialisme français associé aux exploiteurs autochtones (féodaux, capitalistes et propriétaires terriens). La révolution indochinoise menée par la classe ouvrière sous la direction du parti communiste doit d'abord abattre le colonialisme pour construire une Indochine indépendante et prospère, abolir la féodalité et prendre la terre pour la redistribuer aux paysans; elle est dans l'étape actuelle nationale démocratique et doit mener à terme au socialisme.
En 1934, une section lao du PCI (Khana phak khouen lao) est créée, avec un plan d'action en 3 points (Không kan kheuan vay khong phak):
- Consolider, élargir le Parti et les organisations de masse.
- Intensifier le travail politique parmi les paysans lao loum et les minorités ethniques.
- Développer la lutte de masse.

Il est recommandé au Parti de:
- éduquer la classe paysanne qui est majoritaire au Laos et une force importante pour la Révolution.
- recruter plus de membres.
- donner la conduite de la propagande aux camarades lao.
- combattre les tendances particularistes, régionalistes et nationalistes étroites.

Les responsables provisoires de la section étaient Khamsèng, Savad (un Français, fonctionnaire des travaux publics à Vientiane), Phoui Banchông et Phandi.
Le chef de ce groupe était Khamsèng (1913-1962), un instituteur siamois d'origine lao loum d'Oudone (Sakon Nakhon). Vers 1950, les services de renseignement français signalaient sa présence au Laos comme cadre instructeur du Pathet lao. Il était le n°5 du Comité central en 1955, derrière Kaysone Phomvihane, Nouhak Phoumsavanh, Boun Phommahaxay, et Sisavat Keobounphanh.
Treize représentants des 600 membres du PCI participèrent au 1er congrès du PCI à Macao en 1935. Ils adoptèrent les méthodes du Kominterm. Le communiqué final insista sur le destin commun des peuples indochinois, le caractère national démocratique de la révolution, la nécessité d'abattre en même temps colonialisme et féodalité, et le rôle dirigeant du Parti.
La présence des Lao au sein du mouvement communiste indochinois dès le début est indéniable mais faible. La réapparition officielle du PCI en 1950 sous le nom du Parti des travailleurs vietnamiens et ses 2 sections cambodgienne et lao, montre que les communistes lao étaient trop faibles pour former un parti. C'est seulement le 22 mars 1955 que 20 anciens membres du PCI créèrent le Parti populaire lao qui deviendra en 1972, le Parti populaire révolutionnaire lao.
Les caractéristiques du Parti
Le PCI, le Parti populaire lao puis le Parti populaire révolutionnaire lao sont de type marxiste-léniniste, c'est-à-dire des partis politiques particuliers caractérisés par:
- une méthode de raisonnement (dialectique matérialiste) et une idéologie (évolution linéaire et immuable de la société humaine qui se termine par le communisme).
- une classe sociale, le prolétariat dont ils défendent les intérêts en instaurant la dictature.
- un fonctionnement selon le centralisme démocratique.

Le parti marxiste-léniniste détient la vérité et est autorisé d'utiliser toutes les possibilités pour réduire ses ennemis. La dictature va donc de soi pour faire avancer plus vite la société vers le bonheur. Le parti est le peuple, il est donc impossible d'avoir plusieurs partis; le chef du parti qui concentre en lui l'essence du peuple, est objet d'adoration (culte de la personnalité). Enfin le centralisme démocratique permet au sommet de diriger la base sans contestation. Une fois parvenu au pouvoir, il donne un Etat qui n'est pas de droit puisque tout est subordonné au but suprême du parti: le communisme. Un tel Etat monopolisé par le parti, est autoritaire (dictature du prolétariat), bureaucratique (centralisme démocratique) et opaque (primauté du parti).
L'endoctrinement
Les membres dirigeants du parti ont fait leurs études en marxisme dans les Instituts du Vietnam. Pour entrer au parti, il faut être parrainé par 2 membres, rédiger un texte dans lequel le candidat mentionne sa motivation, son curriculum vitae, et l'histoire de sa famille; l'appartenance à certaines classes de la société est un obstacle à l'adhésion: en dehors de Chao Souphanouvong et Chao Souk Vongsak, peu de nobles sont admis comme membres. Quant à l'armée, l'instrument de la dictature du prolétariat, elle est commandée par les membres du parti sélectionnés: le valeureux général Singkapo n'avait jamais eu une place politique importante car il était trop indépendant de caractère.
Le caractère minoritaire et sélectif
La section lao (Khana phak khouen lao) créée en 1934 dont les 4 responsables étaient Khamsèng, Savad (ou Gravas, un fonctionnaire français des travaux publics à Vientiane), Phoui Banchong et Phandi comptait une trentaine de Laotiens d'après Jean Deuve. En 1955 fut créé le Parti populaire lao (Phak pasason lao) avec environ 400 membres, qui deviendra en 1972 le Parti populaire révolutionnaire lao (Phak pasason pativat lao) avec 21.000 membres. A partir de 1982 (35.000 membres), le Parti se développe: 78.000 (1996), puis plus de 100.000 (2001) soit environ 2% de la population. Les membres du parti restent donc très peu nombreux en raison d'une sélection politique sévère.
Le secret et l'obéissance
Le code moral du parti veut que les membres gardent le secret sur leur appartenance et ce qui se passe à l'intérieur du parti. L'observation stricte du centralisme démocratique bannit l'initiative individuelle. Parti clandestin à ses débuts, il est resté tel quel: le secret est sa grande caractéristique.
La longue marche vers le pouvoir
La route fut longue des années 30 à la prise du pouvoir totale en 1975. Il est indéniable que les communistes vietnamiens furent les initiateurs du parti lao. D'ailleurs même de nos jours, les cadres dirigeants lao continuent à passer par des stages d'étude idéologique au Vietnam. Dès le début, les Lao avaient la responsabilité du travail politique et les Vietnamiens celle du combat. Ce parcours est divisé en plusieurs étapes; car si le but est immuable, la tactique est changeante selon les circonstances et les opportunités.
Au déclenchement de la Deuxième guerre mondiale, les communistes vietnamiens malgré leur effort de recrutement ne pouvaient propager leurs idées dans la population lao. Parmi les quelques rares recrues lao, un étudiant de père vietnamien et de mère lao à l'Ecole de droit de Hanoi, qui prendra le nom de Keysone Phomvihane. Le PCI cherchait donc un dirigeant lao assez charismatique pour servir de relais à leurs idées. Cet homme providentiel fut le prince Souphanouvong, sympathisant communiste et résidant à Vinh au Vietnam. On connaît l'accueil grandiose et chaleureux de Ho Chi-Minh à Souphanouvong qui du jour au lendemain fut promu grand dirigeant lao et proposé par Ho à Phetsarath comme commandant en chef de la future armée lao itsala. Les communistes vietnamiens créaient volontairement la renommée de Souphanouvong en lui donnant l'accès à la radio et en lui organisant le voyage triomphal de retour par la route n° 9 où le prince pouvait haranguer les foules lao. Le PCI recruta dans l'entourage de Souphanouvong (témoignage du général Singkapo). C'était la fin de l'isolement des communistes lao et le début de leur développement inexorable.
De la capitulation du japon (15 août 1945) à la déclaration d'indépendance du Laos (12 octobre 1945), les communistes lao étaient ultra minoritaires parmi les Lao itsala de Phetsarath, mais ils étaient soutenus par les redoutables milices d'auto-défense des résidents vietnamiens. D'ailleurs Souphanouvong n'était accepté comme chef de l'armée lao itsala que grâce à leur appui, contre l'opposition de Sing Ratanasamay commandant des gardes de Vientiane. Plus les combats avec les Français qui réoccupaient le Laos devenaient âpres, plus les communistes et leurs sympathisants gagnaient l'estime de leurs compatriotes par leur pugnacité. La bataille de Thakhek (21 mars 1046) dirigée par Souphanouvong et Singkapo du côté des Lao était ainsi devenu un symbole de la résistance anti française. Vientiane tomba le 24 avril 1946, et le gouvernement lao itsala s'exila au Siam. Durant l'exil, le recrutement des communistes était intense parmi les Lao itsala exilés et les Lao de l'I-sane grâce à la renommée de Souphanouvong. Le Viet minh de son côté s'assuraient du contrôle de 2 province du nord et du Nord-est, Phongsaly et Houa-phan. Kaysone Phomvihane créa l'Armée populaire de libération le 20 janvier 1949, avant la dissolution du Gouvernement en exil et de l'Armée Lao itsala.
Après le ralliement de la majorité des Lao itsala au gouvernement royal et la perte d'influence de Phetsarath, le Parti opta pour le frontisme et créa sur le modèle du Front lien viet, le Front patriotique lao (Neo lao itsala) et le Gouvernement de résistance le 15 août 1950. Appliquant la méthode des communistes vietnamiens, les Lao Itsala commençaient leur "première phase défensive" de la guerre révolutionnaire en établissant des bases sûres dans les provinces de Phongsaly et Houa-phan limitrophes du Nord-Vietnam et de la Chine; une fois les cadres formés en nombre suffisant, le travail d'agit-prop pouvait commencer avec la "deuxième phase d'équilibre". L'année suivante le Front indochinois était fondé, associant le Front lien viet, le Front patriotique lao et le Front issarak. Rappelons que le PCI fut "auto dissous" en 1940 donnant naissance au Viet minh, un front plus large, puis au Front Lien viet. Le Parti joue la carte frontiste en rassemblant le plus d'indépendantistes, communistes et non communistes. En 1949, les communistes prirent le pouvoir en en Chine (1950) et alimentèrent en armes et en instructeurs les Vietnamiens qui purent ainsi battre les Français à Dien Bien Phu (1954).
Après les Accord de Genève (1954), le Front du Laos libre (Neo lao itsala) demanda leurs applications et se changea en Front patriotique lao (Neo lao haksat); le Gouvernement de résistance fut dissous. Un gouvernement d'union nationale fut formé le 2 novembre 1957 avec 2 ministres Pathet lao (Souphanouvong, Phoumi Vongvichit); l'année suivante, le Front patriotique s'engagea dans la lutte politique et gagna la bataille électorale. L'arrestation des dirigeants du FPL à Vientiane en 1959 marqua l'arrêt de la ligne politique électoraliste incarnée par Souphanouvong et la montée en puissance des tenants de la lutte armée comme Kaysone Phomvihane.
Avec le coup-d'Etat de Kong-lè (1960), les seconds Accords de Genève, et la formation du Gouvernement tripartite (1962), le FPL fut le grand gagnant en absorbant une partie des neutralistes.
Du 2ème Congrès à la fondation de la RDP Lao
Le IIème Congrès du Parti populaire lao eut lieu le 3 février 1972 à Viangsay (Houa Phan). Kaysone Phomvihane affirma que les succès étaient dus à la direction clairvoyante du Parti marxiste-léniniste, et que les 2 contradictions fondamentales de la société lao étaient celle entre le peuple lao et l'impérialiste américain, et celle entre les travailleurs et les capitalistes compradores, les seigneurs de guerre et les féodaux; ces 2 contradictions étaient liées et devraient être résolues en même temps. Les conditions pour parvenir au socialisme sans passer par la phase de développement capitaliste doivent être créées. Le Parti changea de nom en Parti populaire révolutionnaire lao (Phak pasason pativat lao) avec un Bureau politique de 7 membres (Kaysone Phomvihane, Nouhak Phoumsavanh, Souphanouvong, Phoumi Vongvichit, Khamtay Siphandone, Phoune Sipraseuth, Sisomphone Lovansay). La ligne politique du IIème Congrès sera maintenue jusqu'au IVème Congrès en 1986. Le ton triomphant venait de l'échec de l'opération Lam son 719 de l'année précédente. En juillet 1972, Chao Souk Vongsak était de retour à Vientiane avec ses propositions d'arrêt de bombardement et cessez-le-feu; Souvanna phouma lui répondit que les bombardements ne prendront fin qu'avec le départ des Nord-vietnamiens du Laos. Malgré tout, les pourparlers reprenaient le 27 octobre entre Phoune Sipraseuth et Phéng Phongsavanh sur la base du plan en 5 points de 1970 basé sur les Accords de Genève de 1962; en outre, le NLHS s'engagea à respecter la monarchie, à organiser les élections libres et démocratiques dans tout le pays, à élire le parlement, à former un gouvernement d'union nationale démocratique (3ème point); jusqu'à l'organisation des élections générales et la formation d'un parlement avec les différentes parties (…) doit s'ouvrir un conseil politique mixte pour résoudre les problèmes intérieurs du Laos et former le gouvernement d'union nationale provisoire. Toutes les fractions et parties doivent collaborer dans la création d'une zone sécurisée pour garantir le bon fonctionnement du conseil politique mixte et le gouvernement d'union nationale provisoire (4ème point); pour réunifier le pays, les consultations entre les différentes parties sont nécessaires, basées sur l'égalité et la concorde nationale (5ème point).
On voit la différence entre les propositions du NLHS et les Accords de Vientiane signés en 1973 sur insistance de Henry Kissinger.
Le 27 janvier 1973, Les Etats-Unis, le Nord-Vietnam, le Sud-Vietnam et le Gouvernement révolutionnaire provisoire signèrent les Accords de Paris. Le 9 février, Henry Kissinger s'arrêta à l'aéroport de Wattay pour rencontrer les membres du gouvernement royal et pour leur dire cyniquement que les Etats-Unis veulent sortir rapidement du bourbier vietnamien et ne toléreront pas de retard de leur part. Quelques jours après, les négociations officielles s'ouvrirent donc à Vientiane aboutissant à l'Accord de Paix du 21 février 1973. Cet accord stipule un cessez-le-feu sur place, le retrait de toutes forces étrangères dans les 90 jours, la formation d'un Gouvernement provisoire d'union national (GPUN) dans les 30 jours et d'un Conseil politique consultatif national (CPCN) à une date à fixer, la neutralisation de Vientiane et de Luang Phabang, le démantèlement des forces spéciales, le rétablissement progressif des relations entre les deux zones.
Pour le NLHS, la partie est virtuellement gagnée; son analyse était simple: la "Partie de Vientiane" abandonnée par son protecteur américain est très affaiblie mais possède encore quelques ressources pour résister. Surtout une réaction militaire américano-thailandaise restait plausible.
Commençaient alors 5 mois de palabres entre les 2 délégations, pendant que les combats éclataient sporadiquement lors des opérations de bornage.
La prise du pouvoir par le N.L.H.S. se déroula de 1973 à 1975 selon un plan minutieusement établi visant à réduire graduellement les forces de la droite et l'opposition des citadins, "sans tirer un coup de fusil". Une anecdote rapportée par un ancien policier de Vientiane: en décembre 1972, intrigué par une longue réunion entre les membres de l'Ambassade de la RDVN et la délégation NLHS, le service secret de l'Armée fomenta un accident contre la voiture de l'ambassade et purent saisir des documents portant sur l'organisation des meetings populaires; ce qui provoqua une protestation du porte-parole du NLHS à Vientiane, Soth Petrasy.
La tactique préconisée par Kaysone Phomvihane est "les trois coups de massue" constitués par le soulèvement des masses populaires pour prendre le pouvoir, celui des soldats de droite qui rejoignent les forces patriotiques, et la pression exercée sur la droite par les forces armées patriotiques.
Concernant le GPUN, le NLHS obtint déjà une victoire politique en faisant rentrer la droite, les neutralistes de Souvanna-phouma et les modérés du Gouvernement royal dans une même entité politique, la "Partie de Vientiane" (Fai Vieng-chan). D'après le NLHS, les postes ministériels étaient à partager équitablement moitié-moitié; d'ailleurs il contesta le leadership de Souvanna phouma et demanda la création d'un poste de Vice-premier ministre. Lors de la répartition de ces postes ministériels, celui du ministère des affaires étrangères étaient particulièrement convoité par le N.L.H.S. (qui y mettra Phoumi Vongvichit) laissant à la droite ceux des finances (Ngon Sananikone) et de la défense (Sisouk Na Champassak); la droite comprendra plus tard l'importance de ce poste lors que Phoumi Vongvichit demandera l'arrêt de l'aide américaine, bloquera la nominations des ambassadeurs à Saïgon et à Phnom Penh, et annulera le voyage à l'étranger du Roi.
Dans la foulée de la signature de l'Accord, à l'instigation du Parti neutraliste (Phak pen kang), se créa le mouvement pour la concorde nationale (Kha-bouon snab snoun khouam thuk-tong pong-dong sat) ayant pour but d'appuyer et expliquer la politique de Souvanna phouma. Comprenant 7 organisations politiques, d'enseignants et d'étudiants, ce mouvement rentra en contact avec les ambassades étrangères, les associations, le NLHS et autres; il servit aussi comme négociateur à l'occasion de litiges. Le Parti neutraliste tentait ainsi de se consolider, car la droite était en perte de vitesse depuis les dernière élections en 1972 (aux élections parlementaires du 2 janvier 1972, seuls 20 des 60 députés conservaient leurs sièges; les clans Sananikone et Na Champassak en sortaient affaiblis) car le peuple était las de la guerre et de la corruption.
Une délégation NLHS s'installa dans un hôtel près du marché du matin; leur faisant face dans une maison, des hommes en civil du service de renseignement qui espionnaient les allées et venues. La droite essayait ainsi d'empêcher par intimidation le contact entre les Vientianais et les représentants du NLHS, comme lors des 2 précédents gouvenements d'union nationales.
Après le coup-d'Etat manqué de l'ex général Thao Ma, les 2 parties signèrent le 14 septembre 1973 un protocole détaillant l'Accord; deux bataillons Pathet Lao de 1.500 hommes chacun entrèrent à Vientiane et à Luang Phabang, où une police mixte est constituée. Désormais il existait trois zones: celle du N.L.H.S. ("zone libérée"), celle de la droite (zone de Vientiane, ou "zone temporairement contrôlée par la partie de Viantiane"), et la zone neutre formée par les deux capitales Vientiane et Luang Phabang.
Le 3 avril 1974, Souphanouvong arriva à Wattay.
Le 5 avril, le troisième gouvernement d'union nationale provisoire de douze membres avec Souvanna-phouma comme Premier ministre est formé; appremment équilibré avec 2 vice-premiers ministres, un pour chaque camp, en fait Phoumi Vongvichit prit l'ascendance sur Leuam Insisiengmay qui espèrait faire bonne figure avec le nouveau pouvoir; quant à Souvanna-phouma, il ne sera qu'un fait-valoir des communistes. Le même jour, le Conseil politique consultatif national présidé par Chao Souphanouvong et composé de quarante-deux membres est constitué. Là aussi, la "Partie de Vientiane" n'avait pas bien saisi l'importance; elle n'avait même pas retardé sa création et y envoyait que des représentants de peu d'envergure, les postes étant peu rénumérateurs; ce qui facilitera la tâche de Souphanouvong qui n'y rencontrera pas d'opposition. Ces 2 structures étatiques quoi que approuvées par le Roi, n'ont pas de compte à rendre à l'Assemblée nationale (sa-pha phou-thèn latsadon) du régime de Vientiane.
Le rôle du Conseil politique dont la première réunion a lieu fin avril à Luang Phabang, sera très important car c'est lui qui remplacera le parlement en attendant les nouvelles élections. Le 10 mai, Souphanouvong fit des propositions qui seront reprises quelques semaines plus tard par le Conseil pour établir le programme politique définissant sur un ton modéré toutes les modalités de gouvernement en 18 points; ainsi le 3ème point concernant la politique intérieure avait de quoi rassurer tout le monde: "Réaliser pleinement les libertés démocratiques: liberté individuelle, liberté de conscience, liberté de parole, liberté d'écrire et d'imprimer, liberté de réunion, liberté d'association, liberté de se faire élire et voter, liberté de circulation et de domicile, liberté d'entreprise et droit de propriété privée. Abroger toutes les lois, tous les règlements et interdire toutes les organisations et tous les actes contraires aux libertés démocratiques".
Face à une "Partie de Vientiane" démoralisée, le NLHS ne provoqua pas de réaction lorsqu'il demanda le 11 mai, jour de la fête de la Constitution, la dissolution du parlement.
Les recommandations du N.L.H.S. sont pour la plupart acceptées par la droite qui, en position de faiblesse, préfére l'attentisme, espérant maintenir le contrôle dans sa zone et le statut quo dans les deux capitales. Une confrontation générale des deux armées n'étant pas souhaitée par le NLHS pour diverses raisons, notamment une réaction de la Thaïlande et des Etats-Unis, cette situation peut perdurée indéfiniment. Le NLHS par contre estimant la prise du pouvoir prématurée, mena activement dans l'ombre la subversion politique et met en place les organisations de masse formant un véritable pouvoir parallèle, se préparant ainsi à la phase finale du processus révolutionnaire: le soulèvement général. Le grignotage du NLHS devient chaque jour plus évident; un candidat du N.L.H.S. réussit même à s'imposer comme maire à Vientiane.
Cette subversion du sommet par la base fit appel aux jeunes, aux petits fonctionnaires, aux simples soldats et sous-officiers. Les agents NLHS. rencontrèrent un écho favorable parmi les enseignants et leurs élèves qui formeront l'ossature des "21 organisations pour la paix et la concorde nationale" (Sao-êt ông kan). Ainsi l'Institut royal de droit et d'administration et l'Ecole de médecine devenaient des centres d'agitation permanents et fournissaient un grand nombre de militants.
Malgré leurs divisions, les leaders de la droite et les députés de l'Assemblée nationale parvinrent quand même à organiser une manifestation pour protester contre la présence des troupes vietnamiennes au Laos; un rassemblement d'un millier de personne eut lieu le 9 juillet dans le centre ville de Vientiane; la police mixte n'intervenait pas; mais le jour suivant, le Gouvernement procède à la dissolution de l'Assemblée.
Le 12 juillet, Souvanna phouma fut frappé par une crise cardiaque; son départ en Europe affaiblit encore plus la "Partie de Vientiane" qui n'avait plus de chef de file. Leuam Insisiengmay ne fera pas le poids face à Phoumi Vongvichit qui s'imposera comme le chef du Gouvernement par interim. A partir de ce moment, tout ira très vite. Lors que Souvanna-phouma reviendra, il trouvera une situation politique radicalement changée en faveur du N.L.H.S..
En novembre 1974, le Parti populaire révolutionnaire lao présenta une résolution sur la situation, la conduite à tenir et l'activité dans "la zone neutre et la zone sous contrôle provisoire de la partie de Vientiane". Elle insista sur le rétrécissement de la zone adverse réduite à une bande le long du Mékong et sa partition en deux; elle constata qu'un an après les accords de Vientiane, les cadres et les soldats des forces révolutionnaires ont pénétré en masse dans les 2 zones de Vientiane, et que les révolutionnaires sont en position de force dans le GUN et le CPCN. La résolution demanda aux militants donc, en parallèlle à l'édification de la "zone libérée", de développer le mouvement révolutionnaire dans les deux zones (la neutre et celle de Vientiane), d'exploiter toute opportunité pour déclencher la lutte et d'allumer le feu révolutionnaire dans tout le pays. Dans l'immédiat il faut lutter résolument contre l'impérialisme américain, de disperser les forces de droite, d'isoler l'extrême-droite,de convaincre progressivement les forces armées de Vientiane, d'empêcher absolument l'extrême-droite de torpiller le GUN par leur forces armées et de provoquer une confrontation armée sanglante, de paralyser et d'anéantir le pouvoir militaro-administratif de Vientiane du sommet à la base. Pour cela, la tactique est de s'appuyer sur les mots d'ordre de paix, d'indépendance, de démocratie, de concorde et d'unité nationale; s'allier à toutes les forces sympathisantes même la noblesse et le roi, d'utiliser opportunément toutes les contradictions internes des différentes fractions de la droite pour les diviser.
Le 24 décembre 1974, le régiment 104 des F.A.R. stationné à Houai-sai changea de camp. Les officiers et soldats du régiment déclarèrent se placer sous le contrôle du GUN. L'agitation gagne les autres unités.
Le 28 décembre 1974, Souvanna-phouma, Premier ministre et Président du Conseil du gouvernement provisoire d'Union nationale, et Souphanouvong Président du Conseil politique consultatif national, signèrent ensemble le "Programme d'édification de la paix, de l'indépendance, de la neutralité, de la démocratie, de l'unité et de la prospérité du peuple lao", plus connu sous le nom du Programme politique en dix-huit points (ou Accord en 18 points). Ce document scella le sort de la "Partie de Vientiane" car son application aboutira automatiquement à la suprématie du NLHS. Désormais chaque citoyen, chaque fonctionnaire, chaque policier ou militaire peut s'en réclamer pour mettre à mal les hiérarchies établies dans la société et l'appareil militaro-administratif de Vientiane. Aussitôt après l'officialisation du "Programme politique", les manifestations éclatèrent dans les villes demandant son application.
L'insurrection générale de 1975
Début janvier, dans les villes sous contrôle de Vientiane les activités économiques tournaient au ralenti; les écoles n'étaient pas fermées mais les meetings remplaçaient les cours; les défilés et les manifestations se succèdaient réclamant l'application des "18 points", et l'entrée des forces armées patriotiques dans les villes. L' USAID et les différents organismes américains commençaient à évacuer leurs personnels.
Le 4 janvier 1975 à Paksé, des lycéens saccagèrent le siège de l'USAID en réclamant l'entrée des troupes patriotiques "pour assurer la sécurité du peuple". Les manifestants prenant leurs ordres chez un parlementaire Ki-kèo, plébiscitèrent le général Soutchay Vongsavanh commandant de la 4ème Région militaire, comme chao khoueng.
A Savannakhet, le général Nouphet Daoheuang commandant la 3ème Région militaire laissa entrer dans la ville les forces armées patriotiques.
Dans la province de Khammouane, les FAR (forces armées royales) réprimèrent les manifestations, notamment à Nong-bok où les troubles durèrent plus d'un mois. A Thakhek, le 6 janvier 1975 après une manifestation, les FAR s'opposèrent à l'entrée du Pathet Lao. Il s'en suivit un fusillade causant la mort de deux manifestants. Aussitôt le NLHS fit connaître à Souvanna phouma sa volonté de voir appliquer l'accord en 18 points, au besoin par la force. Le Premier ministre se prononça publiquement pour l'application du "Programme politique en 18 points".
En ce début de l'année 1975, le NLHS décida d'en finir avec les Hmongs des Forces spéciales qui l'ont combattu durant 15 ans à côté des Américains, et qui constituaient encore la force armée la plus redoutable de la "Partie de Vientiane". D'ailleurs, le démantellement des Forces spéciales était dans le Programme politique en 18 points. Vers la fin de la saison sèche, le NLHS massa ses troupes en nombre considérable dans la province de Xieng-khuang, notamment autour de Long-chèng le quartier général de Vang Pao. Avant d'ouvrir les hostilités, le NLHS déclara à la radio qu'il n'y aura pas de quartier. Le NLHS attaqua le 27 mars 1975 et bouscula les troupes hmongs réduites à quelques milliers hommes depuis l'Accord de Vientiane au nœud routier de Sala Phou-khoun. Privés d'appui aérien refusé par Souvanna phouma, les Hmongs ne pouvaient opposer qu'une faible résistance face à l'artillerie lourde communiste. Le général Kouprasith envoya 2 bataillons attaquer les positions Pathet Lao à Na-nhang et à Dane-sung au nord de Vientiane pour soulager les Hmongs qui purent ainsi se retrancher dans Long-chèng.
Dans ce climat déliquescent, la nouvelle de la chute de Phnom Penh (17 avril) puis de Saigon (30 avril) fit basculer le rapport de force nettement en faveur du Nèo Lao Haksat.
Apprenant la chute de Saïgon, Kaysone Phomvihane s'écria: "Une telle situation favorable à la prise du pouvoir ne se présente qu'une fois tous les 1.000 ans!".
Estimant que toutes les conditions sont réunies, le NLHS donna le signal du soulèvement général, combinant d'après lui-même "des actions légales, semi-légales et illégales":
"Le 6 mai 1975, notre Parti constatant que la situation révolutionnaire était mûre à point, a ainsi déclenché le soulèvement général, lançant puissamment l'offensive tout azimut pour s'emparer du pouvoir administratif dans tout le pays par les trois coups de massue stratégiques dans les trois zones".
Dans la nuit du 6 mai à Vientiane en plein centre ville, Chao Boun-om Na Champassak fut assassiné par une grenade lancée dans sa voiture. Le signal de l'insurrection générale était donné, et bientôt un climat de terreur s'installera dans les villes. Peu après, Chao Boun-oum, frère de la victime, s'enfuit en Thaïlande.
Aussitôt les manifestations anti-américaines et anti-droites secouèrent tout le pays; les agents du NLHS exploitèrent habilement le mécontentement populaire devant la dévaluation du kip, entretinrent une agitation permanente dans la rue. A l'occasion de la fête du 1er mai, les manifestations prenèrent de l'ampleur et continuèrent dans les semaines qui suivirent malgré la désapprobation de Souvanna phouma. Les manifestants occupèrent les locaux des différents organismes américains, notamment "Silver city" près du That luang, qui devinrent leurs lieux de réunions. La veille de chaque meeting, les conducteurs de tricycle (sam lor) formant les plus véhéments des manifestants, étaient rénumérés pour leur participation.
A l'approche du 11 mai, fête de la constitution, les évènements s'accélérèrent. Le 8 mai, lors d'une réunion du Mouvement pour la concorde nationale à l'Ecole technique allemande, les partipants, dont le représentants du Parti neutraliste, décidèrent de créer le mouvement des 21 organisations pour la paix et la concorde nationale (Sao-et ong-kan) et appelèrent à une manifestation au stade national le jour suivant pour réclamer la démission de Ngon, Sisouk, Houmphan, Khamphai Abbhay et Chanthom Chanthalasy. Les principaux initiateurs de ce mouvement furent Sameu Mouthalay, Sisavang Chanthépha et Hiem. Dans la nuit, Souvanna phouma convoqua Sameu et lui dit d'annuler le meeting mais ce dernier le maintint prétextant le manque de temps. Dans la nuit du 9 mai, 2 représentants des élèves sous-officiers de Chinaimo rencontrèrent Sameu et lui firent part de leur inquiétude; les élèves sous-officiers formaient la troupe d'honneur de la fête du 11 mai et étaient lourdement armés par leur commandant. Sameu les fit rencontrer Thong-pen et Sone Thammavonsa, des représentants du NLHS. Ces derniers leur conseillèrent de résister sur place; Sameu proposa de les faire évacuer sur l'Ecole technique allemande dont il était le directeur. Dans la nuit du 10 mai, plus de 150 élèves sous-officiers et quelques officiers étaient barricadés dans l'Ecole et réclamèrent la protection du GUN. L'affaire fit grand bruit et contribua à la rebellion dans d'autres unités.
Pendant ce temps, la situation des Hmongs assiégés dans Long-chèng devenait intenable. Selon le Dr Yang Dao, un Hmong membre du Conseil politique consultatif national, qui mena les négociations avec Phoumi Vongvichit, ce dernier offrit à Vang Pao de choisir l'exil ou la mort. Peu après, épouvanté par la dûreté du ton contre les Hmongs, Yang Dao s'enfuit en Thaïlande. La C.I.A. en place à Udon Thani organisa à partir du 10 mai un pont aérien à la demande de Vang Pao pour évacuer plus de 5.000 hommes des forces spéciales et leurs familles.
A Luang Phabang, les manifestants obligèrent le Roi en partance pour présider la fête de la constittution du 11 mai à Vientiane à signer un document affirmant qu'il n'ouvrira pas la session parlementaire prévue; le Roi arrivé à Vientiane aura droit à une deuxième manifestation.
Le 10 mai, Sisouk Na Champassak (ministre de la défense), Ngon Sananikone (ministre des finances) et le général Kouprasith Abhay (Commandant de la 5ème Région militaire de Vientiane et Chef de l'Etat-major) gagnèrent la Thaïlande, suivis par des Vientianais fortunés terrorisés.
Bientôt l'Armée royale entière bascule dans le camp du "Programme" aidée en cela par l'attitude de Souvanna phouma. Le général Kham-ouane Boubpha, un neutraliste bon teint, secrétaire d'Etat qui dirigea le ministère de la défense après la fuite de Sisouk Na Champassak, aura un rôle important dans la "neutralisation" des Forces armées royales.
Le plan du NLHS était d'éliminer méthodiquement toute vélléité de résistance de la "Partie de Vientiane", à commencer par l'armée, puis la police et enfin l'administration. Soldats, policiers et fonctionnaires petit à petit seront avalés par l'implacable système des "séminaires". S'ils réchappaient à la malnutrition et aux maladies, parfois aux mauvais traitements, ils reviendront chez eux définitivement brisés psychologiquement.
Le 25 mai, tous les officiers et sous-officiers des Forces armées royales étaient conviés à un séminaire de 2 semaines à Chinaimo. Bien traités, ils faisaient tous leurs auto-critiques et ressortaient du séminaire confiants en la volonté de concorde nationale du NLHS. Le général Bounpone, commandant en chef des F.A.R., proposa même de financer des séminaire pour militaires avec les reliquats des crédits américains alloués à leur formation. Lors que les autorités mixtes leur demanderont quelques semaines plus tard d'aller à un séminaire dans le Nord, beaucoup parteront en volontaires. Ainsi disparaissèrent presque tous les hauts militaires de l'armée royale. Pendant ce temps, dans l'espoir de les faire libérer ou par sentiment de culpabilité, leurs femmes et leurs familles participaient aux meetings dénonçant l'impérialisme américain et ses valets.
Entre temps le bureau politique s'était réuni du 7 au 8 juin et avait pris la décision "d'abolir définitivement l'appareil administratif et l'armée de l'ennemi, et de les remplacer par une administration et des forces armées révolutionnaires".
L'administration mixte était remplacée par des comités révolutionnaires dans les provinces de Borikhane (actuellement Bolikhamsay; 17 juin), de Xieng-khuang (20 juin), de Champassak (3 juillet), de Sayabouli (début d'août), de Luang Phabang (21 août).
Après le commandement militaire, les officiers et sous-officiers de police étaient à leur tour invités aux séminaires. Le 27 juillet, le colonel Deuane les fit réunir à Done noun et leur annoça leur départ pour Viensay, "dans le but de faire des études". Plus de 250 partirent ainsi de leur plein gré, avec l'espoir de réintégrer leurs postes après. La police de Vientiane était remplacée par la milice des usines d'électricités et des eaux. Puis venaient les fonctionnaires, dénoncés par leurs subordonnés et les commissions, qui n'opposeront aucune résistance.
Le 23 août 1975 a lieu un grand meeting à Vientiane au cours duquel les orateurs annonçèrent la fin de l'administration mixte. Le jour suivant Vientiane était sous contrôle du N.L.H.S. et dirigé par un Comité révolutionnaire.
Le voyage officiel du Roi en Europe organisé par le Gouvernement est annulé le 26 août.
A partir de fin septembre des dignitaires du régime de Vientiane comme Bong Souvannavong, Chao Souk Bouavong étaient arrêtés.
Le 12 octobre à Viengsay, Kaysone Phomvihane resté discret jusque là, prédit que "la révolution s'accélérera". Le Conseil politique consultatif national établit aussitôt de nouvelles dispositions pour les élections. Mi-novembre, les manifestants demandèrent la dissolution du GPUN et du CPCN inadaptés à la nouvelle situation.
L e 21 novembre à l'occasion d'une session spéciale du Conseil politique consultatif national à Viengxay, beaucoup de membres de la "Partie de Vientiane" qui y participèrent, prendront directement le chemin des "centres de séminaires" (Chao Sisoumang Sisaleumsouk, Houmphanh Norasing, Khamtou Sakda, Salat Rasasak); des quatre ministres de la "Partie de Vientiane" invités à participer à cette dramatique session et venus avec Singkapo, seul Leuam Insisiengmay reviendra; les autres, Phèng Phongsavanh, Soukan Vilaysane, Touby Lyfoung disparaitront définitivement dans les camps de rééducation.
Durant le mois de novembre, des élections étaient organisées pour désigner les membres des comités de quartier et de district, ainsi que des représentants du peuple dans tout le pays (23 novembre).
Le 28 novembre, le GPUN était démissionnaire. Le même jour, Souvanna-phouma et Souphanouvong étaient à Luang Phabang pour persuader le roi d'abdiquer. Le jour suivant, le roi Savang Vatthana abdiqua.
Désormais, plus rien ne gênait le Parti pour accéder au monopole du pouvoir.

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Dernière édition par Pat le Dim 29 Aoû - 20:33 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 15:27 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

Plus court : ( source:  http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=643&langu… )

Chronologie depuis 1953

21 juillet 1954 Accession du Laos à l'indépendance
17 avril 1955 Ouverture d'une conférence internationale à Bandoeng
14 décembre 1955Admission à l'Organisation des Nations unies (ONU)
4 mai 1958 Tenue d'élections au Laos
30 octobre 1959Savang Vatthana : chef d'État (investiture/assermentation)
2 décembre 1975 Renversement du gouvernement au Laos
2 décembre 1975Prince Thao Souphanouvong : chef d'État (investiture/assermentation)
8 décembre 1975 Kayson Phomvihan : chef du gouvernement (investiture/assermentation)
20 juillet 1979 Ouverture d'une conférence internationale sur les réfugiés de la mer en Asie du Sud-Est
8 mai 1984 Annonce du boycott des Jeux olympiques de Los Angeles par l'URSS
17 février 1986 Ouverture du premier Sommet de la francophonie
31 octobre 1986Phoumi Vongvichit : chef d'État (investiture/assermentation)
15 août 1991Kayson Phomvihan : chef d'État (investiture/assermentation)
15 août 1991 Khamtay Siphandon : chef du gouvernement (investiture/assermentation)
21 novembre 1992Nouhak Phoumsavan : chef d'État (investiture/assermentation)
24 février 1998Kanthay Siphandon : chef d'État (investiture/assermentation)
24 février 1998 Sisavat Keobounphan : chef du gouvernement (investiture/assermentation)
27 mars 2001 Boungnang Vorachith : chef du gouvernement (investiture/assermentation)
8 juin 2006Choummaly Sayasone : chef d'État (investiture/assermentation)
8 juin 2006 Bouason Bouphavanh : chef du gouvernement (investiture/assermentation)


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 15:28 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

DIEN BIEN PHU 55 ans déja, mais c'est pas si vieux!

Un meeting a eu lieu dans la matinée du 5 mai dans la salle de réunion du comité central de la propagande du Parti pour commémorer la victoire de la bataille de Dien Bien Phu qui a 55 ans.

Le meeting s’est déroulé sous la présidence de M. Sisavat Keobounphanh, membre du comité central du Parti, président du Front Lao d’édification nationale et conseiller de l’Organisation centrale des masses populaires, en présence des secrétaires du comité du ministère, des secrétaires adjoints du comité du Parti et des fonctionnaires travaillant dans le domaine idéologique auprès de la capitale.
M. Sisavat Keobounphanh, au nom des grands combattants révolutionnaires du Laos, a expliqué le déroulement de la victoire historique que fut Dien Bien Phu. La stratégie mise en place a permis de détruire l’armée des colonisateurs français de l’Indochine, malgré le nombre. Il s’agit donc d’une grande victoire obtenue après de longs combats des Vietnamiens qui furent là des héros, marquant la fin de l’agression des colonisateurs et de leurs mercenaires.
Cette journée mémorable du 7 mai 1954, à part d’être un triomphe militaire, fut un tournant dans l’histoire de l’Indochine dont la base commençait à branler depuis 1953, menant le pays à l’indépendance tant désirée.
Dien Bien Phu se situe dans la province éponyme au nord ouest du Vietnam qui sert de frontière avec le Laos. C’etait un site stratégique reliant le nord du Vietnam au sud de la Chine et au nord-est du Laos. Selon le plan stratégique du Parti communiste vietnamien (PCV), le bureau politique du PCV a décidé de livrer là une bataille décisive à l’automne 1953 dans l’optique de gagner enfin la guerre et d’obtenir l’indépendance, ce qui arrivera quelques mois plus tard.
M. Bounphanh a parlé du courage conjoint des soldats volontaires vietnamiens et des soldats laotiens de l’armée de la liberté tout au long des combats de la fin décembre 1953, attaquant de conserve la partie centrale du Laos.
Cette victoire n’a pas seulement servi les Vietnamiens, mais elle fut à l’origine de la libération du joug des Laotiens et des Cambodgiens, voire de tous les opprimés de la planète en ce milieu de 20e siècle. Dixit KPL.


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 15:29 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

Pour marquer le 100 e anniversaire de la naissance du président Souphanouvong, plusieurs ministères, établissements publics, services et provinces ont organisé des événements relatant les activités et les hauts faits du président, qui a consacré sa vie à la révolution, au peuple et à la nation lao.
Dans la matinée du 8 juillet, au Palais national de la culture, plusieurs centaines de fonctionnaires et d'étudiants, venus de différents services et écoles relevant du ministère de l'Information et de la culture, ont assisté à un symposium sur la vie du premier président de la République Démocratique Populaire Lao. On y a relaté sa contribution à la lutte révolutionnaire contre l'administration de l'ancien régime ainsi que certains événements importants de sa vie, en particulier son évasion de prison pour regagner la zone de repli révolutionnaire de Houaphanh.
M. Bouasy Chareunsouk, ancien membre du comité national pour la construction du musée Kaysone Phomvihane, est l'un des dirigeants révolutionnaires qui fut arrêté et qui a vécu la même situation que le président Souphanouvong. Il a ainsi rappelé à l'assistance l'histoire du Laos, la lutte de son peuple sous la direction du Parti populaire lao, (Parti populaire révolutionnaire lao actuel) l'arrestation et l'emprisonnement des dirigeants révolutionnaires ainsi que la victoire finale de la Révolution sur l'ancien régime.
M. Bouasy Chareunsouk n'a pas oublié de mentionner que, depuis 1893, date à laquelle le pays était tombé sous l'occupation coloniale, les Lao ont sans cesse lutté pour obtenir leur indépendance. En 1954, après sa défaite face à la lutte des peuples d'Indochine, la France coloniale a dû signer un accord établissant le partage entre le Vietnam du Nord et le Vietnam du Sud et reconnaissant la province de repli de Nèo Lao Hakxad, où le Pathet Lao avait regroupé plus de 10 000 personnes parmi lesquelles nombre de fonctionnaires et de soldats.

Considérant que ces forces représentaient un danger pour le gouvernement de l'époque, les réactionnaires, soutenus par les Américains, avaient tout mis en oeuvre pour évincer le Pathet Lao. Suite à la perte de plus de 5000 soldats, ils furent cependant contraints de signer l'accord de Vientiane, en octobre 1957, qui traitait de la paix nationale et établissait un gouvernement de coalition. Deux bataillons de 1500 personnes furent envoyés par le Pathet Lao pour former l'armée nationale et M. Souphanouvong fut nommé ministre du Plan. Les élections générales, les victoires furent favorables au Pathet Lao mais sous la pression des Américains, le gouvernement de droite de Phouy Sananikone s'est efforcé de liquider les forces de gauche (Pathet Lao), envoyant ses forces encercler les bataillons 1 et 2 et en arrêtant certains dirigeants du Pathet Lao parmi lesquels le président Souphanouvong.
Animés d'un profond patriotisme, soutenus par le peuple et grâce à leur détermination, les prisonniers réussirent leur évasion le 25 mai 1960. Après ces faits, a souligné M. Bouasy Chareunsouk, la guerre civile s'est intensifiée. Par la suite, plusieurs événements importants eurent lieu, notamment le coup d'Etat à l'encontre du gouvernement en place. Ce dernier fut alors remplacé par un gouvernement de coalition tripartite où M. Souphanouvong fut nommé vice-Premier ministre et ministre du Plan.

M. Bouasy a rappelé la similarité entre la deuxième réunion nationale et le précédent gouvernement où la droite ne cherchait qu'à « faire sortir le tigre de la grotte afin le tuer plus facilement. »
Arrestations et violences contre les forces de gauche et du centre augmentèrent sur l'ensemble du territoire et notamment à Vientiane, où l'assassinat du ministre des Affaires étrangères, M. Kinim Pholséna, fut suivie du coup d'Etat contre le gouvernement tripartite, le 19 avril 1964.
Dès lors, a expliqué M. Bouasy Chareunsouk, la droite, soutenue par les Américains, a relancé la guerre en Indochine, mobilisant l'intégralité de ses forces terrestres et aériennes. A cette période, le Laos connut la pire guerre de son histoire. Comme sur le terrain le Pathet Lao occupait plus de la moitié du territoire national, le gouvernement Souvannaphouma (gouvernement de Vientiane à l'époque) avait alors préconisé des négociations avec le Pathet Lao.
Le 3 février 1970, à la plaine des Jarres ( Xiengkhouang), M. Souphanouvong, en tant que personnalité clé dans ces négocia tions, a exigé le retrait inconditionnel des Américains et l'arrêt immédiat des bombardements au Laos.
Le 22 février 1973 fut conclu l'accord sur le cessez-le-feu au Laos et la paix nationale. Plusieur s mouvements opposés à la droite firent leur apparition, meetings et grèves eurent lieu quotidiennement dans l'ensemble du pays. Le 23 août 1975, un soulèvement national entraîna l'abolition de l'ancien régime. Le 2 décembre, la République Démocratique Populaire Lao fut fondée et
M. Souphanouvong devint le premier Président du Laos.
Le 7 juillet dernier, dans sa province natale, une cérémonie a été organisée pour célébrer le 100 e anniversaire du président. La cérémonie s'est déroulée sur la place où est érigée sa statue. Plusieurs personnalités importantes du Parti et du gouvernement, dont le vice-Président de la République M. Bounnhang Vorachit et le vice-Premier ministre et membre permanent d u gouvernement, M. Somsavat Léngsavad, ont assisté à l'événement. Au cours de la matinée, a été inaugurée une exposition de photos sur la vie, les activités et les hauts faits de M. Souphanouvong.


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 15:30 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

Voici le lien d'un excellent exposé réalisé par notre ami Phonesavanh: 


https://share.acrobat.com/adc/document.do?docid=0d24be93-27fc-43e5-9943-19f…


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 15:31 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

Petits pdf pour apprendre un peu plus sur le passé du Laos:

http://www.sinoptic.ch/ceria/textes/Laos_Rapin.pdf

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/hom_0439-4216_1990_n…


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 15:33 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

Carte de l'indochine de 1886



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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 15:33 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

Aux origines du Pathet Lao

A l'occasion du 61 e anniversaire de la fondation de l'Armée populaire lao, le 20 janvier 1949, Le Rénovateur rappelle quelques-uns des principaux événements qui ont marqué la lutte entreprise par le peuple lao pour se libérer des occupants étrangers.
Commandant en chef de l'armée du gouvernement de résistance, M. Souphanouvong a été obligé, à son grand regret, de quitter au printemps de 1946 la ville de Thakkhèk pour la Thaïlande, après que la ville fut tombée de nouveau sous le contrôle des occupants, afin de se faire soigner et de réorganiser la résistance. Après avoir pris la ville de Thakkhèk et la province de Savannakhet, les occupants ont repris également la capitale Vientiane fin avril 1946. Tout le pays était alors tombé sous occupation étrangère, et la plupart des membres de la résistance se sont réfugiés en Thaïlande. M. Souphanouvong était allé à la rencontre de son demi-frère Phetsarath et d'autres membres du gouvernement de résistance à Bangkok, pour demander l'aide de la Thaïlande, du Vietnam et de la Birmanie (aujourd'hui le Myanmar) en vue de réorganiser la lutte contre l'occupation. Le commandant en chef de l'armée de résistance a envoyé à cette fin un représentant au Vietnam pour rencontrer Pham Van Dong, l'un des principaux dirigeants vietnamiens. Encouragé par l'attitude du Vietnam, M. Souphanouvong, lors d'une conférence de presse donnée à Bangkok, a déclaré qu'il continuerait la lutte et qu'il emporterait la victoire dans un proche avenir grâce au soutien des pays amis et épris de paix dans le monde. Après la fondation de l'Armée populaire lao dans la zone libérée, le 20 janvier 1949, M. Souphanouvong s'est rendu au Vietnam, à l'invitation du président Ho Chi Minh, pour examiner comment les deux pays pourraient poursuivre ensemble la lutte contre l'occupant commun. Dans la zone libérée, M. Souphanouvong a rencontré ses compatriotes et ses compagnons d'armes, notamment Kaysone Phomvihane et Nouhak Phoumsavanh.
Le 13 août 1950 a eu lieu le 1 er congrès du Front uni du Laos libre (Nèo Lao Hakxad), à l'issue duquel a été constitué le gouvernement provisoire du Pathet Lao. M. Souphanouvong a été élu Premier ministre et président du comité de Nèo Lao Issara (ou Nèo Lao Hakxad). Ces décisions ont marqué un nouveau tournant dans la lutte du peuple du Laos contre l'occupant. On notera que « Nèo Lao Issara » ou « Nèo Lao Hakxad» sont les noms officiels de la résistance du peuple du Laos, tandis que le nom « Pathet Lao » date de la conférence de Genève sur le Laos. En effet, sur les documents émanant du Nèo Lao Hakxad était écrit « Pathet Lao », ce qui signifiait que ces documents venaient du Laos. C'est à partir de cette période que les Occidentaux, les Français notamment, ont appelé « Pathet Lao » le Nèo Lao Issara.


Khamphouth Xayasomroth


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MessagePosté le: Lun 8 Fév - 19:51 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

Le laos de 1353 à 1975 par Mr Kaysone Bilavan:


1353/--/-- : Fondation du premier Royaume unifié du peuple Lao avec l'établissement du Royaume de Lane-Xanq par le Roi Fa-Ngum qui y a introduit le bouddhisme et la statue de " Phra-Bang" .

1373/--/-- : Accession au trône de Phagna Sam Sène Thaï après le départ en exil forcé du Roi Fa-Ngum.

1520/--/-- : Photisarath succède au trône de Lane-Xang et déplace la capitale de Luang-Prabang à Vientiane.

1548/--/-- : Saysethathirath monte au trône du Royaume de Lan-Na (Chiengmay) à l'âge de 14 ans et retourne à MuongSua après deux ans de règne.

1550/--/-- : La statue de " Phrakèo Morakoth" (Bouddha d'Emeraude) est amenée de Chiengmay au Laos par Saysethathirath.

1637/--/-- : Soulignavongsa accède au trône après une longue lutte dynastique. Son règne dure jusqu'en 1694.

1641/11/03 : Visite au Laos du premier européen, le négociant hollandais Van Wusthoff qui, mandaté par le général-gouverneur de Batavia, Van Dieman, est reçu à Vientiane par le Roi Saysethathirath.

170O/--/-- : Scission du Lane-Xang en deux royaumes celui de Luang-Prabang et celui de Vientiane.

1778/--/-- : Invasion du Lane-Xanq par l'armée siamoise qui a confisqué et amené à Bangkok les statues de " Phrakèo" et " Phra-Bang" .

1827/--/-- : Destruction de Vientiane par les siamois.

1861/--/-- : Voyage au Laos du français Henri Mouhot qui a trouvé la mort à Luang-Prabang.

1862/--/-- : Occupation française de la Cochinchine (Vietnam du Sud).

1863/--/-- : Début du protectorat français sur le Cambodge.

1864/--/-- : Première incursion à Luang-Prabang des pirates Ho du Pavillon Noir venus du Yunnan (Chine du Sud).

1866/--/-- : Mission française d'exploration du Mékong à la recherche d'une voie de pénétration et de commerce avec la Chine méridionale mission accomplie jusqu'en amont de Luang-Prabang par Edouart de Lagrée et Francis Garnier.

1867/--/-- : Restitution de la statue de " Phra-Bang" par le Roi siamois Rama IV, mais " Phrakèo" est toujours gardée à Bangkok.

1870/--/-- : Début de règne du Roi Ounkham.

1874/--/-- : Occupation française du Tonkin (Vietnam du Nord).

1883-1885 : Intervention siamoise au Laos. Soutenu par l'Angleterre, le Siam étend son influence sur le Laos, prélude à une annexion ultérieure. Cette action préoccupe l'Empereur d'Annam et la puissance coloniale française.

1885/11/-- : Accord Franco-Siamois sur l'installation à Luang-Prabang d'un vice-consulat français. Auguste Pavie, secondé par huit assistants khmers, il a pris ses fonctions en Février 1887.

1886/05/07 : Convention provisoire Franco-Siamoise sanctionnant la création du vice-consulat français à Luang-Prabang.

1887/--/-- : La France décide d'intervenir au Lacs.

1887/05/-- : Les troupes siamoises de Chao Meune Voranat se retirent de Luang-Prabang et de Sip-Song-Phanhna.

1887/06/07 : Deuxième incursion des pirates mercenaires Ho de Dèo-Van-Tri, Luang-Prabang est saccagé pendant trois jours par 600 hommes pour venger l'enlèvement du frère du chef de cette bande par les siamois. Le Palais Royal et nombreuse pagodes ont été incendiés le 10 Juin. Le vieux Roi Ounkham, 76 ans, est sauvé par un assistant de Pavie qui l'a conduit à Paklay par le Mékong.

1888/--/-- : Abdication du Roi Ounkham en faveur de son fils, Sakarinh.

1890/04/-- : Soumission de Dèo-Van-Tri aux autorités coloniales françaises.

1892/--/-- : Négociations Franco-Anglaises reconnaissant l'influence française
sur la rive gauche du Mékong en territoire lao.

1893/05/-- : Occupation française de la rive gauche du Mékong.

1893/07/12 : Ultimatum français aux siamois en se servant de l'incident de Paknam à Bangkok comme prétexte pour exiger que le Siam leur cède le territoire situé à l'Est du Mékong ainsi que toutes les îles qui s'y trouvent.

1893/10/03 : Les siamois reconnaissent l'autorité de la France sur le Laos, consacrant ainsi l'occupation française au Laos où Pavie est nommé Commissaire Général.

1893/12/03 : Traité entre la France et le Roi de LuangPrabang.

1896/--/-- : Convention Franco-Anglaise sur la délimitation de la frontalière entre le Royaume du Laos et la Chine.

1899/--/-- : Le Laos est incorporé dans le territoire indochinois et placé sous le protectorat français.

1900/--/-- : Accession au trône de Champassack de Chao Ratsadanay (Chao Nhouy), succèdant à Chao Khamsouk.

1901/--/-- : Révolte de la population montagnarde de Boleven, menée par Pho-Kadouat et Kommadam, jusqu'en 1937, contre l'occupation française.

1903/--/-- : Retour au Laos de la province de Sam-Neua.

1903/--/-- : Accession au trône de Luang-Prabang de Sisavangvong, succédant à son père le Roi Sakarinh.

1904/02/13 : Traité Franco-Siamois par lequel le Siam cède la province de Champassack aux autorités françaises au Laos.

1904/04/08 : Convention Franco-Anglaise définissant les zones d'influence anglaise au Siam et française en Indochine.

1904/09/19 : Retour du Bassac au Laos.

1904/11/22 : Attribution à l'Annam des territoires de Darlac et de Kontum, amputés du territoire lao.

1904/12/06 : Rattachement de Strung-Tèng au Cambodge.

1905/07/20 : Retour du territoire de Paklay au Royaume de Luang-Prabang.

1907/03/23 : Traité Franco-Siamois définissant le tracé des frontières entre le Siam et le Laos. La province de Sayaboury est rattachée au Laos. Ce traité donne une configuration frontalière actuelle du Laos mais un nombre important de la population lao vivant sur la rive droite du Mékong, à l'exception de celle de Champassack et de Sayaboury, se trouve définitivement rattachée au Siam.

1907/03/23 : Traité Franco-Siamois délimitant la frontière entre la province de Champassack et le Siam.

1910/03/15 : Rattachement de Muong-Ou et de Xieng-Houn au Royaume de Luang-Prabang.

1914/--/-- : Révolte de la population des minorités ethniques du Nord du Laos, menée par Chaofa Patchay, jusqu'en 1921, contre l'administration française.

1914/02/26 : Convention Franco-Lao fixant le statut juridique du Royaume de Luang-Prabang, non ratifiée par le Parlement français.

1930/10/-- : Création du Parti Communiste Indochinois.

1936/--/-- : Mort de Kommadam.

1939/--/-- : Déclenchement de la deuxième guerre mondiale.

1940/06/12 : Traité Franco-Thailandais délimitant la frontière entre le Laos et la Thaïlande, prenant la ligne du courant du Mékong comme tracé, ce qui fait perdre au Laos un certain nombre d'îles fluviales.

1941/05/09 : Traité Franco-Thailandais, signé à Tokyo, cédant à la Thaïlande les provinces de Sayaboury et de Champassack après deux ans d'hostilités entre les troupes coloniales françaises et celles de la Thaïlande.

1941/08/21 : Traité Franco-Lao sur la formation du gouvernement de Luang-Prabang dirigé par Tiao Phetsarath (Tiao Maha Oupahat).

1941/12/-- : Capitulation de l'administration coloniale française de Vichy devant l'invasion japonaise en Indochine.

1942/03/-- : Idée de " La Grande Asie" lancée par le Japon avec comme slogan " Le peuple asiatique est souverain sur les territoires de l'Asie" .

1945/03/09 : Coup de force japonaise en Indochine. Les autorités françaises répliquent par la création d'une force de résistance Franco-Lao.

1945/04/06 : Les forces japonaises occupent Luang-Prabang

1945/04/08 : Proclamation à Luang-Prabang de l'Unité et de l'Indépendance
du Laos par le Roi Sisavangvong sous l'égide japonaise.

1945/05/11 : Promulgation de la Constitution établissant un régime démocratique au Laos mais placé au sein de l'Union Française.

1945/07/17 : La Chine est chargée par la conférence des puissances alliées de Potsdam de désarmer les troupes japonaises en Indochine au dessus du 16' parallèle l'Angleterre a la même charge en dessous de cette ligne.

1945/08/15 : Reddition des troupes japonaises en Indochine.

1945/08/30 : Le Roi Sisavangvong, par une déclaration solennelle, réaffirme
la continuité du protectorat français au Laos.

1945/09/01 : Le prince Phetsarath, devenu chef du mouvement " Lao-Issara" (Laos-Libre), dénonce les traités de 1941 cédant les provinces de Sayaboury et de Champassack à la Thaïlande.

1945/09/02 : Capitulation japonaise dans le Pacifique mettant fin à
la guerre en Asie.

1945/09/12 : Arrivée au Laos des forces chinoises chargées de désarmer
les troupes japonaises.

1945/09/15 : Le prince Phetsarath annonce la formation d'un gouvernement "Lao-Issara" dont il assume les fonctions de premier ministre.

1945/10/04 : Appel du prince Phetsarath adressé aux grandes puissances pour la reconnaissance de l'indépendance du Laos.

1945/10/08 : Création du " Comité du Laos Indépendant" par le prince Souphanouvong.

1945/10/10 : Destitution de Phetsarath des fonctions de Vice-Roi et de premier ministre du gouvernement de LuangPrabang par le Roi Sisavangvong sous l'impulsion des français.

1945/10/12 : Proclamation de l'indépendance du Laos par le mouvement " Lao-Issara" . Formation d'une chambre de représentants du peuple, d'un gouvernement avec Tiao Phetsarath comme premier ministre et promulgation d'une Constitution provisoire.

1945/10/14 : Investiture du gouvernement " Lao-Issara" .

1945/10/20 : Destitution de Roi Sisavangvong et du prince héritier Savang Vatthana par les représentants du peuple Lao-Issara. Tiao Phetsarath est nommé chef de l'Etat.

1945/10/30 : Convention militaire entre le Vietminh et le Lao-Issara.

1945/10/30 : Fusion entre le Comité du Laos Indépendant et le gouvernement Lao-Issara.

1945/11/-- : Traité entre le Lao-Issara et le Vietminh constituant un " Front commun de lutte" .

1945/11/01 : Le prince Souphanouvong,après avoir recentré Ho-Chi-Minh, arrive à Vientiane pour devenir ministre de la défense dans le gouvernement Lao-Issara, présidé par Xieng Mao Vilay.

1946/02/28 : Accord sur le retrait des troupes chinoises venues au Laos pour désarmer les forces japonaises.

1946/03/21 : Echec du soulèvement mené par Souphanouvong à Thakhek contre l'occupation française.

1946/04/23 : Réintrônisation du Roi Sisavangvong.

1946/04/24 : Reconquête de Vientiane par les troupes Franco-Lao. Exilés en Thaïlande du gouvernement Lao-Issara de Xieng Mao Vilay.

1946/04/26 : Formation à Vientiane d'un gouvernement présidé par le prince Kindavong.

1946/05/13 : Reconquête de Luang-Prbang par les troupes Franco-Lao.

1946/07/-- : Souphanouvong quitte Bangkok pour Hanoi pour des entretiens avec Ho-Chi-Minh et les dirigeants nordvietnamiens.

1946/08/26 : Le prince Boun Oum renonce à ses droits dynastiques sur le trône de Champassack.

1946/08/27 : Signature à Dalat d'un Modus-Vivendi FrancoLao reconnaissant l'unité et l'autonomie interne du Laos. Sisavangvong devient Roi du Laos dans sa totalité après avoir été seulement celui de Luang-Prabang.

1946/11/15 : Accord de Washington rétrocédant au Laos les territoires annexés par la Thaïlande en 1941.

1946/12/15 : Election à l'Assemblée Constituante du Laos.

1946/12/16 : Fête célébrant l'intégrité territoriale retrouvée du Laos après la restitution de Sayaboury et de Champassack.

1947/03/-- : Echec de l'offensive Lao-Issara menée par Souphanouvong contre les forces Franco-Lao au Nord du Laos.

1947/03/15 : Constitution adoptée par l'Assemblée Constituante.

1947/05/11 : Promulgation de la Constitution par le Roi Sisavangvong. Le Laos devient une monarchie constitutionnelle et la fête nationale est fixée au 11 Mai.

1947/08/24 : Election de la première législature au suffrage universel.

1947/11/21 : Ouverture de la l ère Assemblée Nationale du Laos avec 33 députés élus.

1947/11/25 : Formation du gouvernement présidé par le prince Souvannarath.

1948/03/25 : Formation du gouvernement présidé par Chao Boun Oum Na Champassack.

1948/05/24 : Ouverture du Conseil du Roi.

1948/0816 : Ouverture du Congrès National pour réviser la Constitution.

1949/05/16 :Exclusion du prince Souphanouvong du gouvernement Lao-Issara.

1949/07/19 : Signature à Paris de la Convention Générale Franco-Lao reconnaissant l'indépendance du Laos (souveraineté intérieure) au sein de l'Union Française.

1949/09/l4 : Promulgation de la Constitution révisée.

1949/10/24 : Dissolution du mouvement Lao-Issara. La majorité de ses dirigeants retourne à Vientiane sauf Souphanouvong et ses partisans qui ont repris le maquis pour continuer la lutte.

1950/02/06 : Conventions annexes Franco-Lao transférant aux autorités lao les compétences détenues jusqu'alors par les français.

1950/02/10 : Les Etats-Unis et la Grande-bretagne reconnaissent l'indépendance du Laos.

1950/02/27 : Formation du Gouvernement Phoui Sananikone.

1950/03/23 : Création de l'Armée Nationale Lao.

1950/08/-- : Souphanouvong tente de se rapprocher de Phetsarath en vue d'une création du Nèo-Lao-Issara.

1950/08/13 : Premier Congrès de la Gauche lao, réuni à Tuyen-Quang (Nord-Vietnam), présidé par Souphanouvong et à l'issue duquel sont crées le Gouvernement du Pathet-Lao et le Nèo-Lao-Issara (Front National Uni du Laos Libre).

1950/09/-- : Implantation du Nèo-Lao-Issara à Samneua puis établissement de la jonction avec les forces de Sithonh Kommadam au sud du Laos.

1950/11/15 : Création du " Front Commun de la Lutte Indochinoise" .

1950/11/27 : Accord entre la France et le Laos, signé à Pau.

1951/03/-- : Création du Parti Communiste Lao.

1951/03/10 : Accord d'alliance entre le Nèo-Lao-Issara, le Khmer-Issara et le Vietminh pour une lutte commune en Indochine.

1950/08/18 : Election de la deuxième législature.

1951/11/21 : Formation du gouvernement du prince SouvannaPhouma.

1951/11/21 : Accord de coopération entre le Laos et les Etats-Unis.

1952/--/-- : Création du Parti des Travailleurs Lao (Phak Khonh Ngane Lao).

1952/02/18 : Installation d'une Représentation du Laos à Paris.

1952/10/-- : Souphanouvong participe à la conférence pour la paix en Asie-Pacifique, organisée à Pékin.

1953/04/13 : Les troupes Vietminh occupent Samneua par la division 312, la division 304 harcèle Xieng-Khouang et la 316 encercle Luang-Prabang.

1953/05/04 : Formation à Vientiane d'un gouvernement d'Union Nationale

1953/05/10 :Repli des troupes Vietminh de Xieng-Khouang et de Luang-Prabang.

1953/05/14 : Décret de mobilisation générale au Laos.

1953/05/29 : Formation à Samneua d'un gouvernement de lutte.

1953/10/22 : Traité d'Amitié et d'Association Franco-Lao reconnaissant l'indépendance du Laos.

1953/12/24 : Les troupes Vietminh occupent Thakhek, coupant le Laos en deux. Luang-Prabang est à nouveau encerclée.

1954/05/-- : Attentat à la grenade et désertion militaire à la caserne de Vientiane,
appelé " Complot de Chinaimo" .

1954/05/21 : Proclamation de la neutralité du Laos et de l'intégration du Pathet-Lao au sein de la communauté nationale par Phoui Sananikone, premier ministre.

1954/07/21 : Signature des Accords de Genève mettant fin à la guerre d'Indochine, établissant pour le Laos un cessez-le-feu, une Commission Internationale de Contrôle (C.I.C), composée des représentants de l'Inde, du Canada et de la Pologne rassemblement des Unités Combattantes Pathet-Lao à Samneua et Phongsaly.

1954/08/06 : Cessez-le-feu au Laos.

1954/09/08 : Traité de SEATO, signé à Manille, étendant sa zone d'action couvrant le territoire du Laos et du Cambodge.

1954/09/18 : Assassinat du ministre Kou Voravong.

1954/10/18 : Démission du gouvernement Souvanna Phouma.

1954/11/25 : Gouvernement de Katay D. Sasorith.

1955/01/-- : Début de l'aides Etats-Unis au Laos.
Création de l'U.S.O.M, de la Police de Combat contre le Communisme et attribution de 150.000.000 US$ d'aide à l'armée lao sur un total de 180 millions.

1955/01/03 : Echec des pourparlers entre le gouvernement et le Pathet-Lao : désaccord sur la réintégration du personnel civil et militaire.

1955/03/22 : Création du Phak Pasasonh Pativat Lao (Parti Populaire Révolutionnaire Lao.).

1955/04/-- : Conférence de Bandung des pays non-alignés prônant le principe de la coexistence pacifique dans les relations internationales.

1955/06/-- : Attaque Pathet-Lao contre la caserne de Muong Peunh dans la province de Samneua.

1955/07/-- : Rencontre sans résultat, à Rangoon, entre Katay D. Sasorith, 1er ministre, et le prince Souphanouvong.

1955/12/14 : Le Laos devient membre de Nations-Unies.

1955/12/25 : Troisième élection législative dans 10 provinces sur 12 et où est sorti victorieux le Parti Progressiste dirigé par Souvanna Phouma et Katay D. Sasorith.

1956/01/06 : Création du Nèo-Lao-Haksat (Front Patriotique Lao) par le l er Congrès du Nèo Lao Issara, dirige par Souphanouvong.

1956/03/21 : Formation du gouvernement de Souvanna Phouma.

1956/O5/04 : Arrestation des dirigeants du mouvement " Sinhtham" .

1956/08/-- : Reprise des pourparlers entre le Nèo Lao Haksat et le Gouvernement Royal, à Vientiane.

1956/08/19 : Souvanna Phouma, ler ministre, effectue des visites aux U.S.A, en Chine et au Nord-Vietnam.

1956/09/29 : Amendement constitutionnel voté l'Assemblée Nationale.

1956/12/28 : Déclaration commune Souvanna Phouma-Souphanouvong sur la formation d'un gouvernement d'union nationale, la dissolution du Pathet-Lao, la remise des povinces de Samneua et Phongsaly, et l'entrée du Nèo Lao Haksat au gouvernement.

1957/05/17 : Retour au Laos du prince Phetsarath après un long exil en Thaïlande. Le titre de Maha Ouparaj lui est restitué.

1957/05/18 : Samneua et Phongsaly remis au gouvernement royal par le Néo Lao Haksat.

1957/05/30 : Démission du gouvernement de Souvanna Phouma

1957/05/09 : Nouveau gouvernement de Souvanna Phouma.

1957/09/16 : Reprise des pourparlers au sein de la commission mixte gouvernement-Pathet Lao.

1957/10/16 : Communiqué conjoint SouvannaPhouma - Souphanouvong fixant les bases de la formation du gouvernement avec la participation du NLHS.

1957/11/02 : Accord sur la formation d'un gouvernement d'Union Nationale, sur la reconnaissance du NLHS comme formation politique.

1957/11/18 : Cérémonie de remise de Samneua et Phongsaly par le prince Souphanouvong au prince Héritîer.

1957/11/18 : Investiture du gouvernement d'Union Nationale, présidé par Souvanna Phouma, ayant Souphanouvong comme ministre du Plan et Phoumi Vongvichit comme ministre des Cultes et Beaux-Arts.

1958/--/-- : Visite au Laos de Ngo Dinh Nhu, frère du Président sud-vietnamien.

1958/--/-- : Ouverture à Vientiane d'un consulat de la Chine Nationaliste (Taïwan).

1958/01/19 : L'Armée Nationale administre Samneua et Phongsaly.

1958/05/04 : Elections législatives complémentaires, le NLHS obtient 9 sièges.

1958/06/13 : Création du " Rassemblement du Peuple Lao" .

1958/06/17 : Création du Comité de Défense des Intérêts Nationaux (C.D.I.N) composé de jeunes intellectuels et officiers généraux Khamphanh Panya, Leuam Rajsombath, Sisousouk Na Champassak, Inpèng Suryadhay, Chao Sopsaisana, les généraux Ouane Rathikoune , Sang, et Phoumi Nosavanh.

1958/07/05 : Manifeste du CDIN.

1958/07/19 :Ajournement " sine die" des activités de la C.I.C.

1958/07/28 : Démission du Gouvernement Souvanna Phouma après la suspension de l'aide américaine.

1958/08/18 : Formation du gouvernement Phoui Sananikone avec l'appui du CDIN sans aucun membre du NLHS.

1958/--/-- : Dévaluation du Kip qui passe d'un taux de 35 à 80 kip pour 1US$.

1958/12/28 : Le Nord-Vietnam accuse le Laos d'incursions militaires sur son territoire.

1959/--/-- : Mort du prince Phetsarath.

1959/01/-- : Invasion Vietminh au Sud-Laos.

1959/01/12 : Les généraux membres du gouvernement (Phoumi Nosavanh, Sounthone Patthammavong, Oudone Sananikone ) demandent la suppression du parlementarisme.

1959/01/14 : Pleins pouvoirs accordés au gouvernement Phoui Sananikone après les incidents de frontières avec le Nord-Vietnam.

1959/01/24 : Remaniement gouvernemental.

1959/03/09 : Visite au Laos de M. Dag Hammarjeald, Secrétaire Général de l'ONU.

1959/05/11 : Phoumi Nosavanh fait encercler les deux bataillons Pathet-Lao à Xieng-Hgeun et à la Plaine des Jarres. Ceci provoque une réaction violente de Hanoi contre le gouvernement lao et l'intensification de la guérilla.

1959/05/15 : Mise en résidence surveillée des dirigeants du NLHS y compris le prince Souphanouvong.

1959/05/18 : Le 2e bataillon du NLHS s'échappe de la Plaine des Jarres.

1959/07/02 : Reprise des attaques des forces du NLHS à Muong-Sone au Nord-Laos.

1959/07/28 : Emprisonnement de Souphanouvong et 8 dirigeants du NLHS à la caserne de Phonekhéng pour atteinte à la sûreté de l'Etat.

1959/06/05 : Congrès du CDIN consacrant le prise en main du pouvoir par l'Armée.

1959/08/04 : Proclamation de l'état d'urgence au Laos.

1959/08/04 : Protestation du gouvernement lao auprès de l'ONU contre
la recrudescence des attaques de la Radio-Hanoi.

1959/08/20 : Le prince Savang Vatthana nommé régent du Royaume.

1959/09/04 : Requête du Laos auprès de l'ONU pour qu'elle envoie une commission sur place enquêter sur l'invasion nord-vietnamienne.

1959/09/08 : Résolution du Conseil de Sécurité de lONU décidant l'envoi d'un sous-comité pour enquêter sur la situation au Laos, composé de représentants du Japon , de la Tunisie, d'Italie et de l'Argentine.

1959/09/12 : Envoi des conseillers militaires américains au Laos et implantation de l'USAID.

1959/09/17 : Arrivée à Vientiane du sous-comité de l'ONU.

1959/09/30 : Le sous-comité de l'ONU se rend à Samneua.

1959/10/13 : Départ du Laos du sous-comité de l'ONU.

1959/10/29 : Mort du Roi Sisavangvong, remplacé au trône par le prince Sri Savang Vatthana.

1959/11/11 : Deuxième visite au Laos du Secrétaire Général de l'ONU, M. Dag Hammarjeold.

1959/12/03 : L'élection législative fixée en Avril 1960.

1959/12/15 : Convocation d'une session extraordinaire de l'Assemblée Nationale.

1959/12/15 : Remaniement du gouvernement de Phoui Sananikone excluant tous les membres appartenant au CDIN.

1959/12/19 : Investiture parlementaire accordée au nouveau gouvernement Phoui Sananikone.

1959/12/19 : L'Assemblée Nationale décide de proroger son propre mandat jusqu'en Avril 1960.

1959/12/24 : Mise en état d'alerte de l'Armée Nationale.

1959/12/28 : Confirmation royale de l'expiration du mandat du Conseil du Roi.

1959/12/30 : Coup d'Etat du Général Phoumi Nosavanh renversant le gouvernement Phoui Sananikone.

1960/01/04 : Exigence royale pour la formation d'un gouvernement ne comportant pas de militaires.

1960/01/08 : Investiture royale au gouvernement de Kou Abhay où le général Phoumi Nosavanh occupe le poste de ministre de la défense.

1960/01/21 : Phoui Sananikone élu président du " Rassemblement du Peuple Lao" .

1960/04/24 : Quatrième élection législative où est sorti vainqueur le CDIN

1960/06/03 : Formation du gouvernement de Tiao Somsanith où prédomine les membres du CDIN.

1960/05/23 : Evasion de Souphanouvong et des dirigeants du NLHS du camp de Phonekhéng.

1960/08/09 : Coup d'Etat du capitaine Konglè proclamant une neutralité pour le Laos.

1960/08/13 : Démission du gouvernement de Somsanith, suite à des manifestations populaires et le vote de défiance de l'Assemblée Nationale.

1960/08/15 : Phoumi Nosavanh constitue à Savannakhet un Comité de contre-coup d'Etat et proclame la loi martiale.

1960/08/16 : Investiture accordée au gouvernement de Souvanna Phouma par 34 députés présents à Vientiane sur un total de 59.

1960/08/17 : Konglè remet la totalité de pouvoirs à Souvanna Phouma.

1960/08/24 : Le NLHS accorde son soutien à Souvanna-Phouma.

1960/08/31 : Investiture élargie au gouvernement Souvanna Phouma par 55 députés sur 59.

1960/09/-- : Sihanouk propose la neutralisation du Laos et du Cambodge.

1960/09/07 : Cessez-le-feu entre les forces de Souvanna Phouma et celles du NLHS.

1960/09/10 : Création du Comité Révolutionnaire à Savannakhet par Phoumî Nosavan qui proclame la suspension de la Constitution.

1960/09/12 : Gouvernement formé à Savannakhet et dirigé par Boun Oum Na Champassak.

1960/09/28 : Le NLHS occupe Samneua.

1960/10/07 : Suspension de l'aide américaine au gouvernement de Souvanna Phouma.

1960/10/13 : Arrivée à Vientiane du premier ambassadeur soviétique résident au Laos.

1960/10/17 : Rétablissement de l'aide américaine au gouvernement de Souvanna Phouma.

1960/11/01 : Création du Comité de Neutralité et d'Unité du Laos, à Vientiane.

1960/11/11 : Luang-Prabang se rallie au Comité se Savannakhet.

1960/11/11 : Début de l'aide soviétique, en armement et en carburant, aux forces neutralistes de Konglè, par pont aérien de Hanoi à Vientiane.

1960/11/19 : La Grande-Bretagne favorable à la neutralité du Laos.

1960/11/20 : Communiqué conjoint Souvanna Phouma-Souphanouvong sur la Neutralité et la formation d'un gouvernement d'Union Nationale.

1960/11/20 : Les forces du général Phoumi Nosavanh attaquent les neutralistes de Konglè à Vientiane.

1960/11/22 : Souvanna Phouma sollicite l'aide de l'Union Soviétique.

1960/12/08 : Coup de forces du général Kouprasit Abhay à Vientiane et parachutage des troupes phoumistes près de la capitale.

1960/12/09 : Souvanna Phouma quitte Vientiane pour se réfugier à Phnompenh et délégue le pouvoir à Quinim Pholséna,. Konglè reprend le contrôle de Vientiane.

1960/12/10 : Quinim Pholséna demande de l'aide militaire à Hanoi.

1960/12/12 : Ordonnance royale sanctionnant le renversement de Souvanna Phouma et la formation du gouvernement de Boun Oum à Savannakhet.

1960/12/13 : Attaques d'envergure de troupes phoumistes contre Vientiane.

1960/12/16 : Les forces phoumistes occupent Vientiane et celles dm Konglè se replient sur la pleine des jarres.

1960/12/31 : Les forces mixtes Konglè-NLHS s'emparent de la Plaine des Jarres. Au sud du pays, les troupes du NLHS occupent certaines positions importantes.

1961/01/05 : Création du Haut Conseil militaire combiné entre les neutralistes et le NLHS.

1961/01/15 : Occupation de Vangvieng par les troupes phoumistes.

1961/01/-- : Protestation du gouvernement Boun Oum contre l'agression nord-vietnamienne et chinoise au Laos.

1961/03/09 : Rencontre entre Souvanna Phouma et Phoumi Nosavan à Phnompenh.

1961/03/11 : Muong Kasy occupé par les neutralistes et le NLHS.

1961/03/23 : Le président Kennedy se déclare favorable à un Laos neutre et indépendant.

1961/03/29 : Déclaration du SEATO en faveur d'un Laos indépendant et non engagé.

1961/03/31 : Les neutralistes et le NLHS occupent Thavieng et Thathom, et par la suite, Laksao, Nhommarath, Mahaxay, Vangvieng, Muongsay, Namo, Muong Houn, Pakbèng, Muong Phinh et Tchépone.

1961/05/08 : Retour de la C.I.C au Laos.

1961/04/24 : Accord de cessez-le-feu entre les différentes parties lao.

1961/05/11 : Cessez-le-feu au Laos.

1961/05/16 : Ouverture de la conférence de Genève sur le Laos.

1961/05/17 : Réunion tripartite lao à Ban Namone.

1961/06/04 : Communiqué de Vienne entre Kennedy et Kroutchev sur la neutralité du Laos.

1961/06/22 : Accord de Zurich entre les trois princes lao.( Souvanna Phouma, Souphanouvong, et Boun Oum ) concernant la formation d'un gouvernement d'Union Nationale tripartite lao.

1961/08/03 : Rencontre tripartite lao à Phnompenh.

1961/08/05 : Réunion à Paris entre les ministres des Affaires Etrangêres des U.S.A, de la France et de la Grande-Bretagne sur le Laos.

1961/08/06 : La garnison phoumiste de Lao Ngam passe au NLHS.

1961/10/08 : Accord de Hine Heup entre les trois princes lao sur la désignation de Souvanna Phouma comme premier ministre du gouvernement d'Union Nationale.

1961/10/18 : Audience royale accordée à Souvanna Phouma à Luang-Prabang.

1962/01/19 : Accords de Genève des trois princes lao sur la composition du gouvernement d'Union Nationale.

1962/02/21 : Rencontre entre Souvanna Phouma et Boun Oum, à Vientiane.

1962/03/24 : Mr Harriman, envoyé spécial du président Kennedy, se rend à Vientiane.

1962/05/16 : Les U.S.A envoient 5000 soldats en Thaïlande.

1962/06/12 : Accords de la Plaine des Jarres entre les trois princes lao sur les détails de la formation du gouvernement.

1962/06/12 : Konglè se rend en visite à Pékin puis à Hanoi.

1962/06/23 : Formation du gouvernement d'Union Nationale après la démission du même jour de celui de Boun Oum.

1962/06/23 : Proclamation du cessez-le-feu sur tout le territoire du Laos.

1962/06/29 :Arrivée à Vientiane du premier Chargé d'Affaires de la République Populaire de Chine.

1962/07/04 : Création de la Commission Mixte pour l'application du cessez-le-feu.

1962/07/23 : Signature de l'accord de Genève sur la neutralité du Laos.

1962/08/08 : Souvanna Phouma effectue une tournée de visites en France, aux U.S.A et au Japon.

1962/08/27 : Transfert des responsabilités aux membres du gouvernement provisoire d'Union Nationale, sauf la clause concernant l'unification de l'armée

1962/09/04 : Le Laos établit des relations diplomatiques avec 9 pays socialistes.

1962/09/07 : Rupture des relations entre le Laos et Taiwan.

1962/11/08 : Le Sud-Vietnam rompt ses relations diplomatiques avec le Laos.

1962/11/22 : Phoumi Nosavan, vice-premier ministre, se rend à Moscou, Pékin et Hanoi et a signé des accords économiques avec l'URSS et la Chine.

1963/02/12 : Le Roi Sri Savang Vatthana, accompagné de Souvanna Phouma, effectue des visites aux U.S.A, en Pol ogne en Chine, au Nord-Vietnam, en Birmanie, au Cambodge, en Inde et en Thaïlande.

1963/02/12 : Assassinat du colonel neutraliste Ketsana Vongsouvanh.

1963/04/-- : Les U.S.A organisent au Laos des " Forces Spéciales " avec l'ethnie Hmong " .

1963/04/01 : Assassinat de Quinim Pholséna, ministre neutraliste. Cet événement entraîne le retrait des ministres du NLHS et constitue le point de départ de la reprise des hostilités dans la Plaine des Jarres.

1963/04/09 : Affrontement entre les forces neutralistes de Konglè et celles du NLHS pour le contrôle de la Plaine de Jarres.

1963/04/12 : L'adjoint de Konglè, le colonel Deuane Sounnarath se rallie au NLHS.

1963/04/17 : Les forces de Konglè évacuent Ban-Bane puis Phonesavanh

1963/05/-- : Dissidence de la province de Phongsaly pour se placer sous le contrôle du NLHS, par l'action du général Kham Ouane Boupha.

1963/12/-- : Mort du maréchal Sarith Thanarath, premier ministre de Thaïlande qui a toujours soutenu le général Phoumi Nosavan.

1964/04/06 : Visite de Souvanna Phouma à Hanoi et Pékin.

1964/04/06 : Deuxième Congrès du NLHS, à Samneua, avec l'adoption d'un programme politique en 10 points.

1964/04/18 : Echec de la réunion tripartite lao à la Plaine des Jarres.

1964/04/19 : Coup d'Etat fomenté par Kouprasit Abhay et Siho Lamphouthakoune renversant le gouvernement de Souvanna Phouma.

1964/05/23 : Remaniement ministériel exigé par les auteurs du coup d'Etat. Souvanna Phouma ne contrôlant plus que la faction neutraliste et de la droite.

1964/05/02 : Fusion entre les forces phoumistes et celles des neutralistes de droite

1964/05/17 : Premiers bombardements de l'aviation américaine au Laos.

1964/05/25 : Le gouvernement lao demande aux U.S.A d'effectuer des vols de Reconnaissance au dessus du Laos afin de surveiller les infiltrations nord-vietnamiennes.

1964/09/21 : Echec de la rencontre à la Celle-Saint-Cloud (France) entre les trois princes lao.

l965/07 /18 : Cinquième élection législative dans des zones sous contrôle gouvernemental: victoire du mouvement des jeunes dirigé par Sisouk Na Champasack.

1965/10/13 : Premier Congrès du NLHS.

1965/10/15 : Bombardement des camps militaires de Phonekhénq et Chinaimo par le général Tao Ma.

1966/07/13 : Visite en France du Roi Sri Savang Vatthana.

1966/09/16 : Dissolution de l'Assemblée Nationale après un vote négatif sur le budget.

1966/10/30 : Visite aux U.S.A du prince Souvanna Phouma.

1966/11/23 : Konglè démis de ses fonctions de Chef neutraliste.

1967/01/01 : Sixième élection législative favorable à Souvanna Phouma.

1967/04/13 : Deuxième congrès du NLHS.

1967/08/-- : Les U.S.A reconnaissent avoir bombardé les zones sous contrôle du NLHS.

1967/11/-- : Visite aux U.S.A du prince héritier Vangsavang.

1968/11/25 : Troisième congrès du NLHS où est adopté le programme politique en 12 points.

1969/05/03 : Les forces gouvernementales occupent la Plaine des Jarres.

1969/09/13 : Quatrième congrès du NLHS.

1970/01/21 : Attaque NLHS contre la Plaine des Jarres provoquant l'exode grand nombre de réfugiés vers les zones sous contrôle gouvernemental.

1970/03/06 : Programme en cinq points du NLHS pour la solution du problème sur la base des Accords de Genève de 1962.

1970/03/18 : Renversement de Sihanouk par le coup d'Etat du général Lol Nol.

1970/04/24 : Conférence des dirigeants des trois pays indochinois, dans le sud de la Chine, fixant le programme d'une coopération pour lutter contre l'impérialisme américain.

1970/06/-- : Occupation de Saravane et Attopeu par le NLHS.

1970/06/06 : Cinquième congrès du NLHS.

1971/02/08 : Opération combinée américano-sud-vietnamienne contre la piste " Ho Chi Minh" , en territoire lao, baptisée " Lamson 719" .

1971/02/12 : Proclamation de l'état d'urgence au Laos.

1971/03/12 : Retrait des forces sud-vietnamiennes du Laos après l'échec de l'opération " Lamson 719" .

1971/05/23 : Souphanouvong se rend à Hanoi.

1971/07/-- : Offensive gouvernementale pour récupérer Saravane et Attopeu.

1971/08/09 : Les U.S.A se dégagent des Accords de Genève du fait de sa violation par le Nord-Vietnam.

1972/02/02 : Septième élection législative.

1972/05/-- : Début de pourparlers entre le gouvernement et le NLHS pour trouver une issue au conflit.

1972/07/18 : L'Assemblée Nationale exige que Souvanna Phouma renonce à la forme tripartite du gouvernement et demande sa démission.

1972/12/18 : Bombardement américain au Nord-Vietnam.

1972/12/29 : Souvanna Phouma accepte la proposition en 5 points du NLHS comme base de discussion entre les deux parties lao.

1973/01/28 : Cessez-le-feu au Vietnam.

1973/02/21 : Accords de Vientiane fixant le cessez-le-feu au Laos sur la base du Programme Politique en 18 points, signés par Phoumi Vongvichith et Phéng Phongsavanh.

1973/02/22 : Cessez-le-feu au Laos.

1973/08/20 : Echec du coup de force dirigé par Thao Ma.

1973/09/14 : Protocole aux Accords de Vientiane fixant leur modalité d'application.

1973/10/12 : Accords pour la neutralisation de Vientiane et de Luang-Prabang, création d'une police mixte.

1973/11/27 : Accords de Paris entre Kissinger et Lê Duc Tho mettant fin à la guerre d'Indochine.

1974/04/05 : Formation du gouvernement d'Union Nationale avec Souvanna comme premier ministre, comportant 12 ministères et 26 ministres et secrétaires d'état.

1974/04/05 : Formation du Conseil Politique d'Union Lao de 42 membres avec Souphanouvong comme président.

1974/04/13 : Accueil triomphal de Souphanouvong à Vientiane.

1974/04/25 : Adoption par le gouvernement du Programme Politique en 18 points.

1974/12/04 : Le Conseil Politique abroge les lois faisant obstacles aux libertés du peuple et à l'indépendance du pays.

1975/01/06 : Soulèvement de la population de Thakhek, Nongbok et Sébangfay contre l'accaparation des pouvoirs par le NLHS.

1975/01/04 : Manifestation en faveur du NLHS par les étudiants de Paksé.

1975/03/27 : Attaque du NLHS contre les forces gouvernementales à Danesoung, Phonetè et Nathone.

1975/04/14 : Attaque du NLHS contre Sala-Phoukhoune sur la route nationale 13.

1975/04/17 : Chute de Phnom-Penh, tombée aux mains des khmers rouges.

1975/04/30 : Chute de Saigon.

1975/05/01 : Manifestation contre la droite, organisée à Vientiane par le NLHS.

1975/05/07 : Nouvelle manifestation des étudiants à Paksé réclamant la dissolution de l'Assemblée Nationale, le départ du gouvernement des ministres de droite.

1975/05/-- : Prise de pouvoir à la Municipalité de Vientiane par un " Comité Révolutionnaire" crée à cet effet.

1975/05/10 : Manifestation à Vientiane, organisée par le " Mouvement des 21 organisations" soutenu par le NLHS, provoque une grande exode à travers le Mékong.

1975/05/14 : Dissolution de l'Assemblée Nationale sous la pression populaire téléguidée par le NLHS.

1975/05/21 : Manifestation à Savannakhet en faveur du NLHS.

1975/05/21 : Occupation de l'USAID à Vientiane par le " Mouvement des 21 organisations" .

1975/05/28 : Grand meeting au stade national de Vientiane, présidé par Phoumi Vongvichit, proclamant la " libération de Vientiane" .

1975/05/28 : Mise en vigueur par le gouvernement du texte régissant les libertés du Peuple adopté par le Conseil Politique.

1975/06/16 : Les ministres de droite qui s'enfuient en Thaïlande sont démissionnés du gouvernement.

1975/08/18 : Prise de pouvoirs à Luang-Prabang par le " Comité Révolutionnaire" .

1975/08/21 : Verdict du " Tribunal Populaire" condamnant à mort les 31 dirigeants de la droite qui s'enfuient en Thaïlande.

1975/08/23 : Grand meeting à That-Louang, proclamant la " libération de Vientiane" par le " Comité Révolutionnaire" .

1975/09/24 : Le Laos dénonce la " protection" de SEATO.

1975/10/04 : Arrestation de Bong Souvannavong, opposants résolus contre le NLHS.

1975/10/-- : " Elections municipales" au Laos.

1975/11/17 : Fermeture de la frontière thailando-lao après l'incident opposant les forces des deux pays sur le Mékong.

1975/11/26 : Abolition de la monarchie, du gouvernement d'Union, du Conseil Politique.

1975/11/28 : Démission de Souvanna Phouma.

1975/11/29 : Abdication du Roi Sri Savang Vatthana.

1975/11/29 : Congrès à Viengsay entérinant la suppression du gouvernement et du Conseil Politique issus des Accords de Vientiane de 1973.


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Pat
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MessagePosté le: Mar 9 Nov - 07:45 (2010)    Sujet du message: historique Répondre en citant

Le Laos, son histoire et sa tradition de lutte, petit rappel, mais je me demande pour qui?
 

 
A l'approche de la fête nationale du 2 décembre, journée de la proclamation de la République Démocratique Populaire Lao, il est bon de rappeler quelques traits de l'histoire du Laos, de sa tradition de solidarité et de la lutte de son peuple contre l'agression étrangère pour la libération nationale. Le Laos existe depuis la nuit des temps. Son peuple a de bonnes et solides traditions : le goût du travail, la solidarité et la cohésion, le patriotisme, l'attachement à ses us et coutumes, la lutte contre l'agression et le refus de se soumettre à l'occupation étrangère. En 1353, le roi héroïque Fa Ngoum est parvenu pour la première fois à unifier le pays et a proclamé le royaume du Lane Xang, qui recouvrait un très vaste territoire. Citons un poème ancien : « Mon pays s'appelle Meuang Lao, Pathet Lao (le Laos). Il était d'une longueur et d'une largeur considérables. Le Mékong le traversait en son milieu. Les routes et les pistes étaient jolies et propres. Rappelons que notre pays était vraiment immense. Nous, enfants du pays, devrons nous entraider pour protéger et pour construire le pays pour qu'il continue à exister et se développe davantage. »
Depuis sa naissance, le Lane Xang a connu diverses évolutions, notamment pendant les règnes de Fa Ngoum, de Phothisarath ou de Soulignavongsa. Les rois, les nobles, les soldats guidaient les habitants dans la construction du pays et dans la lutte contre les agresseurs. Outre de brillantes périodes, le pays a connu aussi des périodes sombres, à cause de l'agression étrangère encouragée par la faiblesse de certains dirigeants du pays.
A partir du XVIII e siècle, notamment, des divergences internes de la monarchie ont entraîné la division du royaume du Lane Xang. Profitant de cette occasion, le pouvoir féodal siamois, très puissant à l'époque, a attaqué et occupé le pays.
A l'arrivée sur trône de Chao Anouvong, le royaume du Lane Xang Vientiane était pourtant devenu l'un des plus puissants de la région. Ce roi avait encouragé les monarques des royaumes du pays à se soulever pour reconquérir l'indépendance nationale. Malgré sa défaite finale, les hauts faits de Chao Anouvong ont témoigné de l'esprit patriotique et l'héroïsme dont le peuple lao était capable dans la lutte pour la libération nationale. Après l'arrivée des colonialistes, à la fin du XIX e siècle, le pays a été amputé des terres situées sur la rive droite du Mékong. L'occupation a entraîné la perte de la plus grande partie de son territoire et de la population qui y vivait au profit du pays voisin. Rappelons que, à l'époque de la lutte contre l'occupation par le féodalisme étranger, les rois, les nobles et les soldats n'avaient pas perdu leur rôle de guides du peuple pour la lutte.
Au contraire, à l'époque de l'occupation coloniale, le rôle dirigeant des rois et des soldats a complètement disparu. Pire encore, le roi est devenu un serviteur du colonialisme. Néanmoins, dans l'ensemble du pays, des dirigeants locaux comme Pho Kadouad, Ongkèo Ongkommadam, Chaofa Patchay et d'autres avaient conduit leurs peuples respectifs à lutter contre l'occupation coloniale et pour l'indépendance.
Leur lutte s'était soldée par une défaite faute de direction. A ce moment-là la théorie marxiste-léniniste n'était pas encore arrivée au Laos.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:23 (2016)    Sujet du message: historique

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