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Boten

 
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Pat
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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 21:44 (2010)    Sujet du message: Boten Répondre en citant

Cela va être un endroit très fréquenté, mais pas par moi.


http://www.metrofrance.com/infos/boten-le-nouveau-laos-vegas/pifi!vOw9jOVWR…

Boten, le nouveau Laos VegasLe gouvernement laotien a cédé la ville de Boten, au nord du pays, à des entrepreneurs chinois pour en faire leur petit Las Vegas.
Golden Boten City, le casino de BotenPhoto : Emilie Darnaud et Nathaël Rusch A peine animée par quelques joueurs de Mahjong, la ville de Boten a des airs de no man’s land. Prenant vie soudainement lorsque des croupiers y déboulent par dizaines en vestons colorés. C’est le changement de ronde, "toutes les 8 heures car le casino est ouvert 7 jours sur 7, 24 heures sur 24", explique un manager tout sourire en pointant une barre d’immeuble rectangulaire dont on peine à croire que c’est le fameux Golden Boten City.
Et qui ne laisse rien présager de ce qui se trame chaque jour dans cette minuscule ville, entourée par la jungle laotienne à un kilomètre de la frontière chinoise. D’ailleurs, ici, ce n’est déjà plus le Laos. Depuis l’ouverture du casino, il y a deux ans et demi, les bâtiments, la monnaie ou le fuseau horaire de la ville sont devenus chinois. Et la nouvelle Boten, le terrain de jeu de milliers de chinois privés de jeux d’argent par leur gouvernement.

Vegas Low Cost ?

Tout se joue donc entre les murs du casino, derrière un portique électronique. Là, entassés dans des salles enfumées, les joueurs jettent violemment leurs cartes sur les tapis verts élimés de tables brinquebalantes. Chaque salle est identique puisque seul le baccara est au menu en dehors de quelques machines à sous ou roulettes électroniques. A certaines tables, des joueurs munis d’oreillettes parient pour de riches chinois qui misent de chez eux en observant la table via Internet. Installés à Boten pour des jours ou des semaines, ils ne sortent du casino que pour manger ou boire de l’alcool (interdit à l’intérieur). Quant aux joueurs d’un soir, ils déambulent en short et claquettes, ignorant les fuites au plafond et écrasant leurs cigarettes sur la moquette fleurie.
"Je viens souvent du Yunnan pour jouer. C’est comme si j’étais en Chine, le casino en plus. D’ailleurs, nous n’avons même pas besoin de visa !", raconte l’homme d’une cinquantaine d’années en agitant une barquette en plastique où s’entassent pêle-mêle cigarettes aux filtres dorés et jetons à plusieurs 0. Car sous des apparences de mauvaise contrefaçon de Las Vegas, les sommes jouées au Golden Boten City n’ont rien à envier aux casinos de Macao ou d’ailleurs. "Certains joueurs dépensent 20 000 euros par soirée", confie un croupier laotien qui en gagne tout juste 200 par mois.

Envers du décor apparent

Thailandais, laotiens, vietnamiens et bien sûr chinois se sont rués dans cette ville-casino en pleine expansion. « Malgré un diplôme de tourisme, je travaillais comme réceptionniste dans mon pays. Ici, j’assiste l’ingénieur sons et lumières du cabaret pour un salaire identique et les chinois me donnent parfois des jetons avec lesquels je peux payer dans les boutiques», raconte Phamg, 23 ans, arrivé de Thailande un mois plus tôt.

Les travailleurs viennent de loin pour ces quelques jetons supplémentaires. Tout comme ces jeunes femmes qui, perchées sur de trop hauts talons, traînent leurs silhouettes anorexiques devant le casino, entre les tables de restaurants ou jusqu’aux hôtels pour distribuer des cartes de visite. Imprimées et livrées par leurs proxénètes, les cartes se ressemblent toutes. Seul un chiffre permet de distinguer une fille d’une autre.
Mais les tenanciers de cette usine à jeux se moquent bien d’en dissimuler la part sombre. Soigneusement alignés par rangées, les baraquements des employés font face au casino. Croupiers, gardiens ou femmes de chambres s’entassent à 4 ou 5 dans des pièces aux fenêtres grillagées et semblables aux dortoirs d’une zone industrielle chinoise.
Hors des frontières, la nouvelle Boten se révèle une ville transit pour des gens venus chercher ici ce qu’ils ne trouvent chez eux : l’adrénaline du jeu pour les uns, du travail pour les autres. Mais la ville a aussi ses fantômes. Des histoires sordides se murmurent ça et là : "Il paraît que des gens se font tuer lorsqu’ils s’endettent. Les créanciers les pendent aux ventilateurs ou les jettent par la fenêtre, poignés attachés. Mais, je n‘ai rien dit", s’empresse d’ajouter l’homme en regardant autour de lui. "De toute façon, qui s’en préoccupe ? Il n’y a pas vraiment de lois ici, ni laotiennes, ni chinoises. C’est une zone de non droit", finit-il par souffler avant de filer perdre son uniforme dans la masse.

Expropriation!!

Créée de toutes pièces il y a plus de deux ans et demi, la nouvelle ville de Boten est le résultat d’une concession de 30 ans accordée par le gouvernement laotien à son voisin et ami, la Chine. Les villageois de l’ancienne Boten ont simplement été sommés de se déplacer 7 kilomètres plus loin pour permettre à des entrepreneurs chinois d’y établir les bases d’une "zone économique spéciale".
léments centraux de cette zone, l’hôtel et le casino ont été construits en premier. Puis se sont succédés quelques investissements de taille comme un deuxième casino pour les moins fortunés, un cabaret et d’autres hôtels.
Boten a ainsi permis la création de plus d’un millier d’emplois entre les deux casinos et le grand hôtel de 600 chambres qui est plein à 90 % toute l’année.
Mais 3 ans après le début des travaux, Boten n’est pas encore la ville moderne et touristique espérée. La motivation principale des visiteurs reste le casino puisque les jeux d’argent sont interdits sur tout le territoire chinois. Toutefois, de nouveaux projets sont en cours : un centre commercial de bijoux, un terrain de golf et peut-être même un jour, d’après certaines rumeurs, un aéroport "international" dans la petite bourgade voisine de Na Toei.
Emilie Darnaud et Nathaël Rusch


http://player.canalplus.fr/#/205797, pour revoir la construction de ce truc à fric.

A voir pour tout comprendre des intentions des Chinois!  Hallucinant!


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MessagePosté le: Mer 20 Jan - 21:44 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Pat
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MessagePosté le: Dim 31 Jan - 22:28 (2010)    Sujet du message: Boten Répondre en citant

Après avoir vu ça, certains vont réfléchir avant d'y aller!

http://www.chinahush.com/2010/01/11/torture-video-exposed-chinese-casino-ov…

encore plus hallucinant!
  


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Pat
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MessagePosté le: Sam 29 Jan - 15:39 (2011)    Sujet du message: Boten Répondre en citant

A propos du casino chinois sur le Mékong: avant le développement des craintes pour le blanchiment d'argent
 
Une entreprise chinoise s'engage à coup de milliards de dollars pour créer un centre touristique moderne dans l'ancien Triangle d'Or. Des projets aéroportuaires et ferroviaires pour les trains express. Mais, en attendant un casino a été construit. Les experts soupçonnent une couverture pour blanchir de l'argent .

Vientiane (AsiaNews / Agencies) - Le gouvernement communiste du Laos a accordé à la firme chinoise King Romains Groupe 10 000 hectares pour 99 ans dans la province de Bokéo, de créer une station touristique moderne. Pendant ce temps, un casino de style chinois a été construit en partie parce que la zone est à proximité des frontières de la Thaïlande et le Myanmar, ainsi que la Chine. Mais les experts ont émis des doutes qu'il est utilisé pour blanchir argent "sale".



Le projet approuvé en avril 2007 vise à transformer le Triangle d'Or, autrefois l'épicentre du commerce de l'héroïne en une grande station balnéaire, avec des hôtels, des centres commerciaux, golf, salles de karaoké, des gymnases, des salons de massage, piscines, ainsi que des centres médicaux , les initiatives d'éco-tourisme, haras et même un aéroport international.



Au lieu de tout ça seul un casino a été construit sur les 3 000 hectares de la Zone économique spéciale (ZES) dans Tonphueng, qui sont exonérés d'impôt!!.  Les joueurs viennent de Thaïlande , de Jinghong, province du Yunnan, en Chine. Tout ici est chinois, la langue, la nourriture ,les devises, sur les 4.500 personnes y travaillent seulement 500 sont  Lao coulça


.
Le Chinois Zhao Wei,  président courtois et souriant de l'ARK et SEZ, a déclaré au South China Morning Post qu'ils ont dépensé des millions de dollars dans les infrastructures, entre autres, de rénover le port fluvial et de construire une route de 30 kilomètres de la capitale régionale de Ban Houei Xav. Jusqu'à présent 3 milliards de yuans (environ 455 millions de dollars) ont été investis et l'ARK prévoit d'investir 2,25 milliards supplémentaires  de dollars en 2020. Le budget national du Laos en 2009 a été estimée à 1,13 milliards de dollars.



Zhao explique que l'ARK assure également la sécurité des ZES, par ses propres gardes de sécurité privés. Une partie des profits va au gouvernement laotien. Il souligne que son groupe a fait don de millions de dollars pour les écoles au Myanmar et au Laos.



Il existe également des plans pour la construction d'une ville de 200 000 personnes, Kapok City, qui sera la 2ème plus grande ville au Laos . Il ya aussi un projet de construction d'une ligne de train à grande vitesse de Kunming à Bangkok en passant par le Laos. C'est lancé, faut bien amener les pigeons se faire plumer au casino...



Mais les experts soulignent que les origines des fonds non-gouvernementaux, privés et investis par l'ARK ne sont pas claires. Ils disent que Zhao est connecté avec les casinos de Mong La, dans la région de Shan du Myanmar, dont beaucoup estiment appartenir à l'ancien baron de la drogue Minxian Lin dont le casino établi près de la frontière avec la province du Yunnan en Chine, est tombé en disgrâce auprès des autorités chinoises , préoccupées par les lourdes pertes subies par leurs fonctionnaires. Tonphueng n'est pas très loin de Mong La.

Thai Pattana Sittisombat entrepreneur, commis à la coopération économique entre la Thaïlande, le Laos et le Yuannan, s'est dit très préoccupé par la possibilité de fonds illicites utilisés dans le projet qui servirait à blanchir de l'argent.



Des sources de l'ONU maintiennent également ces suspitions. Zhao rejette toutes les accusations.
Le ministre des Affaires étrangères Lao,Mr Kenthong Nuanthasing explique que le gouvernement contrôle le projet, mais a ajouté qu'il n'avait "aucune information sur Zhao Wei."....


http://www.asianews.it/en.html     traduction:httpat


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Pat
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MessagePosté le: Dim 12 Juin - 03:35 (2011)    Sujet du message: Boten Répondre en citant

Las Vegas sur Mékong





Savannakhet coule des jours tranquilles au bord du Mékong : la troisième ville du Laos, qui compte 124 000 habitants, est une sorte de capitale de la torpeur alanguie le long du fleuve. Son centre historique, ses demeures coloniales et son église catholique constituent les vestiges surannés de la présence française au Laos.

Venant de la rive thaïlandaise, après avoir franchi le flambant neuf pont de l'Amitié, financé par le Japon, le contraste ne peut être plus frappant entre les deux pays : d'un côté, Mukdahan, la ville frontière thaïlandaise, incarne une certaine modernisation du nord-est du royaume ; de l'autre Savannakhet paraît à première vue figée dans le passé.
Mais l'image est trompeuse : Savannakhet possède un casino, et des milliers de joueurs venus de Thaïlande, où les jeux d'argent sont officiellement interdits, franchissent chaque jour le Mékong pour aller s'adonner à l'"enfer du jeu". Ce n'est pas Macao, certes, mais le Savan Vegas - c'est son nom - offre un spectacle incongru dans ce pays qui est l'un des plus pauvres du monde. Le Laos est classé 130e sur la liste de l'indice du développement humain et le revenu par tête tourne autour des 300 dollars.
Le bâtiment du casino est démesuré. Son entrée est flanquée de hautes statues de pachydermes rappelant que le Laos fut jadis le "royaume au million d'éléphants". Sur place, les joueurs peuvent loger dans les centaines de chambres d'un hôtel quatre étoiles, s'y restaurer dans plusieurs restaurants, s'y détendre dans un spa et se faire masser.
L'intérieur de la salle de jeux est à l'avenant : des dizaines de machines à sous, de tables de black jack, de jeux chinois - tigres contre dragons -, offrent tout ce dont le joueur a besoin pour aller se faire rincer. Dès l'entrée, une centaine d'écrans d'ordinateurs intriguent le visiteur : à la réception, on indique qu'il s'agit de "rolex"... Comprenant mal le rapport avec une marque de montre ou la signification de cette appellation mystérieuse, on réalise ensuite, en regardant les écrans suspendus au plafond qu'il s'agit en fait du jeu de roulette : ici, la mise est informatisée et la course de la boule, virtuelle sur les téléviseurs...
"Quatre-vingt-dix pour cent des joueurs viennent de Thaïlande, mais certains se déplacent depuis le Vietnam (la frontière est à quelques centaines de kilomètres) et même depuis la Chine", explique au bar un agent de voyages thaïlandais. Chaque jour, il transporte ses clients à bord de bus bondés frappés de l'effigie d'Elvis Presley sous le titre flamboyant de "Savan Vegas". Selon l'agent de voyages, ce sont des investisseurs de Palm Springs, en Californie, qui sont à l'origine de ce projet déroutant en République démocratique populaire lao. Mais il est difficile de connaître plus de détails sur le montage financier du projet.
Profitant des législations contraignantes de la Thaïlande, de la Chine et du Vietnam en matière de jeux d'argent - trois pays avec lesquels il partage des frontières communes -, le Laos a choisi de poursuivre son ouverture économique en attirant les joueurs. Car Savannakhet n'est pas le seul exemple : il y a quelques années, un autre casino, dont les capitaux sont chinois, s'est ouvert tout au nord, sur la frontière sino-laotienne, à Boten.
Ailleurs sur la frontière thaïe, à Ton Pheung, dans la province laotienne de Bokeo, au nord de Savannakhet, toujours sur le Mékong, dans cette zone du triangle d'or dite des "trois frontières" où Birmanie, Thaïlande et Laos se rejoignent, un troisième casino, également financé par des Chinois, vient de voir le jour, le "Macao sur Mékong".
Sur la rive laotienne, dans ce complexe qui s'étend sur 3 000 hectares, on se retrouve, de facto, en Chine : des officiers de sécurité chinois sont chargés de la protection, les transactions peuvent se faire en yuans, la monnaie chinoise, et les joueurs affluent de la province du Yunnan. Là aussi, comme à Savannakhet, on trouve un hôtel quatre étoiles et des restaurants. Le groupe possédant le casino, Dokngiewkham, une compagnie enregistrée à Hongkong, aurait dépensé plus de 2 milliards de dollars (1,38 milliard d'euros) dans l'aventure. Une route, dont le coût est estimé de 200 à 300 millions de dollars, a été construite pour relier le "Macau" à la ville laotienne de Ban Houei Xay. L'endroit a été désigné comme une "zone économique spéciale" louée aux investisseurs de l'empire du Milieu pour quatre-vingt-dix-neuf ans... Le succès du casino devrait être par ailleurs facilité par les projets de désenclavement du Laos où voies rapides de circulation et futur train à grande vitesse, financés par la Chine, permettront de relier Kunming, au Yunnan, à Bangkok.
Le casino de Boten, sur la frontière sino-laotienne, vient de connaître des déboires : depuis quelques semaines, la "Golden City", construite sur une superficie de 1 640 hectares, n'est plus qu'une ville fantôme. Les autorités chinoises ont fini par mettre le holà sur ce qui était devenu un véritable "enfer" du jeu : parieurs pris en otage pour défaut de paiement par les gros bras des triades locales - qui sont sans doute les véritables propriétaires de cette lessiveuse d'argent sale -, joueurs passés à tabac, cadavres retrouvés dans les rizières, la situation était devenue intolérable pour la Chine qui a demandé au Laos de fermer le casino. Le gouvernement de Vientiane s'est exécuté.
Désormais, la dizaine de milliers de résidents qui constituait la population de cette zone de non-droit a fondu. La "Golden City" a vu ses restaurants et ses salons de massage fermer et n'offre bientôt plus au visiteur que les vestiges d'une aventure fracassée.

philip@lemonde.fr
 
Bruno Philip


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