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Bombes non explosées
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Pat
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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 12:48 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Au premier abord quand on arrive au Laos, à Vientiane généralement, on est loin de se douter de l'horreur qu'à connue le pays il y a 30 ans.
La paix et la sérénité sont désormais installées, pourtant en s'éloignant des grandes villes, les vestiges de la dernière guerre, dite "guerre du Viêtnam", font toujours des victimes, trop souvent des enfants.

Lors de cette guerre l'armée américaine effectua plus de 500'000 missions de bombardement, lâchant près de 3 millions de tonnes de bombes de toutes tailles.
Celles-ci contenaient 80 millions de sous-munitions, dont un tiers n'aurait pas explosé à l'impact. 25 millions d'engins non explosés restent donc encore éparpillés sur le sol Lao.

Sous prétexte de vouloir couper la fameuse piste Ho Chi Minh, des millions de bombes ont été larguées sur la quasi totalité du pays , puisque sa frontière avec le Viêtnam suit une grande partie du pays tout en longeur.



 Vidéos en anglais, mais les images parlent d'elles mêmes! j'espère qu'on verra bientôt le reportage d'Arte sur le site.










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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 12:48 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 12:48 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

17 février 2010 : BASM, l'interdiction effective


Le seuil des 30 ratifications du Traité d’Oslo interdisant les bombes à sous-munitions a été atteint ce mardi 16 février. Le Traité entrera donc en vigueur le 1er août 2010. Dès lors, les Etats parties au Traité auront obligation de respecter leurs engagements en termes d’interdiction d’utilisation, de production et de transfert, de destruction des stocks et d’aide aux communautés affectées. Le Traité deviendra ainsi une norme internationale incontournable. 
 

 
Le Burkina Faso et la Moldavie ont déposé mardi 16 février leurs instruments de ratification du Traité d’interdiction des BASM aux Nations unies à New-York. Ce faisant, ils ont rejoint les 28 pays ayant déjà ratifié cette Convention, parmi lesquels de très nombreux pays stockeurs (France, Allemagne, Belgique, Japon, Slovénie…) et des pays affectés (Albanie, Croatie, Zambie…).  Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, a salué hier la rapidité avec laquelle le seuil des 30 ratifications* a été atteint comme une preuve de « la révulsion collective du monde quant à l'impact de ces armes terribles […] peu fiables et imprécises ».  
L’entrée en vigueur du Traité interviendra donc le 1er août (premier jour du 6e mois suivant la 30e ratification). A partir de cette date, les Etats parties au Traité devront respecter leurs engagements. Ils devront cesser immédiatement toute utilisation, toute production et tout transfert de BASM. Les délais de huit années pour la destruction de leurs stocks et de dix pour la dépollution de leur territoire commenceront à courir. Les Etats devront également dégager les moyens nécessaires pour aider les victimes. 
Pour le Luxembourg, cette entrée en vigueur impliquera aussi l’interdiction faite à « toute personne physique ou morale de financer, en connaissance de cause, des armes à sous-munitions ou des sous-munitions explosives ». Il reste donc 6 mois à la place financière luxembourgeoise pour mettre en place les outils et mesures nécessaires à l’application de la loi du 4 juin 2009. Passé ce délai, toute infraction avérée pourrait être punie « d’une peine de réclusion de cinq à dix ans et d’une amende de 25.000 à 1.000.000 euros ». 
Dès son entrée en vigueur, le Traité d’Oslo pèsera sur les pratiques de l’ensemble des Etats, dans la mesure où toute infraction sera stigmatisée par la communauté internationale. A l’image du Traité d’interdiction des mines antipersonnel entré en vigueur en 1999, le Traité contre les BASM s’imposera dans les prochaines années comme une norme internationale incontournable.  
A cette occasion, Handicap International souligne l’importance de cette étape et la nécessité de rester mobilisés : « 74 Etats signataires du Traité d’Oslo ne l’ont pas encore ratifié. Nous les appelons à le faire au plus vite afin de confirmer leur engagement. Par ailleurs, l’attention de la communauté internationale restera également focalisée sur les Etats non signataires, notamment les Etats-Unis. Leur position est montrée du doigt. Elle n’est plus tenable à la fois militairement et diplomatiquement. Ils doivent donc en changer sans attendre ».  
La première réunion des Etats parties au Traité, qui se déroulera au Laos en novembre 2010, sera l’occasion de vérifier que les Etats ont bien pris toutes les dispositions pour respecter leurs engagements. A l’occasion de cette conférence, organisée dans le pays le plus pollué au monde par les sous-munitions, les questions liées à l’assistance aux victimes devraient occuper une place centrale. Les ONG présentes sur place, dont Handicap International, y veilleront.  
« Mon pays a signé le Traité d’interdiction des BASM parce que notre peuple souffre depuis des décennies des terribles conséquences de ces armes », témoigne Phong, une victime laotienne de sous-munition engagée aux côtés de Handicap International. « Nous serons heureux d’accueillir les représentants des Etats et des ONG à l’occasion de cette conférence mondiale afin de montrer au monde l’immensité et l’absurdité de la pollution héritée de l’utilisation de sous-munitions dans notre pays. »   
* Albanie, Allemagne, Autriche, Belgique, Burkina Faso, Burundi, Croatie, Danemark, Espagne, France, Irlande, Japon, Laos PRD, Luxembourg, Macédoine, Malawi, Malte, Mexique, Moldavie, Monténégro, Nicaragua, Niger, Norvège, Nouvelle-Zélande, République de Saint-Marin, Saint-Siège, Sierra Leone, Slovénie, Uruguay, Zambie. 


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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 12:55 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant


Le service laotien responsable du déminage des zones encore infestées de bombes datant de la dernière guerre continue à travailler dans les régions communautaires à risque. Une zone hautement dangereuse de 4 000 ha a été contrôlée en 2007 pour un coût de 18 millions de dollars.
Ce service a détruit 88 260 bombes environ, dont 520 grosses bombes, 150 bombes enterrées, 53 315 bombilles et 34 250 dispositifs de divers types.
Il ressort du rapport de l'organisation qui s’occupe du déminage qu’en 2007, 90 personnes ont été victimes de l’explosion d’une de ces bombes dont 29 sont mortes et 51 blessées. 2 200 ha de superficie agricole ont été examinés ainsi que 2 000 ha servant à d’autres formes d’activité à un millier de villages.
Quelque 10 000 personnes, dont 64 000 enfants, ont profité des interventions de cet organisme. Ce dernier a en outre mis l’accent sur une campagne de prévention avec de grands panneaux peints et dont les images parlent d’elles-mêmes. Le danger que représentent les bombes a été intégré aux programmes d'étude dans les écoles des provinces de Luang Prabang, Houaphanh, Xieng Khuang, Khammouane, Savannakhet, Saravane, Sékong, Champasak et Atopeu.
Eliminer les explosifs toujours intacts lancés pendant la guerre de 1964-1973, qui couvrent encore à ce jour une trop grande surface, est un problème fondamental de la RDP Lao qui travaille à la réduction de la pauvreté. Il semblerait qu’un total de 270 millions de bombes aient été déversées sur le Laos dont il resterait actuellement, selon les résultats du contrôle effectué dans 15 provinces, 80 millions de bombes profondément enterrées. D'autre part, les résidus des défoliants datant de ce conflit meurtrier nuisent encore dans plusieurs régions et sont une menace pour la production agricole.
En 2007, on a constaté que 25% des districts défavorisés étaient victimes de ces engins de mort.



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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 12:57 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

L’Organisation non gouvernementale MAG (Mines Advisory Group) près le Laos continuera à exécuter ses activités humanitaires de déminage et de destruction des bombes non explosées dans le Khammouan, après avoir obtenu une nouvelle intervention des bailleurs de fonds internationaux.
La signature des mémorandums d’entente sur trois projets à ce propos a eu lieu vendredi dernier à Vientiane, entre le bureau du Comité national de gestion pour l’élimination des munitions non explosées en RDP Lao (UXO Lao) et MAG.
Le 1er programme, subventionné par HDI (Human Development Index) et le ministère de l’Agriculture des Etats-Unis, concerne la continuation du déminage du Khammouan. Ce projet a donné l’occasion aux enfants des communautés les plus pauvres d’aller à l’école, en éliminant les bombes enterrées dans la cour de l’école, et soutient la sécurité alimentaire. Ses activités seront appliquées en collaboration avec l’Organisation internationale de développement et de soulagement de la pauvreté. Le fonds d’aide pour la 2e phase du 1er programme s’élèvera à plus d’un million de dollars américains.
A propos du 2e programme, il s’agit de prolonger le projet actuellement en cours, financé par le gouvernement américain également, avec un fonds d’aide global de 500 000 $US. Les activités concernent le déminage et l’assistance au développement rural.
Enfin, le 3e est appuyé par AusAID, d’Australie, avec une aide globale de 350 000 dollars australiens, dont une moitié sera répartie entre les activités de MAG et de UXO Lao. Le but principal de l’aide de AusAID vise à éliminer au maximum les effets des bombes sur les communautés les plus pauvres du Laos.
Le chef de MAG près le Laos, M. Davis Robert a fait savoir que ses 6 équipes de démineurs travaillant sur ces trois projets peuvent nettoyer annuellement un minimum de 180 ha.

http://www.maginternational.org/


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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 12:57 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

XIENG KHOUANG (Laos), (AFP) - Ta Duangchom était sorti chercher de la nourriture avec ses deux jeunes fils quand une bombe à sous-munitions a explosé en face de lui, le privant de ses deux bras et d'un oeil.Aujourd'hui, cet agriculteur de 39 ans du sud du pays communiste ne peut plus prendre en charge sa femme et ses sept enfants.
"Je ne peux plus cultiver, je reste juste à la maison. Je ne peux pas aider ma famille", a-t-il récemment expliqué à l'AFP, avant de rejoindre Xieng Khouang, une province du nord, pour une conférence régionale sur les bombes à sous-munitions. Tout repose désormais sur les épaules de sa femme.
Au Laos, la "guerre secrète" menée par les Américains pendant le conflit du Vietnam voisin fait encore des ravages plus de 30 ans après.
Pour combattre les forces communistes laotiennes mais aussi la guérilla vietnamienne qui s'était retranchée dans le pays, les Etats-Unis y ont mené près de 80.000 missions de survol dans les années 60 et 70.
Des bombes à sous-munitions, qui disséminent sur des kilomètres des centaines de mini-bombes qui n'explosent elles-mêmes souvent pas tout de suite et font des décennies plus tard encore des ravages, ont été massivement larguées.
Les autorités laotiennes estiment qu'un tiers des 260 millions de sous-munitions qui ont atterri sur le territoire n'ont pas explosé. Selon elles, 10.500 personnes ont été tuées et 11.500 autres blessées dans des explosions tardives depuis la fin de la guerre en 1975.
Thoummy Silamphan, 19 ans, a perdu une main dans l'une d'elles il y a 11 ans. Il coupait du bambou près de sa maison. Il a par la suite dû se battre pour trouver du travail.
"Immédiatement après l'accident, je me suis senti très différent des autres gens et je me suis demandé si j'allais avoir une vie normale et si je serai capable d'étudier", raconte-t-il. "Quand j'étais enfant, je voulais être policier".
L'absence d'équipements médicaux adéquats aggrave encore souvent les cas.
Les enfants de Ta n'avaient que quatre et six ans quand leur père a été frappé. Ils ont dû marcher trois kilomètres pour trouver de l'aide.
Ta a finalement rejoint l'hôpital du district par tracteur, mais a encore dû être transféré dans un autre établissement pour recevoir les soins nécessaires. Tous ces délais ont contribué à l'infection de son bras droit, entraînant deux amputations qui ont chacune un peu plus réduit son membre.
Yae Lee était lui à six heures de voiture de l'hôpital provincial de Xieng Khouang, l'une des régions du pays les plus infestées de bombes, quand il en a heurté une avec sa pelle en août.
Cet agriculteur de 31 ans, qui a perdu ses deux jambes dans l'accident, ne peut pour l'instant plus cultiver son champ pour nourrir sa femme enceinte et ses cinq enfants. Mais il espère se voir poser des prothèses pour ensuite pouvoir "travailler comme avant dans la rizière".
Plus de 150 pays ont signé une convention contre les mines anti-personnel en 1997 mais les bombes à sous-munitions sont encore légales.
"Quelle que soit leur utilité, elle est dépassée par les problèmes qu'elles causent à chaque fois qu'on s'en sert," estime Mark Hiznay, ancien soldat américain qui travaille maintenant pour Human Rights Watch et a fait campagne pour la signature, attendue ce mercredi à Oslo, d'un traité interdisant les bombes à sous-munitions.
Thoummy n'est jamais devenu policier, mais il a tout de même trouvé du travail. Il sensibilise aujourd'hui la population aux risques des bombes.
"Je pense à ce jour où il n'y aura plus de bombes à sous-munitions dans le sol", glisse-t-il. "Quand ce jour viendra, les gens pourront vraiment accomplir leurs vies".


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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 12:58 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Que sont les bombes à sous-munitions ?
Les bombes à sous-munitions sont des petites bombes regroupées par dizaines ou par centaines dans un conteneur qui peut être un obus, une grosse bombe, un missile ou une roquette, largué par avion ou tiré par des lance-roquettes. Le conteneur s’ouvre dans les airs et largue ses sous-munitions qui sont censées exploser au sol. Les militaires appellent cela une stratégie de saturation pour neutraliser une zone de combat. Mais entre 5 et 40% de ces mini-bombes n’explosent pas à l’impact au sol et se transforment de fait en mines antipersonnel, contraires au droit international humanitaire et interdites depuis 1997 par la convention d’Ottawa.
Selon la coalition mondiale contre les bombes à sous-munitions qui regroupe plus de 200 ONG dans 80 pays, dont font partie entre autres Handicap International, le CICR ou Human Rights Watch, 98% des victimes sont des civils, dont 27% d’enfants qui sont attirés par les rubans de couleur vive qui entourent ces bombes à sous-munitions. Environ 400 millions de ces engins auraient été largués depuis 1965, dont les trois-quarts au Laos, Vietnam et Cambodge. Des milliers de personnes ont été tuées et des centaines de milliers mutilées, amputées d’un bras ou d’une jambe. Il était temps pour ces ONG que cette convention soit signée à Oslo.
Quels sont les pays les plus touchés par ces bombes à sous- munitions ?
En Asie, pendant la guerre du Vietnam, les Américains ont largué des millions de ces bombes à sous-munitions au Vietnam mais aussi au Laos, au Cambodge ; trente ans plus tard, ces engins continuent de faire des victimes chaque jour. La Tchétchénie, l’Afghanistan, l’Irak, le Koweït, le Tchad, le Soudan, l’Ethiopie, l’Erythrée et les pays de l’ex-Yougoslavie lors de la guerre des Balkans comptent également des milliers de bombes à sous-munitions sur leur territoire.
Quels sont les pays producteurs?
En 2008, vingt-trois pays ont produit ces engins explosifs, dont la Russie, les Etats-Unis, la Chine, Israël, et Singapour, qui sont les plus gros producteurs, mais aussi le Brésil, l’Inde, le Pakistan, les deux Corées, le Japon, la Turquie, l’Egypte, l’Afrique du Sud. En Europe, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne en ont également fabriqué. Depuis 1965, dix-huit Etats en ont utilisé, dont les pays de l’OTAN lors des opérations en ex-Yougoslavie, ou encore la Russie en Afghanistan ou en Tchétchénie, le Royaume-Uni aux Iles Malouines et en Irak, et surtout les Etats-Unis lors de la guerre du Vietnam, en Irak, et en Afghanistan. Soixante-dix-sept Etats en stockent dans leurs arsenaux.
Qui va signer ce traité et quelles seront les obligations des Etats ?
Cent onze Etats se sont engagés lors de la conférence finale de Dublin en mai dernier qui préparait la convention. C’est la Norvège qui a lancé ce processus d’Oslo début 2007, alors que les Etats partie à la convention de 1980 sur l’interdiction ou la limitation de certaines armes classiques (CCW) n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur une interdiction de ces bombes à sous-munitions. La Norvège a décidé de sortir de ce cadre et de mener campagne avec un petit groupe d’Etats au départ (l’Autriche, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, le Pérou, le Costa Rica, l’Irlande et le Saint-Siège). Aujourd’hui, ce sont plus de cent Etats qui ont signé ce traité à Oslo. Beaucoup de pays qui ont été bombardés vont signer, comme le Laos, le Cambodge, la Serbie, le Liban. Certains pays producteurs comme le Royaume-Uni, la France le Japon ont également signé ce traité.
La convention entrera en vigueur lorsque le trentième Etat l’aura ratifié et désormais, elle interdira l’utilisation, la production, le transfert et le stockage des bombes à sous-munitions. Ces armes seront considérées comme illégales. Les Etats s’engageront à dépolluer les zones affectées dans un délai de 10 ans renouvelable, les stocks devront être détruits dans un délai de 8 ans, mais les Etats pourront en conserver pour des entraînements ou des tests. Ce qui est nouveau dans ce traité par rapport à la convention d’Ottawa sur les mines antipersonnel, outre l’obligation de nettoyer les zones contaminées, c’est la clause spécifique d’assistance et de réhabilitation aux victimes, à leurs familles et à la communauté affectées.
Quelle sera la portée de ce traité sans l’adhésion des Etats-Unis, de la Chine et de la Russie?
Les stocks des Etats-Unis pourraient atteindre les 700 à 800 millions de bombes à sous-munitions, deux fois plus que tout ce qui a pu être utilisé depuis 1965. Le président élu Barack Obama avait déjà prôné l’interdiction du largage de ces armes sur les zones habitées, un texte qui avait été rejeté par le Sénat. Avec la nouvelle administration américaine, les ONG espèrent que les Etats-Unis se rallieront à cette convention. La Russie, la Chine, ou Israël sont eux aussi les grands absents de ce traité, alors qu’ils figurent parmi les plus gros producteurs. Mais les ONG misent sur l’effet de stigmatisation que provoquera l’entrée en vigueur de ce traité, comme ce qui s’est passé avec la convention d’Ottawa sur les mines antipersonnel. 
Les points faibles du traité d’Oslo
La coalition mondiale contre les bombes à sous-munitions reconnaît que certaines concessions ont été octroyées aux Etats. Certains engins ne rentrent pas dans la définition des sous-munitions, celles qui pèsent plus de 20 kilos, ou d’autres critères techniques discutables selon les ONG. Autre point, c’est le nombre de sous-munitions que les Etats pourront conserver : il n’y a pas de limite chiffrée dans le traité. Et puis il y a ce qu’on appelle l’interopérabilité, obtenue sous la pression des Etats-Unis, qui permet à un Etat signataire de continuer à mener des opérations militaires conjointes avec un Etat non partie à la convention, par exemple dans le cadre de l’OTAN en Afghanistan.
Entrée en vigueur de la convention contre les bombes à sous- munitions
Les Etats devront ratifier au plus vite le traité afin qu’il entre en vigueur, les Etats les plus affectés attendent ce moment, comme le Laos ou le Liban, pour lesquels l’aide internationale est primordiale pour les aider à nettoyer leur territoire et prêter assistance aux victimes. La Norvège, pays hôte de la convention, espère une ratification début 2009.
La France et les bombes à sous-munitions
La France a produit des bombes à sous-munitions et en a utilisé jusqu’en 1991, sans doute lors de ses interventions au Tchad en 1986, puis en 1991 lors de la première guerre du Golfe en Irak et au Koweit. Jusqu’en janvier 2008, la France ainsi que la plupart des pays producteurs, prônaient des améliorations techniques des bombes à sous-munitions, et une restriction de la définition de ces engins, afin de conserver leurs stocks.
 
Finalement, en janvier, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner s’est également engagé en première ligne dans le processus d’Oslo qui a conduit à la rédaction du texte de la convention, approuvé le 30 mai dernier à Dublin et signé ce 3 décembre à Oslo.
 
Pour être en règle avec la définition qui a été retenue des bombes à sous- munitions, la France a annoncé fin novembre qu’elle retirait ses obus OGR, elle avait décidé en mai le retrait des roquettes M26.
 
La France pourra néanmoins conserver ses missiles Apache et ses obus Bonus(oui c'est un plus ou cas ou tu n'est que bléssé! note de Pat), plus gros et plus lourds, qui ne rentrent pas dans la définition mais qui selon les ONG comme Handicap International, sont de fait des sous-munitions et pourraient produire les mêmes effets non discriminatoires contre les populations civiles. Cette convention marque une avancée importante du droit international humanitaire.


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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 13:00 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

MAG travaille en République démocratique populaire lao depuis 1994. En 2000, MAG a participé à la stratégie de nationalisation du gouvernement du Laos et a confié ses opérations à UXO Laos, l'agence de déminage nationale. Suite à une restructuration du secteur, MAG mène ses opérations de manière indépendante depuis 2004 mais une partie de son personnel reste détaché à UXO Lao et à l'Autorité nationale de régulation des munitions non explosées et au secteur de l'action antimines au Laos.

Accent mis sur les résultats

Nous choisissons les zones de projet à la suite d'une évaluation détaillée sur l'impact que produirait une élimination des munitions non explosées (UXO) sur les communautés de ladite zone.
Un membre de l'équipe de liaison communautaire de MAG Laos sensibilise les villageois aux dangers des mines.
Nous choisissons les zones de projet à la suite d'une évaluation détaillée sur l'impact que produirait une élimination des munitions non explosées sur les communautés de ladite zone. Pour s'assurer que les communautés utilisent au mieux les zones déminées, MAG Laos collabore souvent avec des organisations qui travaillent dans le domaine de l'agriculture, de l'eau, des installations sanitaires et du développement rural. Liaison communautaire

La liaison communautaire est l'élément clé de la démarche de MAG Laos. Les équipes de liaison communautaire passent plusieurs jours dans des villages devant faire l'objet d'un déminage, car les besoins des communautés sont à la base de notre travail.
En établissant des rapports de confiance et en profitant des connaissances locales, nos équipes impliquent les communautés dans les opérations de déminage, dans le repérage de comportements à risque et dans la mise au point de stratégies visant à résoudre les problèmes liés aux munitions non explosées.

Innovation

MAG Laos développe en permanence de nouveaux moyens permettant de déminer plus rapidement les terres contaminées par les munitions non explosées, tout en respectant les normes de sécurité.

Égalité

Nous recrutons activement des femmes, et nous engageons et formons des membres des communautés rurales (appartenant souvent à des groupes ethniques). Nous établissons la liste des zones à traiter en priorité sans aucune discrimination et nous défendons une participation égalitaire.
MAG recrute activement des femmes. Nous engageons et formons également des membres des communautés rurales.
Autre soutien

En plus de nos projets, nous apportons également notre aide à UXO Lao et à National Regulatory Authority for the UXO Sector in Lao PDR (Autorité nationale de régulation des munitions non explosées au Laos.)

Coordination/Objectifs du Millénaire pour le développement

Le travail de MAG Laos permet d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les OMD sont inclus dans la stratégie du gouvernement en matière de croissance nationale et de lutte contre la pauvreté, et servent de fil conducteur à la propre stratégie de MAG Laos. MAG Laos s'est également engagé à atteindre les objectifs d'élimination des munitions non explosées définis par le plan national stratégique pour le programme des munitions non explosées au Laos (« The Safe Path Forward ») du gouvernement laotien.

Bénéficiaires

 Les bénéficiaires directs du travail de MAG Laos sont les communautés touchées par les munitions non explosées vivant dans les zones où nous intervenons.
_______________________


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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 13:06 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Il  y a aussi le programme Lao de déminage qui font un excellent travail aussi:



http://www.uxolao.gov.la


http://www.uxolao.org




 
Près de 12.000 engins non explosés des accidents sont survenus depuis 1973. Les données recueillies par les UXO Lao dans les zones où elle opère à partir de 1999 à aujourd'hui, montrent 934 victimes, divisé en 655 blessés et 279 morts. Les données indiquent de plus de 50% des victimes sont des enfants et plus de 81% sont des hommes. Bombies sont la cause la plus fréquente d'accidents. S'il vous plaît noter que les UXO Lao ne reçoit que les rapports d'accidents des munitions non explosées dans les zones qu'elle exploite po accidents UXO réelles à l'échelle nationale mai être plus que cela.

 
Une étude menée en 2006 par l'UNICEF sur les UXO risque et des besoins d'évaluation des diplômes montre qu'il existe un niveau élevé de sensibilisation et de compréhension entre les adultes et les enfants et les risques associés à entrer en contact avec des UXO. Néanmoins, malgré ces risques connus, de nombreuses personnes, sur une base presque quotidienne, continuent à interagir avec des munitions réelles ou susceptibles de vivre. Ces interactions peuvent être classés comme volontaire et délibérée (par exemple le déplacement des munitions non explosées provenant des terres agricoles ou de collecte de la ferraille) ou involontaire et non intentionnelle (par exemple, sous-munitions non explosées de surface tandis que l'élevage.) L'évaluation démontre que les décisions sur les comportements à l'égard des munitions non explosées sont prises dans un environnement complexe et enclenchement milieu de facteurs économiques, sociaux, politiques et culturels.
 
 
Lieux où les accidents se produisent généralement:
 
1.Village centres (32%)
2.Champs de riz pluvial (18%)
3.Riz d'en bas des champs (13%)
4.À proximité des forêts (12%)
5.Chemins et routes (7%)

 
D'habitude les activités causant des accidents liés aux munitions non explosées:
1.La manipulation de munitions non explosées (24%)
2.L'agriculture (22%)
3.Les produits forestiers de collecte (14%)
4.Allumant des feux / cuisson et d'autres activités domestiques (12%)
5.Jouer avec des munitions non explosées (11%).

 
 
Survivants d'accidents UXO sont traités dans les hôpitaux. Ils sont remis en état dans les centres de réadaptation. Ces centres sont soutenus par Cooperative Enterprise orthèses et prothèses.

 
 
 

Pour plus de détails sur les accidents de munitions non explosées, s'il vous plaît visitez le UXO autorité réglementaire nationale.
 
 


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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 14:40 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Face à tout ces malheurs, des gens s'efforcent d'aider les victimes, notamment le COPE,


  http://www.copelaos.org/index.html




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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 14:54 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Pour se faire une idée, voici une reconstitution de ce qu'on laché ces clusters ( emballages), des centaines de bombies, comme des boules de pétanque qui mutilent et tuent encore aujourd'hui.

Quand je pense que j'en ai tenu une, une fois ,sans savoir! ...



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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 20:40 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Une courte vidéo, il y a tant de victimes et de témoignages.



    http://videos.journauxdumidi.com/video/iLyROoafJ2Gt.html


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jeanjean
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MessagePosté le: Lun 22 Fév - 05:34 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

c'est bien triste et c'est toujours les enfants qui payent le prix fort  . les us qui se proclament meilleurs armée au monde je veut bien en doutés . si les ricains n'avais pas leur bombes se serais pas des soldats . bombardes comme ils le fons n'est pas une solutions  . ils tues souvent des innocents sur le moments puis on le vois encore au laos  plus de trente ans après . c'est ça une bonne armée ????????
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MessagePosté le: Lun 22 Fév - 07:31 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Il n'y a pas de bonne armée, du moment qu'elle tue, bon c'est son "boulot" de défendre son pays, mais les ricains voient surtout le côté financier,  la france aussi n'a pas de quoi être fiere.
La guerre est une chose, les crimes et autres exactions sont plus pourries encore.


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MessagePosté le: Sam 27 Fév - 09:18 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Le site du Mag laos, mine advisory group, un excellent travail de déminage.

    http://www.maginternational.org/laopdr


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MessagePosté le: Dim 14 Mar - 09:52 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant



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MessagePosté le: Dim 14 Mar - 10:48 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Avec la musique c'est assez flippant comme vidéo. toi

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jeanjean
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MessagePosté le: Dim 14 Mar - 18:17 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

c'est bien triste et a chaque fois c'est les enfants qui payes pour des folies  d'adultes
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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 07:10 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Vers une bonne nouvelle:

 http://www.taurillon.org/Nouvel-article,3407


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MessagePosté le: Jeu 29 Juil - 07:58 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Handicap International se félicite de l’entrée en vigueur du Traité d’Oslo interdisant les bombes à sous munitions
Le 1er août entrera en vigueur le Traité d’Oslo interdisant les bombes à sous-munitions (BASM). Il interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert de ces armes dévastatrices. Il prévoit aussi des dispositions novatrices concernant l'assistance aux 500000 victimes des BASM, des mines et des restes explosifs de guerre (REG), qui nécessitent une aide à vie.




Désormais, les Etats ont huit ans pour détruire l’intégralité de leurs stocks et dix ans pour dépolluer leurs territoires. Ce traité va au-delà des obligations du Traité d’Ottawa, entré en vigueur en 1999 contre les mines antipersonnel. Il inclut une nouvelle obligation : l’assistance aux victimes pour les Etats affectés. Signé par 106 pays, il a été ratifié par 37 d’entre eux à ce jour. 89 Etats n’ont pas encore signé le traité dont certains des plus grands stockeurs ou utilisateurs de sous-munitions, comme les Etats-Unis, la Chine, Israël et la Russie.

C’est une très grande satisfaction pour Handicap International, qui a été le membre fondateur de la Coalition contre les sous-munitions (Cluster Munition Coalition - CMC) en 2003 après avoir initié le combat contre les mines en 1992. « Nous avons mis cinq ans à interdire les mines antipersonnel. Cinq ans ont aussi été nécessaires pour que le traité d’interdiction des BASM soit signé en 2008. C’est la première fois dans l’Histoire que des armes conventionnelles sont interdites grâce à la pression exercée par la société civile » commente Jean-Marc Boivin, Directeur général de Handicap International.

Longtemps réticente à l’interdiction des BASM, la France a signé le traité en 2008 et a été le 20e pays à le ratifier en septembre 2009. Le 6 juillet 2010, elle a adopté une loi nationale d’application avant même l’entrée en vigueur du traité. Le gouvernement français a également décidé d’interdire le financement de la production et du commerce de BASM.

La conférence de Vientiane, première conférence des Etats parties au Traité d’Oslo
Se tenant du 8 au 12 novembre au Laos, cette rencontre officielle sera l’occasion pour les Etats parties de confirmer leur engagement à appliquer le traité en adoptant un plan d’action concret, notamment en termes de dépollution et d’assistance aux victimes. Enfin, elle sera l’occasion de mettre en lumière la situation du Laos, pays le plus pollué par les BASM : plus de 260 millions de sous- munitions ont été déversées sur le pays pendant la guerre du Vietnam de 1965 à 1975. Près de 40 ans plus tard, on recense chaque année encore de nombreuses victimes.

Le 25 septembre 2010, Handicap International organise la 16e Pyramide de chaussures dans 31 villes de France. Cet évènement mobilise depuis seize ans l’opinion publique contre les mines antipersonnel et les BASM qui tuent ou mutilent une personne toutes les 90 minutes dans le monde. Handicap International a recueilli plus de 750 000 signature entre 2004 et 2009 dont près de 400 000 sur les Pyramides. Elles ont permis de faire pression sur les Etats et d’aboutir au Traité d’Oslo qui entre en vigueur aujourd’hui.




Mardi 27 Juillet 2010

BK


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MessagePosté le: Dim 1 Aoû - 15:48 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

La convention d’Oslo sur les bombes à sous-munitions donne espoir au Laos

Pays le plus touché par les armes à sous-munitions, le Laos doit assister les victimes de ces engins. Il a signé la convention d’Oslo entrée en vigueur dimanche 1er août, qui les interdit

Hong a perdu ses deux bras et l’œil droit dans l’explosion d’une bombe à sous-munitions. Un soir d’avril 2004, alors qu’il rentrait chez lui, ivre, ce paysan a manipulé un stock de bombes avec un ami. Ils voulaient récupérer le métal pour le revendre, une activité répandue dans l’est du Laos.

« Mon ami ouvrait les engins, se rappelle l’homme âgé de 42 ans. Moi, je portais les morceaux de métal. Il y a eu une déflagration. Je l’ai vu à terre. Il est mort. » Hong a réussi à appeler à l’aide. Il a été transporté à l’hôpital de Phonsavan, le chef-lieu de la province du Xieng Khouang, situé à 60 km de son village.

Cette région du Nord-Est laotien a été la plus bombardée du pays. Entre 1964 et 1973, les États-Unis ont largué 270 millions de sous-munitions sur le Laos, soit l’équivalent du chargement d’un B-52 déversé toutes les huit minutes pendant neuf ans. L’aviation américaine pilonnait les forces révolutionnaires laotiennes.

Elle voulait aussi couper les voies d’approvisionnement des communistes nord- vietnamiens, qui s’infiltraient au Laos le long de la piste Hô-Chi-Minh pour ravitailler leurs troupes qui combattaient au Vietnam du Sud. On estime que le tiers des sous-munitions lâchées n’ont pas explosé. Aujourd’hui, elles sont éparpillées dans la nature. Semblables à des balles de tennis, certaines sont couvertes de couleurs vives que le temps n’a pas effacées. Le quart des accidentés sont des enfants, souvent des garçons.
L'aide internationale reste faible 
Hong ne sait pas qu’il existe une convention d’Oslo et que son pays l’a ratifiée. L’article 5 du texte oblige les États à assister les victimes et à les consulter pour définir des politiques de soutien. Hong, lui, n’a reçu quasiment aucune aide. « L’hôpital a fourni les médicaments, reconnaît-il. Mais j’ai dû payer les amputations. Cela m’a coûté 980 000 kips » (98 € environ, au taux actuel).

Peu après l’accident, il est allé consulter pour vérifier sa vue. Il n’y est pas retourné. « Je n’ai pas assez d’argent. Comme je suis maintenant complètement aveugle, c’est trop tard », lâche-t-il, renfrogné. Pour faire face au quotidien, son épouse Noi doit cultiver la terre, seule. Elle n’a pas assez de temps pour tisser comme les autres femmes du village, qui parviennent ainsi à ramener un pécule supplémentaire. « J’ai dû emprunter, confie Noi. Je crois que je ne pourrai pas rembourser avant que nos enfants soient adultes. »

L’an dernier, le Laos n’a bénéficié que de 20 millions de dollars (15,4 millions d’euros) d’aide étrangère pour la dépollution et l’assistance aux blessés. C’est peu. Mais c’est en augmentation. « Il est très important d’avoir du personnel médical formé qui puisse intervenir sur le lieu d’un accident dans la demi-heure qui suit. Nous n’en avons pas », regrette Mike Boddington, conseiller pour l’agence laotienne de lutte contre les engins non explosés.

« Il faut rapidement emmener les accidentés à l’hôpital. Nous ne le pouvons pas : il y a très peu d’ambulances. Souvent, les centres de santé n’ont même pas de bandages, », poursuit-il. Au Laos, il n’existe aucun service de soutien psychologique pour les victimes des sous-munitions.
300 victimes des bombes chaque année
La convention d’Oslo aidera le pays à attirer des fonds et à améliorer les services de santé. L’article 6 oblige les pays riches à assister les plus pauvres. En novembre, Vientiane accueillera la première réunion des États parties à la convention et espère ainsi capter l’attention des donateurs. Le pays en a besoin. Les fonds manquent.

Depuis 1993, Washington a investi 40 millions de dollars (30 millions d’euros) au Laos pour la dépollution et le soutien aux accidentés. « Or, pour bombarder le pays, les États-Unis ont dépensé 17 millions de dollars par jour pendant neuf ans – en tenant compte de l’inflation, reprend Mike Boddington. Jusqu’à présent, les États-Unis ont donc aidé à hauteur de deux jours et demi de bombardement. » L’ambassade américaine à Vientiane n’a pas souhaité commenter ces chiffres.

Le nombre d’accidents est en baisse au Laos. Mais, chaque année, environ 300 personnes sautent encore sur des bombes. À l’ouest de Phonsavan, autour de l’ancienne base américaine de Nong Tang, quelques engins rouillés jonchent le sol. Il y a trois ans, les collines environnantes en étaient couvertes.

Depuis, les agences de déminage ont beaucoup nettoyé. « Ça, c’est un mortier. Regardez, il n’est pas désamorcé », explique un jeunedu village, en contrebas de l’ancienne piste d’atterrissage du complexe militaire. « Ce n’est pas dangereux. Il faut qu’il y ait un gros choc ou un contact avec le feu pour que ça explose », croit-il savoir.
« J’essaie d’éloigner ces explosifs de la vue des enfants »
En labourant, les habitants du bourg découvrent encore des engins. Certes, de moins en moins souvent. Ils les jettent alors dans la rivière. « J’essaie d’éloigner ces explosifs de la vue des enfants, indique Nivann, un paysan. Mais ils plongent pour les récupérer. »

Des gamins batifolent dans l’eau trouble et reconnaissent jouer avec le feu. « Je dépose les bombes sur la berge, car je me dis que c’est dangereux de me baigner dans une eau qui contient ces munitions », explique Tonith, 9 ans. Pourquoi les adultes du village n’appellent-ils pas une agence de déminage ? « Je n’ai pas le numéro de téléphone », répond Nivann.

Les terres du Xieng Khouang étant souillées, l’agriculture est difficilement praticable. Beaucoup vivent du commerce de la ferraille et, pour cela, désamorcent des bombes. Les ONG ne déconseillent pas de chercher du métal. Ce serait tenir un langage en contradiction avec les nécessités économiques du terrain. Elles expliquent plutôt comment le collecter dans des conditions de sécurité acceptables : ne pas creuser, ne pas toucher aux engins qui semblent encore entiers.
« Je touche à des bombes extrêmement dangereuses »
Tanom, un ferrailleur et épicier de 32 ans installé à Tha Jok près de Phonsavan, ne suit pas ces conseils. « Je touche à des bombes extrêmement dangereuses », reconnaît-il. Il en a neutralisé plusieurs qu’il a disposées à l’arrière de son magasin pour délimiter un terrain de pétanque. « Je fais cela, car je veux gagner de l’argent en plus des revenus que je tire de mon épicerie », précise-t il. Son activité de ferrailleur lui permet de dégager jusqu’à 100 € par mois.

La convention d’Oslo oblige les pays signataires à détruire leurs stocks de sous-munitions. Le Laos dit ne pas en avoir. Le texte oblige aussi les États à dépolluer leurs sols dans les dix ans qui viennent. Le Laos sait pertinemment qu’il n’y arrivera pas. Mais, en signant, il espère au moins accélérer le rythme du nettoyage. Les surfaces contaminées sont énormes : un village sur quatre est souillé.

Depuis 1996, seuls 23 000 hectares ont été nettoyés par l’agence gouvernementale et les ONG étrangères, soit l’équivalent d’une surface de 23 km sur 10 km. « Mais la technologie progresse, note, optimiste, David Hayter, directeur de programme pour l’association MAG (Mines Advisory Group). Depuis 2006, nous utilisons un matériel qui ne détecte plus les petits morceaux de ferraille enfouis dans la terre comme les clous. » Ce nouvel outil permet de travailler quinze fois plus vite.
Jérôme BORUSZEWSKI, à Phonsavan et Vientiane (Laos)


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MessagePosté le: Dim 22 Aoû - 13:41 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Vieilles bombes briser des vies des femmes laotien
Par Karen J. Coates
correspondant WeNews
Dimanche 22 août 2010
explosées époque de la guerre tue et mutile des centaines de villageois laotiens chaque année . Quatre-vingt- cinq pour cent des victimes sont des hommes , laissant de nombreuses femmes de se débrouiller par leurs familles .
VIENTIANE , Laos ( WOMENSENEWS ) - Il ya cinq ans , le mari de 24 ans Yue , Lue Ha , a heurté une bombe en quête de nourriture pour les plantes médicinales dans les jungles du nord du Laos . L'accident l'aveuglait .
Depuis lors , Yue , qui va par un seul nom, dit: « Oh, il ya beaucoup de choses qui ont changé . " Elle se sent « comme deux ou trois personnes en une seule , « d'avoir à s'occuper de son mari et ses deux jeunes enfants. " La plus grande difficulté est tout dans la famille est devenu le mien - Emploi mari est devenu le mien . emploi des enfants est devenu le mien ... J'ai juste essayé de cultiver du riz très peu pour la famille . Et j'ai aussi fait une petite broderie à vendre et gagner de l'argent . "
Le couple n'a pas pu maintenir leur ferme, alors mari Yue a étudié massage par un groupe d'aide à Vientiane , la capitale du pays . Par la suite , il a ouvert une entreprise de massage dans un minuscule appartement Phonsavanh où la famille de quatre vit aujourd'hui .
«Depuis que je suis aveugle , il est difficile de gagner sa vie », a déclaré Lue Ha . Il obtient en moyenne deux clients par jour qui paient environ 3 dollars par session. «Ce n'est pas vraiment suffisant , car nous devons payer le loyer , l'électricité , l'eau . " Si personne ne se présente , " je ne gagne pas , dit-il .

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Si plus d'un client arrive , Yue met fils de 6 ans, le couple est en charge de surveiller le bébé . Elle change de son sarong traditionnel pantalons confortables et elle se met au travail en utilisant les techniques qu'elle a appris par Lue Ha .
Bomb - Litter Left Behind
Chaque jour , les villageois laotiens risquent leur vie l'agriculture , la pêche et de cueillette . Ce pays enclavé d' Asie du Sud demeure jonché de bombes depuis l'armée américaine a déversé plus de 2 millions de tonnes d'explosifs ici entre 1964 et 1973 . Ces bombardements , non autorisée par le Congrès , étaient destinées à des forces communistes dans une ramification de la guerre du Vietnam . Mais les civils continuent de vivre - et mourir - dans la foulée .
Quand une bombe explose dans l'Amérique du Laos aujourd'hui, il est susceptible de tuer ou de blesser un homme . Mais les femmes de sa vie souffrent également des conséquences mentales et économiques des accidents impliquant des munitions non explosées , connu sous le nom des munitions non explosées .
«Les hommes ne le labourage , afin qu'ils prennent plus de risques », a déclaré Jo Pereira , un ergothérapeute qui a passé plusieurs années en tant que coordonnateur d'un centre de réadaptation connu sous le nom COPE , basée à Vientiane .
Mais tandis que les hommes souffrent plus de blessures , dit Pereira , aider les femmes à assumer les lourdes conséquences .
Jusqu'à 30 pour cent des bombes n'ont pas explosé en tombant dans les années 1960 et 1970 . explosées époque de la guerre a tué et mutilé plus de 50.000 personnes à travers le Laos , selon un sondage national de 2008 des victimes des UXO et des accidents . blessures UXO représentent la plus grande partie de la clientèle du SEPB ; 85 pour cent des victimes d'accidents sont des hommes.
Laos se classe parmi les pays les plus pauvres et les moins développés du monde avec une population qui repose largement sur l'agriculture de subsistance . De nombreux accidents se produisent des munitions non explosées dans les champs loin d' hôpitaux et de nombreux villageois ont peu accès aux soins de santé . Les femmes ont souvent des soins pour les membres de la famille malades et les blessés à la maison .
" Il n'y a pas de filet de sécurité sociale d'autres », dit Pereira .


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MessagePosté le: Lun 23 Aoû - 12:03 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

MAG, opérateur en déminage


Mines Advisory Group au Laos (MAG) travaille en République Démocratique Populaire Lao depuis 1994. En 2000, MAG a participé à la stratégie de nationalisation du gouvernement du Laos et a confié ses opérations à UXO Lao, l'agence de déminage nationale. Suite à une restructuration du secteur, MAG mène ses opérations de manière indépendante depuis 2004, mais une partie de son personnel reste détaché à UXO Lao et à l'Autorité nationale de régulation des munitions non explosées et au secteur de l'action
anti-mines au Laos. 

Accent mis sur les résultats



MAG choisit les zones de projet d'après une évaluation détaillée sur l'impact que produirait une élimination des munitions non explosées (UXO) sur les communautés de ladite zone. Pour s'assurer que les communautés utilisent au mieux les zones déminées, MAG collabore souvent avec des organisations qui travaillent dans le domaine de l'agriculture, de l'eau, des installations sanitaires et du développement rural. 

Liaison communautaire



La liaison communautaire est l'élément clé de la démarche de MAG. Les équipes de liaison communautaire passent plusieurs jours dans des villages devant faire l'objet d'un déminage, car les besoins des communautés sont à la base de notre travail. En établissant des rapports de confiance et en profitant des connaissances locales, nos équipes impliquent les communautés dans les opérations de déminage, dans le repérage de comportements à risque et dans la mise au point de stratégies visant résoudre les problèmes liés aux munitions non explosées.
Innovation



MAG Laos développe en permanence de nouveaux moyens permettant de déminer plus rapidement les terres contaminées par les munitions non explosées, tout en respectant les normes de sécurité.
Égalité



Ils recrutent activement des femmes, et engagent et forment des membres des communautés rurales (appartenant souvent à des groupes ethniques). Ils établissent la liste des zones à traiter en priorité sans aucune discrimination et nous défendons une participation égalitaire.
Autre soutien

En plus de leurs projets, ils apportent également leur aide à UXO Lao et à National Regulatory Authority for the UXO Sector in Lao PDR (Autorité nationale de régulation des munitions non explosées au Laos.)
Coordination/Objectifs du Millénaire pour le développement



Le travail de MAG au Laos permet d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les OMD sont inclus dans la stratégie du gouvernement en matière de croissance nationale et de lutte contre la pauvreté, et servent de fil conducteur à la propre stratégie de MAG Laos.
MAG Laos s'est également engagé à atteindre les objectifs d'élimination des munitions non explosées définis par le plan national stratégique pour le programme des munitions non explosées au Laos (« The Safe Path Forward ») du gouvernement laotien.
Bénéficiaires





Les bénéficiaires directs du travail de MAG Laos sont les communautés touchées par les munitions non explosées vivant dans les zones où ils interviennent.


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MessagePosté le: Mar 31 Aoû - 20:27 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Le Laos prépare la Convention des armes à sous-munitions  

Selon les organisateurs, le Laos prévoit de dépenser plus de 10 milliards de kip pour accueillir la première conférence des Etats parties à la convention sur les armes à sous-munitions. Les responsables de l'organisation de cette événement historique auquel participeront de nombreux pays ont organisé la semaine dernière, au ministère des Affaires étrangères, une conférence de presse pour informer des préparatifs.  
« Du 9 au 12 novembre, le Laos sera l'hôte de la conférence des Etats parties sur la Convention internationale sur les armes à sous-munitions, à laquelle devraient assister les représentants de 104 pays. Jusqu'à présent, 108 pays ont signé la Convention et 38 l'ont appliqué , a déclaré le directeur général du département des organisations internationales du ministère des Affaires étrangères, M. Saleumxay Kommasith. Les préparations faites par le sous-comités pour la première réunion des États parties sur la Convention sont en bonne voie . »  
Les sous-comités qui s'occupent de l'organisation se sont réunis à plusieurs reprises pour discuter et évaluer leur travail de préparation respective. L'autorité nationale de régulation des UXO et de l'action contre les mines en République Démocratique Populaire Lao est responsable de la préparation du budget pour la conférence, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).  
Depuis le début, des organisations étrangères soutiennent l'activité contre les bombes à sous-munitions au Laos : le gouvernement allemand vient d'accorder une aide supplémentaire au programme national lao de désamorçage des bombes à sous-munition Cette contribution, d'un montant total de 250 000 euros, sera destinée aux opérations menées dans la province de Luang Prabang. Ensuite le gouvernement du Japon a offert une subvention de 215 000 dollars pour aider les victimes des bombes à sous-munitions de la province de Xiengkhouang par l'intermédiaire de l'Association d'aide et de secours du Japon (AAR Japon).  
Les Etats-Unis continuent à participer à la destruction des munitions toujours actives, enfouies dans le sous-sol du Laos, afin d'aider au dével oppement du pays. Dans le cadre du programme d'entente, le département des Etats-Unis donne près de 180 000 dollars pour soutenir la mise en œuvre d'une formation sur le déminage et la prise en charge du programme. Par ailleurs, le gouvernement français a fait don de 50 0 00 euros pour aider à l'organisation de la conférence des Etats parties sur la convention sur les armes à sous-munitions.
Le Laos est un pays qui a reçu beaucoup de bombes dans l'histoire, 25 % des villages sont touchés par le problème des bombes non-explosées. Entre 1964 et 1973, il y a eu plus de 270 bombes (plus de 2 millions de tonnes de bombes) larguées sur le Laos, et 17 provinces du Laos sont encore concernées par ce problème.  


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MessagePosté le: Dim 3 Oct - 08:28 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Convention internationale sur l'interdiction des armes à sous-munitions


Selon l'article 6 de la Convention sur les armes à sous-munitions, chaque Etat partie a le droit de chercher à obtenir et de recevoir une assistance et une coopération internationale. 

- Chaque Etat partie, qui est en mesure de le faire, fournira une assistance technique matérielle et financière aux Etats infectés. Cette assistance peut être fournie par le biais des organismes des Nations Unies, d'organisations ou d'institutions internationales, régionales ou nationales, d'organisations ou institutions non gouvernementales ou sur une base bilatérale.



- chaque Etat partie s'engage à faciliter un échange aussi large que possible d'équipements, et de renseignements scientifiques technologiques et a le droit de participer à un tel échange. Les Etats parties n'imposeront de restrictions indues ni à la fourniture, ni à la réception, à des fins humanitaires, d'équipements de dépollution ou autre, ainsi que des renseignements technologiques relatifs à ces équipements.



- En plus de toute obligation qu'il peut avoir en vertu du paragraphe 4 de l'article 4 de la présente Convention, chaque État partie qui est en mesure de le faire fournira une assistance à la dépollution et de destruction des restes d'armes à sous-munitions ainsi que des renseignements concernant différents moyens et technologies de dépollution des armes à sous-munitions, et des listes d'experts, d'organismes spécialisés ou de points de contact nationaux dans le domaine de la dépollution et de la destruction des restes d'armes à sous-munitions et des activités connexes.
- Chaque État partie qui est en mesure de le faire fournira une assistance pour la destruction des stocks d'armes à sous-munitions et apportera également une assistance pour identifier, évaluer et hiérarchiser les besoins et les mesures pratiques liés au marquage, à l'éducation à la réduction des risques, à la protection des civils, à la dépollution et à la destruction prévus à l'article 4 de la présente Convention.



- Lorsque, après l'entrée en vigueur de la présente Convention, des armes à sous-munitions sont devenues des restes d'armes à sous-munitions situés dans des zones sous la juridiction ou le contrôle d'un État partie, chaque État partie qui est en mesure de le faire fournira immédiatement une assistance d'urgence à l'État partie affecté.
Chaque État partie qui est en mesure de le faire fournira une assistance visant à la mise en œuvre des obligations, mentionnées à l'article 5 de la présente Convention, de fournir, de manière suffisante, à toutes les victimes d'armes à sous-munitions une assistance prenant en considération l'âge et les sexospécificités, y compris des soins médicaux, une réadaptation, un soutien psychologique, ainsi qu'une insertion sociale et économique. Cette assistance peut être fournie, entre autres, par le biais des organismes des Nations Unies, d'organisations ou institutions internationales, régionales ou nationales, du Comité international de la Croix-Rouge, des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de leur Fédération internationale, d'organisations non gouvernementales ou sur une base bilatérale.
- Chaque État partie qui est en mesure de le faire fournira une assistance pour contribuer au redressement économique et social nécessaire suite à l'emploi d'armes à sous-munitions dans les États parties affectés.
- Chaque État partie qui est en mesure de le faire peut alimenter des fonds d'affectation spéciale pertinents, en vue de faciliter la fourniture d'une assistance au titre du présent article.
- Chaque État partie qui cherche à obtenir ou reçoit une assistance prendra les dispositions appropriées pour faciliter la mise en œuvre opportune et efficace de la présente Convention, y compris la facilitation de l'entrée et de la sortie du personnel, du matériel et de l'équipement, d'une manière cohérente avec les lois et règlements nationaux, en prenant en compte les meilleures pratiques internationales.


- Chaque État partie peut, aux fins d'élaborer un plan d'action national, demander aux organismes des Nations Unies, aux organisations régionales, à d'autres États parties ou à d'autres institutions intergouvernementales ou non gouvernementales compétentes d'aider ses autorités à déterminer, entre autres:


a. la nature et l'ampleur des restes d'armes à sous-munitions se trouvant dans des zones sous sa juridiction ou son contrôle;


b. les ressources financières, technolo-giques et humaines nécessaires à la mise en œuvre du plan;



c. le temps estimé nécessaire à la dépollution et à la destruction de tous les restes d'armes à sous-munitions se trouvant dans les zones sous sa juridiction ou son contrôle; 

d. les programmes d'éducation à la réduction des risques et les activités de sensibilisation pour réduire le nombre de blessures ou pertes en vies humaines provoquées par les restes d'armes à sous-munitions; 

e. l'assistance aux victimes d'armes à sous-munitions ;


f. la relation de coordination entre le gouvernement de l'État partie concerné et les entités gouvernementales, intergouvernementales ou non gouvernementales pertinentes qui participeront à la mise en œuvre du plan.
- Les États parties qui procurent ou reçoivent une assistance selon les termes du présent article coopéreront en vue d'assurer la mise en œuvre rapide et intégrale des programmes d'assistance convenus.


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MessagePosté le: Mer 20 Oct - 06:28 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Le film « survivance des bombes non explosées »


Vientiane,



Le film « survivance des bombes non explosées » raconte l’histoire la vie des enfants laotiens dans les régions éloignées a été joué dans la soirée du 18 octobre au Centre de langue française, en présence de M. Phoukhieo Chanthasomboune, chef du bureau national du comité administratif pour le déminage des bombes enterrées au Laos depuis la guerre, et M. Tim Schaffter, représentant de l’ONU pour les enfants en RDP Lao. Ce film est soutenu par l’UNICEF.
L’objectif est de faire connaître et comprendre aux enfants et aux Laotiens en général les risques encourus lorsqu’on s’approche des bombes pour en extraire le fer. Il faut réduire les accidents en collaboration avec les autorités locales et les villageois.


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Pat
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MessagePosté le: Sam 23 Oct - 12:47 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant


Programme UXO : Don de matériel médical d'urgence pour les équipes de terrain


Dans le cadre de la réalisation du programme national lao d'élimination des munitions non-explosées (UXO Lao), la Croix-Rouge internationale a fait un don important de matériel médical au profit de la Croix-Rouge lao. La cérémonie officielle de remise du matériel et de la signature de l'accord sur leur utilisation, a eu lieu le 13 octobre dernier à Vientiane, présidée par le Dr Keedaeng Thammalangsy, secrétaire général de la Croix-Rouge lao et M. Bounpone Xayasenh, directeur de l'UXO lao, en présence de M. Ben Lark, représentant de l'équipe « Weapon Contamination » de la Croix-Rouge internationale et de plusieurs autorités concernées par cette action.
La donation se compose principalement de 70 brancards, du matériel à perfusion, et des emballages appropriés, le tout pour un montant de 22 000 dollars. En fait, c'est un matériel d'urgence destiné aux équipes de terrain chargées du contrôle, de la récolte et de la destruction des bombes non-explosées, en cas d'accident survenu sur la zone, avant le transfert des victimes à l'hôpital le plus proche.
Le matériel médical dont disposaient jusqu'à présent les équipes de terrain, était insuffisant et surtout mal adapté aux éventuels accidents. Cette nouvelle donation montre une fois de plus l'intérêt permanent de la Croix-Rouge internationale pour tous les acteurs des activités de déminage.
Actuellement le Programme national lao d'élimination des munitions non explosées (UXO Lao) est soutenu par un bon nombre de pays étrangers, comme l'Australie, l'Autriche, l'Allemagne, la France, le Japon, l'Irlande, le Luxembourg, la Pologne, l'Angleterre, les Etats-Unis, l'Italie, le Canada, la Norvège et beaucoup d'organisations internationales de l'Union européenne, mais aussi des Nations-Unies comme l'Unicef ou le PNUD.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:35 (2016)    Sujet du message: Bombes non explosées

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