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Bombes non explosées
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Pat
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MessagePosté le: Dim 24 Oct - 18:55 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

De l'ambiance au concert de COPE

Malgré un ciel menaçant et quelques gouttes de pluie, l'ambiance était plutôt « chaude », au concert organisé par l'organisation COPE, (Entreprise Coopérative d'Orthèses et de Prothèses), samedi 16 octobre dernier, en soirée, au Centre National de Réhabilitation de Khou Vieng ,à Vientiane.
Six groupes de musique ont répondu à l'appel des organisateurs et ont comblé le public venu nombreux pour les applaudir. Il s'agissait des groupes bien connus des Vientianais et des expatriés installés au Laos : les groupes, lao et australien, ULUVUS, Lao Bang Fai ; Temple Guy, Tuxedo, Kluster Funk et Veska, ont tous fait un « tabac » ! Entre chaque représentation, le public pouvait apprécier l'ambiance de kermesse en s'installant autour de tables dressées pour prendre une consommation, se restaurer ou juste grignoter un cornet de frites de « Sticky Finger's » en « sirotant » une bière. Une tombola très attractive de par ses nombreux lots, a attiré les visiteurs ainsi que le stand de produits de l'organisation, proposant des T-shirts, des pins, ou des mugs, tous estampillés « COPE ».
Une soirée particulièrement réussie mais aussi heureuse, puisque dans la foule se trouvaient quelques « pensionnaires » du Centre de Réhabilitation, dans des fauteuils roulants, ou seulement équipés de prothèses, victimes d'explosion de munitions, le sourire aux lèvres et les yeux embués d'émotion, heureux de participer, même handicapés, à cette soirée, qui était aussi leur fête.
Alors, un grand bravo aux organisateurs, au personnel du centre, aux groupes de musique, à tous les sponsors et à tous les visiteurs pour ce bel exemple de solidarité et de générosité.


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MessagePosté le: Dim 24 Oct - 18:55 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 29 Oct - 09:02 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Encore plus de 100 ans pour la récolte des bombes non-explosée au Laos !!
 

 
Le Programme national lao d'élimination des munitions non explosées (UXO Lao) a commencé en 1996, l’activité de la récolte des bombes non-explosée dans les provinces. Actuellement l’UXO Lao peut déjà récolter plus de 25millions de hectares, il y a encore de 87km2 sur la surface des bombes non-explosée La RDP lao prévoit utiliser encore de temps plus de 100ans pour l’activité de la récolte des bombes non-explosée, et l’activité de cette récolte veut encore beaucoup de fonds à l’organisation internationale. Selon l'Autorité nationale de régularisation (ARN).



La plupart l’activité de la récolte des bombes non-explosée, c’est quatorze parmi les dix-sept provinces au Laos, qui sont le problème sur les bombes non-exposé. En particulier neuf provinces qui ont plein de bombes non-explosée: la province de Houaphanh, de Xiengkhouang, de Luang Prabang, de Khammouane, de Savannakhet, de Saravane, de Champassak, de Sékong et d’Attapeu.



Plus de 2millions de tonnes de bombes (Plus 270millions de bombes) qui ont tombé la terre de la RDP lao entre la guerre Indochine en 1964-1973, dont le Laos est devenu le pays qui a été détruit le grand gravement dans le monde par les bombes américains. La prévu de 30% de bombes qui ne détruit pas encore non-explosée, et les bombes commence à tuer les populations lao. Chaque année environ de 300 personnes sont victimes sur les bombes non-explosée par an.
Donc la coopération internationale et l’aide de fonds de l’organisation internationale est le travail important pour contribuer l’activité de la récolte des bombes non-explosée, parce que les bombes non-explosée est le grand problème dans le développement du pays. Dont la récolte des bombes non-explosée est un travail important du gouvernement lao, dans le détruit des bombes, pour le développement de la socio-économique du pays, pour l’élevé de la bonne vie des populations dans la région, et pour la réduction des pauvretés en 2020.


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MessagePosté le: Mar 2 Nov - 07:29 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

De bons films documentaires sur le problème des sous-munitions


A la veille de la première conférence internationale sur les bombes à sous-munitions qui se tiendra à Vientiane du 9-12 novembre, le Centre de langue française et l'Ambassade de France, au Laos, à Vientiane, en coopération avec Cluster Munition Coalition (CMC), a organisé, les 20 et 27 octobre, deux séances de films documentaires pour répondre à différentes questions : qu'est-ce qu' une bombe à sous-munitions, quels sont les dangers pour le peuple lao et quelles sont les actions de prévention et de réparation menées actuellement dans le pays. 
Quatre films tous aussi captivants les uns que les autres ont retenu l'attention du public venu nombreux, mais surtout ont apporté des éclaircissements à ce sujet, hélas, toujours d'actualité. Le premier « We made it happen », ne dure que cinq minutes, et met en scène de simples habitants des campagnes, pas riches, ni en très bonne santé, mais qui doivent travailler dans les rizières et dans les champs pour subsister. Les enfants eux, jouent dans les alentours, toujours en recherche d'une bricole trouvée dans la terre, de la ferraille précisément, qu'ils pourraient vendre à bon prix pour améliorer l'ordinaire. C'est ainsi que le 17 janvier 2008, neuf enfants découvrent sans le sa voir, une bombe dans un village de la province de Savannakhet, celle-ci explose et atteint les enfants, causant des décès et des blessés.
A travers ces courts métrages, le spectateur découvre le rude travail des équipes de déminage, aidées parfois par des groupes courageux de villageois, sous le regard d'enfants, qui, ignorant le danger de ces engins, les voient avec regret partir pour leur destruction.
Mais, nouvel éclairage surprenant apporté par un des réalisateurs, qui a rencontré les populations des zones contaminées. Il dénote, chez beaucoup d'entre eux, une certaine résignation. Oui, ces villageois ont vécu les bombardements, oui, ils ont assisté à beaucoup d'accidents dans les années qui ont suivi, mais, ils ont appris à vivre avec, les explosions font partie de leur quotidien, et ils sont presque surpris de tout c e « remue-ménage » , et de voir débarquer experts et journalistes. Et, ils sont stupéfaits d'apprendre que des droits vont leur être accordés, en tant que victimes !
Le dernier documentaire, apporte une explication au pourquoi de l'invention des bombes à sous-munitions. Elles datent de la « guerre froide » entre les deux blocs. Elles étaient destinées à empêcher les chars russes d'envahir l'Europe. Lors des largages, sur de larges zones, seulement 80 % d'entre elles explosaient et, les 20 % restant, représentait une réelle menace.
Faisant suite à ces deux soirées de projection de films documentaires, le 2 novembre prochain, toujours au centre de langue, des animations et des rencontres avec des victimes d'UXO seront organisées, ainsi qu'avec les acteurs de la conférence, des personnalités politiques, des démineurs, des organisations non gouvernementales et internationales. Parallèlement, une exposition de photos se tiendra sur les murs de l'ambassade de France, rue Setthathirath.


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MessagePosté le: Mer 10 Nov - 10:25 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

La Conférence internationale sur les bombes à fragmentation s'ouvre au Laos



VIENTIANE, 9 novembre (KPL) - La première réunion des États parties à la Convention sur les armes à sous-munitions (CCM) a officiellement été ouverte ce mardi matin à Vientiane, capitale du Laos, afin de mettre la vision du traité en action.
La réunion de quatre jours, la première du genre à se tenir depuis l'entrée en vigueur le 1 er août 2010, doit poser les fondements de l'application du texte et transformer les obligations stipulées dans le texte en mesures concrètes et évaluables.
Parmi les principaux documents qui devraient être signés par les délégués, il y a la Déclaration de Vientiane, le plan d'action de Vientiane sur la mise en œuvre de la convention et un accord sur la présentation des rapports dans le cadre de la convention.
Le CCM interdit l'utilisation, la fabrication, le stockage et le transfert de bombes à sous-munitions et oblige les pays à dépolluer les zones touchées sous 10 ans et à détruire les stocks d’armes sous huit ans. La Convention comprend des dispositions révolutionnaires exigeant l’assistance aux victimes et aux communautés touchées.
Signée à Oslo en décembre 2008, la Convention est entrée en vigueur le 1 er août 2010, devenant juridiquement contraignante au niveau international. Elle sert le traité de désarmement international le plus important depuis le Traité d’interdiction des mines antipersonnel de 1997. Aujourd’hui, plus de 100 pays ont déjà signé la convention interdisant les armes à dispersion. Parmi ceux-ci, 46 pays ont ratifié la convention.
Une bombe à fragmentation est habituellement une boîte contenant des armes à sous-munitions ou des bombes qui se dispersent sur une zone et sont conçues pour exploser à l'impact. La plupart des bombes explosent lors de l'impact alors que quelques-unes demeurent et n'explosent pas avant de recevoir un nouveau coup, ce qui peut durer une longue période, donc se faisant passer pour une menace mortelle ou, au mieux, de mutilation des êtres humains et des animaux.
Le Laos est connu comme pays le plus bombardé au monde, et c'est aussi le plus gravement contaminé par des bombes sous-munitions à cause des largages durant la guerre du Vietnam.
Les délégués de plus de 110 pays, dont plus de deux douzaines de pays en dehors du traité, ainsi que des agences des Nations unies, des organisations internationales et environ 400 représentants de la société civile mondiale, notamment des survivants de bombes à sous-munitions, ont participé à la cérémonie d'ouverture, sous l’égide de la CMC. Au moins une dizaine de gouvernements ont envoyé des représentants de niveau ministériel à la réunion, qui a été inaugurée ce matin par le Président du Laos Choummaly Sayasone, et sera présidée par le vice-Premier ministre et ministre laotien des Affaires étrangères Thongloun Sisoulith


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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 09:36 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Actualités mines et BASMLaos : une fillette tuée par une sous-munition

http://www.handicap-international.fr/qui-sommes-nous/index.html    11  novembre 2010


L'explosion d'une sous-munition a tué une fillette et blessé sa sœur, mercredi 10 novembre au Laos.
 
Selon le docteur Vanliem Bouaravong, directeur général de l'hôpital Mittaphab de Vientiane (la capitale du pays), les deux sœurs - Paeng, âgée de 15 ans, et Piou, âgée de 10 ans - revenaient de l'école, dans le village de Thasala, (district de Khamkevt, province de Bolikhamxay), quand la plus jeune a ramassé une sous-munition pour la montrer à sa sœur, avant de la jeter sur le sol, où elle a explosé. Les deux sœurs ont été emmenées à l'hôpital dans la capitale, à trois heures de là. La cadette, Piou, a succombé à une hémorragie 30 minutes après son admission, vers 21 heures. L'ainée souffre d'une blessure au genou et d'éclats dans le cou, une main et une hanche ; elle est toujours hospitalisée.
 
L'incident est survenu alors que plus de 110 gouvernements et 400 représentants de la société civile participent à la première conférence des Etats parties au Traité d'interdiction des bombes à sous-munitions (BASM), à Vientiane. Un accord doit y être trouvé sur un plan d'action en 65 points, prévoyant des mesures concrètes pour dépolluer les terres, détruire les stocks et venir en aide aux victimes dans les 35 pays et territoires contaminés par ces armes. Cette réunion est un moment clé dans la mise en œuvre du traité, qui est entré en vigueur le 1er août dernier. Le texte établit une interdiction totale des bombes à sous-munitions et oblige les Etats parties à détruire leurs stocks avant huit ans, à dépolluer les zones contaminées avant dix ans, et à porter assistance aux victimes.
 
Pays le plus pollué par les BASM au monde, le Laos est un criant exemple de l'urgence d'agir. Pendant la guerre du Vietnam, les Etats-Unis ont largué plus de 270 millions de sous-munitions sur le Laos, dont près d'un tiers n'a pas explosé. Elles continuent de polluer un quart des villages du pays.
En savoir plus sur la conférence de Vientiane


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MessagePosté le: Mer 24 Nov - 19:41 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Le succès de la conférence des Etats parties à la convention sur les armes à sous-munitions


La première Conférence des Etats parties à la Convention sur les armes à sous-munitions, qui s'est déroulée le 9 au 12 novembre à l'hôtel Don Chan Palace à Vientiane, a été organisée avec succès par la République Démocratique Populaire Lao. Cette conférence a été présidée par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, le Dr Thongloun Sisoulith. Pendant cette conférence, les délégations ont échangé leurs points de vue sur les problèmes des bombes non explosées et examiné plusieurs dossiers : l'utilisation de la convention sur le plan mondial ; la destruction des stocks de bombes non explosées ; la collecte des données sur le risque des bombes non-explosée ; le développement de l'utilisation de technologies avancées dans le déminage, l'aide aux victimes ; l'application de la convention ; l'implication des organisations ; le plan de travail pour 2011, la coopération et l'aide internationale.
A cette occasion, le Dr Thongloun Sisoulith a tenu une conférence de presse pour informer les médias lao et étrangers des résultats de cette conférence : « La réunion est d'une importance historique pour le Laos, avec l'accord sur l'adoption de quatre do cuments importants: la Déclaration de Vientiane, le plan d'action de Vientiane, le plan de travail 2011 des Etats-parties et l'accord sur la déclaration des formats dans le cadre de la convention . »

Lors de la réunion, plusieurs pay s ont annoncé leur contribution à l'enlèvement des UXO au Laos, pour une somme totale d'environ 30 millions de dollars, sous forme de subventions et de financements d'ONG.
« La conférence a rassemblé quelque 1 200 délégués de 121 pays, a t-il ajouté. Il s'agit notamment des délégués des 40 pays ayant ratifié la convention, de 47 pays signataires et de 34 nations ne l'ayant pas encore signée. A ceux-ci s'ajoutent les représentants de 150 organisations inter-nationales et régionales, gouvernementales et non gouvernementales. »
La convention oblige également les Etats parties à fournir un niveau sans précédent d'aide aux victimes des sous-munitions. Les pays touchés ont déjà accepté de dépolluer plus sérieusement et d'offrir une meilleure assistance aux victimes à partir de 2011. Quant aux pays donateurs, ils ont accepté de répondre en parallèle aux demandes des pays bombardés. L'ONU a publié des déclarations vogoureuses de soutien au cours de la réunion de Vientiane. Elle demeure engagée dans la mise en oeuvre de la convention, en vue de son universalisation rapide et de sa mise en œuvre complète. Les délégués ont décidé de se réunir de nouveau au Liban en septembre 2011, autre pays gravement touché par les bombes à sous-munitions.


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MessagePosté le: Mar 30 Nov - 08:43 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Plan d'action de Vientiane

Au cours de la 1ère Assemblée des Etats parties à la Convention sur les armes à sous-munitions qui s'est déroulée de la mi-novembre 2010, à Vientiane, la RDP Lao, les Etats parties ont adopté le plan d'action de Vientiane en consultation avec l'Organisation des Nations Unies, le comité international de la Croix-Rouge, la Coalition contre les armes à sous-munitions et d'autres partenaires.
L'objectif du plan d'action est d'assurer la mise en œuvre effective et en temps voulu des dispositions de la Convention sur les armes à sous-munitions après 1a première Assemblée des Etats parties. Le présent plan définit de manière concrète et mesurable les étapes par lesquelles il faut passer, les actions à mener et les objectifs à atteindre dans des délais spécifiques ainsi que les rôles à jouer et les responsabilités à assumer. Les actio ns ne correspondent pas à des obligations juridiques, mais sont conçues pour aider les Etats parties et les autres acteurs concernes dans leur mise en œuvre pratique de la Convention et, partant, les aider à s'acquitter de leurs obligations. En adoptant ce plan, les Etats parties montrent clairement leur attachement à une application rapide de la Convention.
Le Plan d'action est à la fois une liste de priorités pour les Etats parties et d'autres acteurs intervenant dans la mise en œuvre de la Convention, ainsi qu'un instrument pour suivre les progrès réalisés. Certaines actions ont été conçues comme des jalons afin d'assurer l'exécution en temps voulu de vastes tâches nécessitant des ressources considérables. D'autres ont été conçues pour aider les Etats parties à définir ce qu'ils feront pour honorer leurs engagements au titre de la Convention.
Le plan d'action a été conçu pour que l'on puisse, dans le c adre de l'application de la Convention, obtenir un effet immédiat sur le terrain, faire face aux obstacles rencontrés dans la mise en œuvre, réagir aux évolutions ultérieures et tenir compte des changements concernant lesdits obstacles. Le plan inclut les actions à entreprendre pendant l'année précédant la deuxième Assemblée des Etats parties, ainsi que celles à mener avant la première Conférence d'examen de la Convention. Certaines actions spécifiques pourront, si nécessaire, être révisées ou remplacées lors de futures Assemblée des Etats parties si, par exemple, les Etats parties réussissent à s'acquitter de leurs obligations et si les circonstances changent parce que des Etats supplémentaires deviennent parties à la Convention.
Les Etats parties à la Convention sur les armes à sous-munitions s'accordent sur les actions suivantes à entreprendre afin de réaliser leur objectif ultime consistant à faire cesser à tout jamais les souffrances et les pertes en vies humaines causées par les armes à sous- munitions. Enlèvement et destruction des restes d'armes à sous-munitions et activités visant à atténuer les risques :
Les Etats parties ayant notifié l'existence, sous leur juridiction ou leur contrôle, de zones contaminées par les armes à sous-munitions doivent accroitre en 2011 leurs capacités d'enlèvement des armes à sous-munitions et leurs activités visant à atténuer les risques sur la base de plans et propositions présentés durant la première Assemblée des Etats parties et après, à mesure que des ressources nationales et internationales deviendront disponibles. Dès qu'ils savent que des zones sous leur juridiction ou leur contrôle sont contaminées par des restes d'armes à sous-munitions, prendre toutes les mesures possibles afin de prévenir d'autres pertes en vies humaines parmi la population civile, en empêchant efficacement l'accès non intentionnel des civils à de telles zones.
Dans un délai d'un an après l'entrée en vigueur de la Convention à leur égard, s'efforcer d'utiliser systématiquement les renseignements concernant la contamination et le classement par ordre de priorité pour élaborer et commencer à mettre en œuvre un plan national de dépollution, qui inclut des critères transparents et cohérents pour les priorités en matière de dépollution et qui soit fondé, s'il y a lieu, sur les structures et les expériences existantes ainsi que sur les plans et méthodologies connexes. Le plan national d e dépollution devrait être lié aux plans nationaux de développement établis dans un contexte plus large et aux plans de lutte anti-mines connexes, si cela est approprié, et encourager la prise en main et l'engagement au niveau national.
Faire en sorte que les communautés affectées soient informées de l'élaboration des plans nationaux de dépollution, de la planification et du classement des activités de dépollution par ordre de priorité et de la réouverture des terres et y soient associées, en faisant appel aux points de contact au sein des communautés ou à des moyens similaires afin de veiller à ce qu'elles soient en mesure de participer de manière effective et en prenant en compte les sexospécificités.
Appliquer toutes les méthodes disponibles et pertinentes d'étude non technique, d'étude technique et de dépollution pour tine application complète et rapide de l'article 4, lesquelles devraient être intégrées dans les normes, les politiques et les procédures nationales, et échanger avec les autres Etats parties des renseignements sur les bonnes pratiques et les enseignements tirés de l'expérience, Présenter annuellement des informations précises et complètes sur les dimensions et l'emplacement des zones qui étaient contaminées par des armes à sous-munitions et qui ont été rouvertes. Il faudrait présenter séparément les informations en fonction de la méthode utilisée pour la réouverture.
Elaborer et mettre en œuvre des programmes d'éducation à la réduction des risq ues qui soient axes sur la prévention des comportements à risque et sur la démonstration de l'existence de solutions pour remplacer les comportements à risque et qui ciblent les populations les plus exposées aux risques. Les programmes d'éducation à la réduction des risques devraient être adaptes aux besoins des communautés affectées, l'âge et les sexospécificités étant pris en compte, en accord avec les normes nationales et internationales, et intégrés dans les activités de dépollution, d'étude et d'assistance aux victimes. Les activités d'éducation à la réduction des risques devraient également être intégrées, selon qu'il conviendra, dans les écoles, les programmes communautaires et les campagnes d'information du public. II faudrait recourir à la sensibilisation à grande échelle essentiellement dans les situations faisant immédiatement suite aux conflits,
S'efforcer de faire en sorte que les Etats parties affectés par les restes d'armes à sous-munitions remplissent leurs obligations au titre du paragraphe I de l'article 4 aussi rapidement que possible, et qu'un minimum d'Etats soient obligés de solliciter une prolongation conformément à la procédure définie aux paragra phes 5 à 8 de l'article 4 de la Convention. Suivre et promouvoir activement la réalisation des objectifs de dépollution et l'identification des besoins d'assistance, en recourant sans réserves aux mesures de transparence décrites a l'article 7 et en utilisant pleinement les Assemblées des Etats parties, les réunions de travail intersessions et les réunions régionales comme des forums dans le cadre desquels les Etats parties présentent les défis qu'ils doivent relever, leurs plans, leurs progrès et leurs priorités en matière d'assistance.


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MessagePosté le: Mar 30 Nov - 08:44 (2010)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Le déminage, un défi également féminin


Mme One Khanthalangsy travaille au sein de l'équipe de déminage du Mines Adivory Group (MAG). Dès l'aube, elle quitte sa maison de Ban Nongboua, pour rejoindre six autres membres de son équipe prospecter un terrain appartenant à six familles qui ont sollicité l'organisation de déminage, à Ban Thongkham, distric t de Boualapha, province de Khammouane. Elle va et vient le long des banderoles qu'on a installées pour délimiter la zone à prospecter. Cette jeune fe mme de 23 ans explique: « Je travaille pour MAG depuis trois ans. Quand j'arrive sur cette zone, je dois me concentrer et me rappeler les leçons que j'ai apprises. Cette formation est organisée tous les ans. Les premières étapes du métier de démineur commencent par l'apprentissage du maniement du détecteur de métaux. Je dois suivre ensuite les banderoles qui délimitent la zone de détection. Quand la poêle à détecter signale la présence d'un engin, je dois m'arrêter et marquer l'endroit. Si l'on fait plonger sa pelle à 90 degrés, c'est l'e xplosion . Il faut impérativement l'incliner à 45 degrés. Ensuite, j'appelle le chef d'équipe pour qu'il place un indicateur pour localiser l'endroit. »
Le visage irradié d'un sourire lumineux de la démineuse, en tenue bleus est souillé est embrumé par la poussière : « Le premier jour où j'ai manié la poêle à détecter, j'ai été très surprise quand elle a sonné mais j'ai vite retrouvé mon calme et je me suis remémoré les leçons apprises. Jusqu'à présent je n'ai eu aucun problème mais j'ai un peu peur quand même. Quand j'étais plus jeune, en l'an 2000, m on père est allé défricher son terrain et a sauté sur une bombe. Alors, parfois, je parle aux bombes: « c'est à cause de toi que mon père est mort. A présent c'est moi qui viens te détruire. » Quand MAG a cherché des démineurs, je me suis présentée spontanément. C'est important d'aider les gens à travailler leur terre pour qu'ils puissent gagner leur vie. Mon mari, qui fait le même travail, ne s'y est pas opposé. J'essaye d'appliquer ce que j'ai appris: les femmes sont tout à fait capables de travailler comme les hommes. Les deux sexes ont les mêmes responsabilités et les mêmes capacités dans ce domaine. »
A propos de la compétence des femmes, M. Phonexay Silaphanh, chef de l'équipe locale de MAG précise :
« MAG a commencé sa mission en 1994, et en 2008 nous avons ouvert le recrutement aux femmes à Khammouane, à Saravane, à Attapeu et à Xiengkhouang. Aujourd'hui elles représentent 35 % des effectifs de déminage
UXO Lao compte plus de 2 000 démineurs dont plus de 200 femmes. « Les démineuses sont expérimentées : elles peuvent effectuer toutes les tâches inhérentes au métier: localiser, neutraliser ou détruire les bombes, tout comme les hommes. Elles font preuve de patience et de self-control, des qualités indispensables à cette activité. En outre, elles font aussi preuve d'endurance et peuvent s'adapter à des conditions de travail particulières comme la prospection en forêt ou dans la montagne. Je trouve qu'elles ont même plus de conscience professionnelle que les hommes. »
Outre le salaire qu'elles reçoivent, elles ont droit à vingt jours de congé annuel et à un mois de congé maternité. Les accidents sont couverts par un système d'assurance vie et tout le monde en bénéficie.
Pour le chef du centre de formation, M. Kham One Vilaysane: « Les sessions d'apprentissage démontrent que les femmes assimilent beaucoup plus vite que les hommes. Parmi les démineurs étrangers qui viennent, il n'y a jamais de femmes. Quand ces spécialistes voient les démineuses lao, ils les félicitent ! »


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MessagePosté le: Mer 5 Jan - 18:36 (2011)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

LAOS: Les démineuses attirent les fans mais pas les fonds

Photo: Phuong Tran/ IRIN
Des démineuses – Beaucoup de photos, mais peu de financements
 
XIENGKHUANG, 5 janvier 2011 (IRIN) - Au cours des deux dernières années, depuis que le gouvernement laotien a mis en place sa première équipe de femmes pour se débarrasser des munitions non explosées (UXO), celles-ci ont reçu une attention certaine, mais cela ne s’est malheureusement pas traduit par une augmentation des financements, selon les Nations Unies, qui soutiennent les programmes du gouvernement.

« C’était assez à la mode pour les donateurs que d’avoir des équipes exclusivement féminines, » a dit John Dingley, le conseiller technique principal du Programme des Nations Unies pour le développement qui travaille avec le gouvernement sur le programme de déminage UXO Lao. « Mais qui plus est, ce sont des emplois intéressants et nous voulons créer autant d’opportunités que possible pour les femmes dans les contextes post-conflits. »

Cependant, à la fin de l'année 2010, le programme UXO Lao souffrait d’un déficit de financement de 322 000 dollars.

Le Laos est le pays qui a été le plus massivement bombardé par tête d’habitant : Plus de deux millions de tonnes de munitions non explosées, principalement des bombes à sous-munitions, ont été lâchées entre 1964 et 1973, selon l’Autorité nationale de régulation de la lutte contre les mines et les UXO (National Regulatory Authority for UXO/Mine Action) du gouvernement.

Quoiqu’il y ait eu des femmes à travailler dans l’opération de nettoyage du gouvernement depuis le début en 1996, le gouvernement n’a commencé à former des équipes exclusivement féminines (avec toutefois un mécanicien/chauffeur homme) qu’en 2008, suivant l’exemple de l’organisation non gouvernementale britannique de MAG, spécialisée dans la lutte anti-mines. MAG travaille dans le pays depuis 1994 et a lancé au Laos des équipes de nettoyage d’UXO entièrement composées de femmes en 2007.

Lou McGrath, directeur général de MAG, a décrit l’initiative de MAG “les femmes d’abord” comme « un véritable effort pour rétablir l’équilibre hommes-femmes dans le secteur des munitions non explosées ».

Les priorités

Les femmes peuvent se mettre plus facilement à la place d’autres femmes quand il s’agit d’évaluer les priorités du déminage, a dit M. Dingley. Ainsi, là où les hommes se concentreraient sur les champs, les femmes choisissent plutôt [de déminer] les chemins menant aux points d’eau.

Dans les 17 pays où opère MAG, 13 pour cent des 2 526 employés sont des femmes. Les équipes entièrement féminines n’ont été essayées qu’au Sri Lanka, au Laos et au Cambodge ; ce n’est plus le cas au Cambodge suite aux réductions de financement, comme l’a bien compris Saisamon Noonthasin, 35ans , qui nettoie les UXO au Laos depuis qu’elle a quitté l’école il y a 15 ans.

« [A l’époque], il n’y avait pas d’autres femmes à choisir cette voie, mais je voulais aider mon pays et d’ailleurs, je ne trouvais pas d’autre travail après l’école, » a dit cette mère de deux enfants, qui gagne 200 dollars par mois.

En 2009, elle a été l’une des 166 femmes à nettoyer les UXO sur un ensemble de 1 039 employés payés par l’Etat. (Les soldats hommes sont les seuls à déminer, ce qui est plus dangereux et potentiellement plus mortel que de travailler avec des UXO).

Depuis que Noonthasin est passée d’une équipe mixte à une équipe de nettoyage entièrement féminine en 2008, elle a remarqué une augmentation importante du nombre de visiteurs étrangers poussés par la curiosité (18 visites de terrain dans les 11 premiers mois de 2010).

Noonthasin a accueilli deux délégations de visiteurs tandis qu’elle nettoyait les UXO dans le district de Pek dans la province de Xiengkhuang, l’une des zones du pays les plus infestées de mines. Elle dirigeait une équipe de 12 femmes qui ont nettoyé 14 550 mètres carrés de terrain sur une zone de 164 804 mètres carrés où vivent 282 personnes. Elles ont trouvé 183 UXO et ont terminé le nettoyage à la mi-décembre.

Les membres femmes de UXO Lao font pratiquement tout ce que font les hommes, sauf réparer les voitures, faire exploser le phosphore, couper les arbres ou enlever les grosses bombes.

Mais alors que les femmes ont contribué à plus que doubler la couverture médiatique du déminage et des activités de nettoyage des UXO au Laos, les financements ont en réalité été réduits, a dit M. Dingley. Ainsi, l’Irlande, en proie à des problèmes économiques nationaux, a réduit à 500 000 dollars un financement qui était de un million de dollars de 2006 à 2009.

pt/mw -og/amz
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 08:37 (2011)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Bombes à sous-munitions : état des lieux Somphavanh Siramath


Les munitions non explosées, résidus des bombes à fragmentation larguées au-dessus du Laos au cours de la guerre du Vietnam, et désignées par le sigle UXO (de l'anglais unexploded ordnance), restent un problème au Laos, plus de trente-cinq ans après la fin de la guerre. Ce sont en particulier les populations des provinces de Xiengkhouang, Saravane, Attapeu et Champassak qui sont les plus touchées : ces munitions constituent un danger pour les vies humaines, ainsi qu'une entrave au développement socio-économique.
L'objectif du gouvernement lao, qui est d'éradiquer les UXO d'ici l'année 2020, se matérialise sur le terrain par la conduite de trois projets principaux: soins, rééducation et réinsertion des victimes, aide au nettoyage des surfaces agricoles infestées de bombes, et enfin nettoyage du reste du territoire. Le dévouement des équipes de déminage, des pouvoirs publics, des organisations internationales ainsi que d'UXO Lao, a permis, sinon d'éradiquer le phénomène, de faire considérablement diminuer le nombre des victimes : de 300 à 75 par an, ce qui constitue un progrès sensible, bien que l'idéal serait bien évidemment d'arriver à zéro victime.
Lors d'une récente réunion, le représentant du bureau de l'Autorité de régulation (NRA) et du programme national de déminage UXO Lao, M. Phoukhia Chanthaboun, a présenté les grandes lignes des réalisations à venir : « UXO Lao, pour arriver à ses fins, doit travailler de concert avec les autorités régionales, les organisations internationales et les ministères concernés, tel celui de l'Agriculture et des forêts, afin de déterminer quelles provinces et quels districts nécessitent une amélioration de leurs capacités de production. A partir de cela, des priorités seront établies parmi les zones et régions encore touchées par le phénomène. Les ministères de l'Information et de la culture, ainsi que de l'Education, ont également un rôle à jouer : celui d'informer et de sensibiliser les populations vivant dans les zones touchées, afin qu'elles comprennent mieux la dangerosité des bombes, et que le risque d'accident soit réduit au minimum. »
Selon les statistiques d'UXO Lao, en 2010, 86 personnes ont été victimes d'une explosion. 24 d'entre-elles n'ont pas survécu, les autres restent quant à elles marquées à vie, notamment par des amputations. Dans les provinces de Xiengkhouang, Saravane, Xékong et Attapeu, on estime que sur 87 millions d'hectares potentiellement touchés, 25 000 ont déjà été nettoyés, soit moins d'1%. Le chemin vers un Laos débarrassé de ces terribles vestiges de guerre reste encore long...





 


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MessagePosté le: Jeu 12 Juil - 06:14 (2012)    Sujet du message: Bombes non explosées Répondre en citant

Laos: Le face-à-face entre Clinton et l'héritage de la guerre




Phongsavath Souliylath n'a pas vu Hillary Clinton au Laos ce mercredi, une bombe datant de la guerre du Vietnam a emporté ses yeux et ses mains. Mais la secrétaire d'Etat américaine l'a bien vu, elle, constatant les dégâts laissés par le conflit près de 40 ans plus tard. Difficile, pour la diplomate, de rester complètement de marbre en voyant arriver cet homme aveugle, souriant, tenant sa canne blanche entre ses deux moignons, coupés à hauteur des poignets depuis son 16e anniversaire, il y a quatre ans.


Dans son village du nord du Laos, un de ses amis a saisi les restes d'un explosif et les lui a donnés. L'explosion a été immédiate. «Je voudrais que tous les gouvernements nettoient les bombes ensemble et aident les survivants. Trop de survivants sans aide. Leur vie est très dure», a expliqué dans un anglais hésitant Phongsavath, volontaire de la Cope, une organisation en partie financée par les Etats-Unis qui fournit des prothèses.


Le plus grand nombre de bombes par habitant au monde:


«Vous avez tout à fait raison. Nous devons faire plus et c'est une des choses qui m'amènent ici aujourd'hui, pour que nous puissions parler plus de ce que nous devrions faire ensemble», a répondu la secrétaire d'Etat américaine, la première à venir à Vientiane depuis John Foster Dulles en 1955. Et le jeune homme d'ajouter, tout sourire: «Je vous souhaite à vous, aux Américains et au gouvernement américain (...) une bonne santé et que vos rêves deviennent réalité.»


Son histoire n'est que trop familière dans ce petit pays du sud-est asiatique. Le Laos détient le triste record d'être le pays du monde à avoir reçu le plus grand nombre de bombes par habitant, lorsque la guerre du Vietnam s'est étendue sur son territoire entre 1964 et 1973, alors que Washington tentait de couper les voies d'approvisionnement des combattants nord-vietnamiens. Depuis, les engins non explosés emportent régulièrement enfants insouciants ou paysans à la recherche d'un métal à recycler ou à revendre. Ils sont 80 millions encore fichés dans les rizières et forêts du pays.
100 personnes tuées ou blessées chaque année


Au moins 100 personnes y sont tuées ou blessées chaque année, pour la moitié des enfants. Et le nombre de victimes est évalué à 50.000 depuis la fin du conflit. «A cause des pluies, certaines bombes se sont enfoncées dans le sol», explique Khamcham Phetsouphan, responsable marketing du Cope. «C'est un problème sérieux, puisque la plupart des gens dans ce pays sont des paysans.» Partout dans ce pays où il faut vivre de peu de choses, on trouve toutes sortes d'ustensiles, de la casserole à la petite barque, fabriqués avec des métaux prélevés sur ces engins de mort.


Les Etats-Unis ont dépensé quelque 68 millions de dollars pour participer au déminage et ont promis 9 millions de plus en 2012. Environ 3.000 hectares ont été nettoyés, selon Hillary Clinton. «Ici au Laos, le passé est toujours avec vous», a-t-elle admis devant le personnel de l'ambassade. Au siège du Cope, dont les lettres sont dessinées avec de faux membres, une invitation est placardée sur le mur, à la fois encourageante et lugubre. Une jambe de femme est dessinée avec un haut-talon. «Achetez une jambe, 75 dollars», peut-on lire.

© 2012 AFP


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:23 (2016)    Sujet du message: Bombes non explosées

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