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Des Lao installés en france

 
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Pat
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MessagePosté le: Mar 15 Juin - 05:34 (2010)    Sujet du message: Des Lao installés en france Répondre en citant


DR

Ganges« Après six mois, j'ai bon espoir d'agrandir ma boutique »

Mhin Seaphan tient la nouvelle et unique épicerie asiatique de la ville. Parcours d'une Laotienne arrivée en France à l'âge de 9 ans

ENTRETIEN

Comment s'est effectué le départ de votre pays d'origine ?
Notre famille a fui le régime en place au Laos en 1979. Alors que je n'avais que 6 ans, mon père nous a réveillés en pleine nuit. Nous sommes montés dans une embarcation et nous avons traversé le Mékong pour rejoindre la Thaïlande. Il y avait mes grands-parents, mes parents, mes oncles, frères et soeurs.

Combien de temps êtes-vous restés en Thaïlande avant de rejoindre la France ?
En Thaïlande, nous nous sommes retrouvés dans un camp de réfugiés où nous sommes restés trois années. Les conditions étaient bonnes. Nous étions autorisés à sortir, mes parents cultivaient un jardin potager et les enfants allaient à l'école.
Nous avons appris, après être partis, que les conditions

dans le camp s'étaient durcies. Certains sont restés sur place et ont obtenu la nationalité thaïlandaise. Pour ceux qui le souhaitaient, l'occasion était donnée de se rendre en Occident


Dans quelles conditions s'est faite votre arrivée en France ?
Nous avons eu le choix. Certains sont allés en Angleterre, d'autres aux États-Unis mais mon père a choisi la France. De Paris à Port-Leucate, de Port-Leucate à Villeneuve-lès-Maguelone, nous avons finalement été accueillis au domaine de Blancardy, à Moulès-et-Baucels. Là, mon père a travaillé dans les vignes une année, avant d'être embauché dans la menuiserie Randon et Crébassa de Ganges. Une maison a été mise à notre disposition à Laroque. Elle a été équipée entièrement grâce à l'association oecuménique gangeoise Le Lien. Il y avait même des jouets pour moi et du lait et des couches pour mon plus jeune frère ! Mes frères et moi avons alors été scolarisés à l'école de La Présentation.

Votre famille s'intègre et fait sa vie à Ganges. Comme vous, vos frères grandissent et se marient. Quel a été votre premier emploi, une fois votre scolarité terminée ?
J'ai été embauchée en tant qu'opératrice sur machine chez Well, au Vigan. J'y suis restée quinze années, avant d'être licenciée en 2004.
J'ai, ensuite, suivi une formation et fait des remplacements avant de me lancer dans ce projet commercial, au début de l'année 2010.

Vous tenez aujourd'hui une épicerie de produits asiatiques. Votre commerce se développe-t-il de façon satisfaisante ?
J'ai démarré avec très peu de produits : des sauces, du riz, du vermicelle, des boissons et quelques produits surgelés. Après six mois d'existence, le choix s'est élargi et je parviens peu à peu à couvrir mes frais. Je ne me verse pas encore un salaire mais j'ai bon espoir d'y parvenir et aussi de m'agrandir

source, le midi libre.


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MessagePosté le: Mar 15 Juin - 05:34 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Pat
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MessagePosté le: Lun 21 Juin - 06:26 (2010)    Sujet du message: Des Lao installés en france Répondre en citant

Le dur labeur des cueilleuses de champignons
lundi 21 juin 2010


  • Les cueilleuses des champignonnières de Fleury-sur-Orne sont principalement laotiennes. Elles travaillent dans des conditions difficiles, dans le froid, l'humidité, à plusieurs mètres sous terre.
    Stéphane Geufroi





  Dans les carrières calcaires de Fleury-sur-Orne, près de Caen, plus de 700 t de champignons sont produits chaque année. Un métier pénible, usant, et une activité durement concurrencée par les pays de l'Est.

ReportageDans son livre Le quai de Ouistreham, Florence Aubenas évoque « les grottes souterraines de Fleury, ces anciennes carrières de pierre devenues aujourd'hui des champignonnières, qui te laissent en morceaux après une après-midi de travail ». Pourtant, ce métier, Dominique Fouilleul, 55 ans, et Philippe Mauger, 50 ans, l'aiment et le respectent. Tous deux ont passé plus de trente ans à cueillir des petits Paris. Le premier est le gérant des champignonnières de Fleury-sur-Orne, aux portes de Caen, depuis presque un an. Le second en est le contremaître.
Huit des 30 ha de galeries souterraines sont exploités. Ce sous-sol, Philippe Mauger le connaît par coeur. Il y travaille depuis trente-trois ans et n'aurait pas imaginé faire autre chose. « J'ai commencé à 16 ans. Avant, j'ai fait la cueillette des pommes. C'est pas pour moi. Trop délicat. » Tous les matins, à 6 h, il s'enfonce sous la roche, marche 200 m sous terre pour atteindre les champignonnières.

Les champignons, des agarics champêtres ou rosés des prés, poussent bien dans ces caves où les conditions sont optimales : environ 15 °C et 85 à 90 % d'humidité. « En extérieur, on élabore un compost, fait de paille et de fumier de cheval ; on ajoute de l'engrais, de l'eau », explique Dominique Fouilleul. Le mycélium ¯ spores de champignons cultivées en laboratoire ¯ est jeté à la volée, comme pour des radis, sur ce lit de compost. Lequel est ensuite recouvert de terre argileuse.
Les cueilleuses ramassent les plus beaux tous les jours, en deux à trois volées : les gros à farcir, les petits grecs, les calibres moyens. Chaque bac donne 40 à 50 kg de champignons. La production avoisine les 700 tonnes par an. Outre la douzaine de cueilleurs, l'entreprise emploie des chauffeurs et manutentionnaires, des personnes qui préparent le compost ou vendent en direct la production. Soit une vingtaine de salariés. La plupart des cueilleurs sont des femmes, dont une majorité vient du Laos.
« À une époque, on faisait fortune dans le champignon », raconte le gérant. Ça n'est plus le cas. De 1 200 champignonnistes en France, en 1958, on est passé à une cinquantaine. Pour Dominique Fouilleul, la principale erreur de la profession a été de ne pas protéger l'appellation « champignon de Paris » : l'activité a périclité, concurrencée par les productions d'Europe de l'Est et notamment de Pologne. « On a aussi eu un problème de main-d'oeuvre. Il faut dire que le boulot est dur. »
Il y a quelques années encore, Philippe Mauger et les cueilleuses laotiennes travaillaient à la lampe frontale et cueillaient les Paris à même le sol. « Les champignons poussaient dans de petites tombes, des meules, ou dans des sacs. On grattait la terre à la binette, jusqu'à ce qu'elle soit blanche, le panier sous le bras. » En 2005, des néons ont été installés. Et les champignons poussent désormais dans des sortes de lits superposés. « Quand j'ai mis cela en place dans ma précédente exploitation, à Orbec, les filles m'ont sauté au cou, se souvient Dominique Fouilleul. Il faut dire que certains soirs, on avait parfois du mal à les déplier. »


Aurélie LEMAÎTRE.
Plus d'informations dans le journal Ouest-France
 


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