laos, le pays des millions de sourires Index du Forum
  laos, le pays des millions de sourires Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

Les Khmus

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     laos, le pays des millions de sourires Index du Forum -> DECOUVRIR LE PAYS -> Population du Laos
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Pat
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 17 Jan 2010
Messages: 3 247
Localisation: pas du tout la ou je voudrais

MessagePosté le: Jeu 21 Jan - 12:27 (2010)    Sujet du message: Les Khmus Répondre en citant

Les Khmu appartiennent à la famille ethnolinguistique austro-asiatique. Cette famille représentée au Laos exclusivement par la sous-famille môn-khmer dispose avec 47 ethnies et sous-ethnies de la plus grande diversité des quatre grandes familles linguistiques taï-kadai, austro-asiatique, miao-yao et sino-tibétaine. Les Austro-Asiatiques et notamment les 450 000 à 500 000 Khmu vivant au Laos sont des Lao Theung, « Lao du dessus ». Très respectueux de l’autorité, les Khmu étaient appelés Kha, terme à forte connotation péjorative sous-tendant une idée de servilité. Aujourd’hui encore, et bien qu’assez proches des Hmong et des Yao, ils ne bénéficient pas de ce prestige, de cette aura dont jouissent les populations montagnardes.
« Ces premiers habitants du Laos, dont le langage dérive du Môn (Région du Ménam) et du Khmer (Cambodge), sont répartis sur tout le territoire national. Avec environ 26 à 36 % des effectifs de la population nationale, ils colonisent pourtant pas moins de 50 % des surfaces. Cette faible densité démographique est une condition de survie pour ces populations d’essarteurs, que l’on appelle aussi les paysans de la forêt. En effet, la production par essartage n’est intéressante que si l’on dispose d’une ressource importante en territoire de culture. Traditionnellement, le territoire forestier en système de jachère utilisé par une famille moyenne de 5 personnes était d’environ 18 hectares (dont 12 pour le riz). Chaque famille utilise annuellement 1,2 hectare avec un cycle de 15 ans de jachère. En effet, le besoin foncier annuel d’une famille moyenne est de 1,2 hectare (0,8 hectare pour le riz, 0,4 hectare pour le coton, le sésame, l’indigo, l’arachide, le soja, le millet et les patates douces). Les légumes, le piment, le maïs, les papayers et quelquefois le coton et l’arachide sont associés dans les champs de riz. En comparaison, les ethnies Taï sédentaires, pour arriver au même résultat annuel de production de riz, ont besoin d’une parcelle de plaine de 0,4 à 1 hectare, sans nécessité de rotation en système jachère. Les représentants de cette famille se partagent le territoire entre 300 et 800 mètres d’altitude en moyenne, avec des extrêmes à 1 200 mètres dans la province de Xieng Khouang. » (Chazee, 1995)
Le jeune couple khmu qui nous reçoit est originaire de Xieng Khouang. Leur maison est une des rares maisons khmu du village. Contrairement à la maison hmong et à la maison yao, la maison khmu repose sur des piliers courts et plutôt massifs. On accède par un escalier latéral à une plate-forme à moitié couverte par l’auvent mais qui se prolonge à l’extérieur par une sorte de balcon qui permet de ranger seaux, corbeilles, et quantités d’objets encombrants. On pénètre par une porte, après s’être déchaussé, dans la salle de séjour. Le volume habitable est divisé en deux parties de dimension à peu près équivalente. D’une part, une sorte de grand salon, zone « ouverte » où l’on reçoit, où l’on se rassemble et, d’autre part, une zone « fermée » interdite à l’étranger et dissimulée aux regards des personnes qui n’appartiennent pas à la famille.
La partie « protégée », divisée en deux par une sorte de couloir, comprend d’un côté, la chambre des parents où est installé l’autel des ancêtres qui reçoit offrandes et prières. Dans le « mur » de cette pièce, on peut reconnaître en faisant le tour de la maison par l’extérieur l’emplacement de la « dernière porte » qui sera ouverte à la mort du premier des parents. En face de la chambre des parents et de l’autre côté du couloir, l’espace est occupé par une seconde chambre et par la cuisine qui correspond directement avec l’extérieur par une petite porte et une échelle d’accès.
Le séjour, bien éclairé, se présente comme une vaste salle nue, pratiquement sans mobilier. Côté porte, la cloison s’arrête à mi-hauteur et la partie haute est fermée la nuit par une natte que l’on déroule. Par rapport à la porte, on distingue deux parties ; d’un côté, là où le plancher est couvert de nattes, on note la présence de deux tapis sur lesquels sont posées des moustiquaires et des couvertures. Dans le coin de la pièce, une étagère bancale croule sous les petits paniers en bambou, les boîtes métalliques, les bouteilles fermées avec bouchons de chiffons, les couvertures pliées…
Le reste de l’espace est le séjour proprement dit où le maître de maison, assis en tailleur, reçoit ses invités. De l’autre côté, un grand bac à sable, entouré d’un cadre en bois, couvert de cendres et de restes de bois incomplètement calciné sert de foyer autour duquel se groupent la famille ou les visiteurs le soir et en saison des pluies.
Au-dessus de ce foyer, accroché au plafond, un grand fumoir, sorte de grand panier fait de bambou tressé, et une dizaine de sacs de semence de maïs.
Entre le toit et le plafond, la soupente sert de réserve, de grenier et peut-être de cache pour un certain nombre d’objets qu’on ne souhaite pas montrer. Sous la maison, l’espace sert de lieu de rangement pour des outils agricoles divers, un mortier et son pilon et du bois de chauffe qui trouve ici de bonnes conditions de séchage. Les piliers bas de la maison khmu ne permettent pas de fermer cet espace contrairement à la maison lao sous laquelle on installe fréquemment un métier à tisser voire une pièce en rez-de-chaussée en posant des cloisons entre les pilotis.
Enfin sur un côté de la maison, une large claie de bambou tressé, posée en appentis abrite une grosse réserve de bois et un grand coffre en bambou tressé joue le rôle de grenier de proximité, assimilable à un cellier.


( http://com.revues.org/index2567.html#tocfrom7 )


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 21 Jan - 12:27 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     laos, le pays des millions de sourires Index du Forum -> DECOUVRIR LE PAYS -> Population du Laos Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
darkages Template © larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com