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L'animisme et les Phis

 
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Pat
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MessagePosté le: Jeu 21 Jan - 12:31 (2010)    Sujet du message: L'animisme et les Phis Répondre en citant

La plupart des Lao(loum) sont bouddhistes mais croyent aussi en des esprits bon ou mauvais qui résident partout.
Par exemple quand on construit un batiment ou une maison ,il faut déplacer le phi qui demeure sur place, pour cela on construit un petit hotel sur un coté du terrain ( voir photo) et on fait des offrandes régulièrement.
Les Lao croient beaucoup en des tas de petits signes, gestes ou évènement, par exemple si le soir un oiseau entre dans une maison, cela porte malheur selon l'espèce.
Tout comme cela porte bonheur de croiser un serpent sur sa route, mais il ne faut surtout pas l'écraser!
Vous remarquerez aussi que les Lao ont tendance à laisser pousser les poils des grains de beauté ou qu'il soit, cela porte chance et attire la richesse...

Le génie protecteur : une tradition villageoise

Le village d'Ilay, situé à 26 km de Vientiane sur la route de Luang Prabang, est implanté dans la région depuis plus d'une centaine d'années. Ses habitants gardent un grand respect pour les anciennes croyances en se livrant chaque année à des cérémonies particulières vouées au culte des esprits. Malgré l'introduction et la pratique du bouddhisme, ce culte animiste reste indissociable de l'âme et de la vie quotidienne des Lao, qu'ils soient paysans ou citadins.

En cette saison, les villageois d'Ilay honorent et invoquent le phi ban ( génie protecteur du village). Celui-ci garantit la récolte en faisant en sorte que la pluie vienne à temps et en quantité souffisante. Il protège le territoire contre les esprits malfaisants et les maladies. Il assure donc prospérité et bonheur. Un lieu à l'écart du village lui est consacré et les villageois y ont érigé un petit autel en bois. Cette place (ho ban), devenue le sanctuaire du génie, est rigoureusement respectée par tous les villageois : faire du bruit ou parler trop fort pourrait indisposer le phi ban.
Deux cérémonies principales se répètent invariablement à Ilay depuis la création du village.
La première cérémonie, liang khun (nourriture pour la cérémonie montante) a eu lieu le troisième jour de la lune croissante du troisième mois du calendrier lao ( 28 janvier cette année). Cette cérémonie correspond à la fin des récoltes de riz et représente une courte période de repos pour les paysans. Elle a pour but d'honorer l'esprit afin de le remercier de l'abondance de la récolte et de solliciter sa protection. Lors de cette cérémonie, chaque famille apporte des volailles au sorcier ( cham ). Les familles déshéritées s'acquitteront de leur contribution en lui apportant une bouteille d'alcool de riz et des fleurs. Plus d'un millier de volailles sont sacrifiées ce jour-là. La deuxième cérémonie, liang long (nourriture pour la cérémonie descendante), aura lieu le troisième jour de la lune croissante du sixième mois du calendrier lao (26 avril cette année). Cette période étant celle du labourage des rizières, le génie est invoqué pour qu'il protège les cultures des catastrophes naturelles : sécheresse, inondation, insectes etc…Les deux rites sont similaires.
Préparatifs et déroulement de la cérémonie :

La veille de la cérémonie, le chef du village réunit les habitants pour nettoyer les alentours de l'autel. Le jour de la cérémonie, les villageois se placent tout autour de l'autel, à l'ombre des arbres pour préparer les lieux et installer des braises pour faire cuire des volailles. Le rite commence par trois prières au sorcier. Lors de la première, les fidèles se rassemblent autour de l'autel pour prier l'esprit protecteur et présenter les offrandes (des volailles vivantes) qui vont lui être dédiées. Ensuite, ils les font cuire dans les marmites, puis les présentent pour la seconde. Le sorcier ne prélèvera qu'une partie de l'animal, notamment le foie et le gésier. Avec le reste, les familles préparent une soupe à base de citrouille, d'oignons, de piments et de plantes aromatiques. Ce potage sera l'offrande qui accompagnera la dernière prière. Après ces rites, la population du village et des alentours se retrouvent pour faire la fête en mangeant autour des braseros improvisés. Les habitants d'Ilay ne manqueraient ces rendez-vous bi-annuels pour rien au monde.
D'ailleurs les propriétaires des quatre entreprises privées du village : (Nokkèo Resort, l'atelier de fabrique de cadres, la fabrique de papier décoratif et la fabr ique de carton) ont offert chacun un porc pour l'occasion. « Ces deux cérémonies sont pratiquées par nos ancêtres depuis longtemps, nous confie l'un des fidèles qui a offert trois volailles, M. Somboun. Les villageois ne peuvent pas négliger cette tradition. Même si certains ne croient plus aux esprits, cette coutume est respectée de tous. »
Les villageois, quant à eux, offrent également un porc à l'esprit protecteur tous les trois ans. Les familles dont les enfants travaillent à l'étranger profitent de ces cérémonies pour l eur destiner prières et vœux. « Cette cérémonie n'est pas obligatoire, mais les villageois y participent volontiers car ils croient fermement au génie protecteur, qui assure en quelque sorte la cohésion sociale de notre communauté », a expliqué le chef du village d'Ila y-Tay, M. Sèokham Sihavong.
Pendant les cérémonies, l'entrée du village est interdite à toute personne étrangère. Les autorités du village en ferment les entrées à l'aide de bambous entrecroisés empêchant toute circulation. Si quelqu'un outrepassait cette interdiction, il se verrait infliger une amende, qui pour l'occasion consisterait à offrir un cochon aux autorités du village.

petite maison pour un esprit:



Dernière édition par Pat le Mar 9 Nov - 10:17 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 21 Jan - 12:31 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Pat
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MessagePosté le: Jeu 21 Jan - 12:32 (2010)    Sujet du message: L'animisme et les Phis Répondre en citant

Les propriétés magiques des outils en pierre et en bronze:


En 1997, les membres d'une mission exploratoire avaient constaté que nombre de villageois, attribuant des propriétés magiques aux outils préhistoriques en pierre, déposaient ceux-ci au fond des jarres conservant leur récolte de riz. Ils prétendaient que non seulement cela protégeait le riz, mais que cela freinait également sa consommation : les jarres protégées par ce talisman se tarissaient moins vite que celles non munies de tels outils en pierre. Ce constat de la mission de 1998 a été confirmé au cours des missions de 1999 et 2000, effectuées au Nord de Vientiane. II fut souvent nécessaire, au cours de ces missions, de nettoyer la « patine de riz » enrobant les outils taillés avant de les analyser et de les photographier.
Par ailleurs, à deux reprises, il ne fut pas possible aux informateurs de préciser l'origine d'un outil en pierre, car il provenait du sac de riz d'un commerçant de passage : ces outils avaient été inclus au riz commercialisé dans des jarres « familiales ».
Ce rôle de protection des outils préhistoriques en pierre se manifeste aussi par des dépôts de vieux fers cachés dans une jarre qui a été enterrée par un villageois il y a longtemps.
Il existe une autre croyance - que l'on observe également dans d'autres parties du monde, notamment en Afrique occidentale, celle de croire que l'outil en pierre a été lancé contre un arbre à foudroyer par les forces dominant le monde. Il s'agit donc d'un rôle de « pierre à foudre ».
Une autre croyance, fort étonnante, a pu être observée : beaucoup de villageois se livrent à la chasse aux taupes dont la chair tendre est appréciée. En chassant, on ouvre généralement le sol à l'aide d'outils agricoles (dont les « mini bêches » au profil d'origine préhistorique) les innombrables galeries creusées par les taupes. Ce faisant, il arrive fréquemment que des outils en pierre soient trouvés. Les villageois en concluent que « ces pierres font partie de la nourriture des taupes ». Une telle conclusion est moins sotte qu'il n'apparaît à première vue, si l'on sait qu'à diverses occasions il a pu être observé que les rongeurs aiguisaient leurs dents sur des pierres enterrés, y compris des outils préhistoriques.
Dans divers villages riverains de l'extrême nord du bief fluvial lao, les habitants attribuent des qualités prophylactiques aux outils en pierre, particulièrement pour le traitement des hémorragies (blessures, saignements de nez…) : habilement utilisés par le guérisseur sur le corps du patient, ils arrêtent net les pertes de sang...
Fréquemment, les possesseurs d'outils en pierre avaient beaucoup de difficultés à accepter la fonction « d'outil » de ces pierres lorsque des membres de la mission tentaient de la leur démontrer.
Tout comme les outils préhistoriques en pierre, les outils protohistoriques en bronze ont un rôle de protection, voire un rôle énergétique. Notamment lorsqu'on observe une hachette en bronze associée avec ce qui fut une plaque en bronze à un phallus en stéatite soigneusement dissimulé dans les racines d'un vieil arbre.
C'est le même principe qui est aujourd'hui à la base de l'attitude de villageois qui font transformer des hachettes en bronze en bagues destinées à assurer leur protection.



Prochain épisode, les tatouages...


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Pat
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MessagePosté le: Jeu 21 Jan - 12:33 (2010)    Sujet du message: L'animisme et les Phis Répondre en citant

message de Jeanjean

Le culte des esprits Les Phis ou Génies
Il y a au Laos une survivance des coutumes animistes, c'est le culte des esprits pratiqué notamment chez les ethnies minoritaires et le culte des génies (phi) qui a survécu à l'essor du bouddhisme. Ce culte des phis que le roi Phothisarath essaya vainement d'interdire au XVIème siècle, a été condamné par le gouvernement mais est encore très pratiqué car les ethnies laotiennes perpétuent des rituels qui remontent à l'aube des temps. Dieux de la forêt et de la montagne, du jour et de la nuit, esprits du ciel et du feu, génies des morts continuent à se dresser face au Bouddha.

Les phi vivent dans les arbres, les roches et les collines. Chaque village, chaque province, possède ses gardiens de frontières, les lokapâla, (qui sont quant à eux des personnages parfaitement reconnus par le bouddhisme officiel) et est d'autre part placé sous la protection des phis dont le bouddhisme a assimilé les principaux.

Les bons génies veillent à la prospérité du pays et de ses habitants. Ils sont célébrés chaque année lors de la lunaison (intervalle entre deux nouvelles lunes) de mai à juin, avant le début de la saison des pluies. Survivance de cultes antiques, ces fêtes ont pour but de s'assurer les bonnes grâces des puissances dont dépendent les récoltes.

En dépit de son interdiction officielle, le culte des Phi (génies) demeure très répandu. La pagode "vat Si muong" de Vientiane témoigne de la survivance de cette dévotions pour le génie. En effet, la principale sculpture du temple n'est pas un bouddha, mais le "lak muong" (pilier de la ville), censé abriter le génie protecteur de la ville. Chaque année, on y fait des offrandes.
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MessagePosté le: Sam 6 Fév - 15:29 (2010)    Sujet du message: L'animisme et les Phis Répondre en citant

En voila d'autres:



vu sur http://vientiane-laos.blogspot.com


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MessagePosté le: Lun 20 Sep - 06:19 (2010)    Sujet du message: L'animisme et les Phis Répondre en citant

L'amour plus fort que la ruse !



Légende de Kampha et Phinoy contre le roi du ciel



Au lendemain de la mort de sa femme, le roi du ciel ordonna à ses conseillers de lui trouver une nouvelle et belle épouse pour remplacer la reine défunte. Peu de temps après, il apprit que Kampha avait la plus jolie femme au monde. Elle portait le nom de Nang Nga ou Khémma. Il décida de la conquérir à tout prix pour la séduire et l'épouser, prêt à tout pour assouvir son désir. Il ordonna alors à tous les animaux et les esprits vivants du monde de venir lui rendre visite. Phinoy , en apprenant la convocation urgente du roi remonta au ciel avec les autres esprits. Lors de la séance, le roi du ciel proposa un cadeau et un titre important à n'importe qui pourrait ramener cette jeune femme, ou à défaut, voire même seulement son âme, pour qu'elle devienne son épouse. Le hibou, spécialiste de l'appel des âmes, leva la main se portant ainsi volontaire de retourner chez les humains pour appeler l‘âme de Nang Nga . Phinoy, en apprenant cette mission bien singulière se dépêcha à son tour de redescendre chez les humains, afin d'en informer Kampha. De son côté le hibou, accompagné d'une armée d'une centaine d'oiseaux de toutes espèces, dont le pic-vert, le perroquet, le coq de bruyère et autres volatiles, redescendit aussi sur terre. La nuit tombée, le hibou se percha sur le toit de la maison de Kampha, tandis que les autres oiseaux se cachèrent dans les alentours prêts à attaquer. Le hibou se mit alors à ululer accompagné des autres oiseaux pour attirer l'âme de la jeune femme. En entendant ces chants, Phinoy, sortit son lance-pierres et tua sur le coup le hibou. Les autres oiseaux prirent peur et s'enfuirent prévenir le roi du ciel du drame. Celui-ci chargea immédiatement le cobra de mener une armée de serpents pour réaliser la mission. Phinoy se pressa de prévenir Kampha et son épouse du plan du cobra, qui fût, par la suite, déjoué par Phinoy. Ces échecs rendirent le roi du ciel encore plus furieux. Il s'adressa alors à l'écureuil volant, réputé possèder un pouvoir spécial pour appeller les âmes, grâce aux trois dards magiques de sa langue. Il lui ordonna de ramener l'âme de la jeune femme en lui proposant un titre encore plus important et des cadeaux faramineux. L'écureuil volant part immédiatement sur terre accomplir sa mission. A la nuit tombante, il se place dans l'arbre tout près de la maison de Kampha. L'écureuil se met alors à chanter pour appeler l'âme de la dame.
L'écureuil se met à réciter sa magie Il appelle l'âme de la dame….
Celle-ci, en entendant ces incantations fut prise d'un malaise et s'évanouit. Son âme, alors la quitte et monte immédiatement au ciel. Aussitôt, le roi du ciel comblé, organise un festin et un mariage solennel. C'est une fête incroyable où l'écureuil volant, les autres animaux et les esprits s'amusent fort bien, même Phinoy, mais qui va profiter de l' occasion pour s'approcher de l'écureuil volant. Il félicite tout d'abord l'animal pour le succès de sa mission et lui demande aussi de devenir son compagnon, vœu accepté sans détours. La cérémonie terminée, Phinoy et l'écureuil volant retournent sur terre, les bras chargés de cadeaux. Sur le chemin, Phinoy, par ruse, dit à son nouvel ami : « Je vais chercher un bambou pour tresser un Khang Bong (cage à écureuil volant) ». Le panier confectionné, Phinoy invite son compagnon à s'installer dans le panier pour vérifier que le fond est bien solide. L'écureuil, ne fait aucune opposition et s'exécute. C'est alors que Phinoy ferme rapidement l'ouverture du panier en disant à l'écureuil volant de bien tester la solidité du fond du panier en y restant et en sautant. L'animal devient vite fatigué et demande à se reposer un instant ; il se pose et finit par s'endormir. Pendant ce temps, Phinoy avait fait un feu. Il réveille l'animal tout en lui déclarant : « Je vais te brûler vif dans ce feu car tu as commis un grand péché à l'égard de Kampha, qui est mon frère ». Aussitôt dit aussitôt fait, il lève le panier et fait semblant de le poser sur le feu. Pris d'effroi, l'animal demande grâce à Phinoy, qui d'un ton menaçant lui répond: « Si tu ne veux pas mourir tu dois ramener l'âme de Nang Nga! ». Tout en tremblant, l'écureuil se met alors à réciter des incantations, et miracle, au même moment, l'âme de la jeune femme réintègre son corps. Mais bien que là, tout soit rentré dans l'ordre, Phinoy continue de frapper l'écureuil. Ce dernier le supplie de le libérer et jure sur sa vie de ne plus recommencer à faire du mal et il promet en plus de se retirer dans une grotte avec sa famille. Phinoy lui demande alors quel est son secret, qui le rend capable d'attirer les âmes. L'écureuil lui confie que son pouvoir magique réside dans le fait que sa langue est divisée en trois. Phinoy demande alors de voir et l'oblige à tirer la langue ; naïvement, l'écureuil s'exécute et c'est à ce moment là que Phinoy se précipite sur lui avec des ciseaux et lui tranche la langue avant de le libérer. Phinoy repart alors raconter toute histoire à Kampha et à sa belle et se dépêche de remonter au ciel pour voir dans quel état se trouve le roi du ciel.


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MessagePosté le: Ven 22 Oct - 21:08 (2010)    Sujet du message: L'animisme et les Phis Répondre en citant

Kampha, Phinoy et le dieu du ciel



Le dieu du ciel fut très déçu de ne pouvoir épouser Nang Nga. Furieux, il convoqua à nouveau en réunion des conseillers, des animaux et des esprits, auxquels il reprocha d'être paresseux et d'être inutiles. Il leur annonça qu'il allait lui-même mener le combat pour enlever l'élue de son cœur. Aux participants qui lui demandaient ce qu'il allait faire, il répondit : « Je vais me transformer en un grand aigle puis je me poserai sur le toit de la maison pour la guetter. Quand elle sortira, je la prendrai en vol. » Phinoy, qui avait écouté ces propos, descendit sur terre et les rapporta à Kampha et à sa femme. Phinoy, Kampha et son épouse se concertèrent sur les moyens de faire obstacle au plan de l'aigle, puis installèrent des pièges autour de la maison. Ensuite, Phinoy saupoudra de cendre le toit où l'aigle allait se poser.
Après avoir pris l'apparence d'un grand aigle, le dieu du ciel descendit sur terre. Mais, en voulant se poser sur le toit de la maison de Kampha pour guetter Nang Nga, l'aigle glissa et tomba sur le sol. En voyant l'oiseau blessé, Kampha, Phinoy et Nang Nga, armés chacun d'un bâton, le frappèrent pour le tuer. Immédiatement, celui-ci se transforma alors en bouc pour s'enfuir, poursuivi par ses trois agresseurs qui purent finalement l'attraper grâce aux pièges tendus autour de la maison. L'animal fut ligoté et enfermé dans la porcherie.
Or, le chef d'une tribu montagnarde, soucieux de la santé de sa femme, malade depuis longtemps, et qui cherchait par tous les moyens à la guérir, venait de consulter un sorcier qui lui avait dit que la maladie de sa femme était possédée par un mauvais esprit: il lui recommanda de sacrifier un bouc pour l'exorciser. Le chef de tribu demanda donc à ses serviteurs de trouver un bouc pour le sacrifice. Apprenant que Kampha en avait un, il leur ordonna d'aller chez lui pour acheter l'animal. Au cours de leur négociation, Kampha déclara que son animal coûtait cher, qu'il était très fort et qu'il faudrait une corde solide pour l'attacher sans qu'il se sauve.
Après avoir acheté l'animal, les serviteurs l'entravèrent soigneusement et l'emmenèrent avec eux. Sur le chemin du retour, ils l'attachèrent contre un arbre, sous les bambous, pour se reposer un moment. Mais l'animal profita aussitôt de leur absence pour rompre la corde et se transforma à nouveau en aigle et s'envola vers le ciel. Désespérés, les serviteurs revinrent bredouille et informèrent leur chef de leur échec.
Le lendemain matin, Phinoy fit ses adieux à Kampha et à sa femme pour retourner dans la forêt où il vivait auparavant. A partir de ce jour, Kampha et sa femme vécurent en paix et dans un bonheur parfait.


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MessagePosté le: Mar 9 Nov - 10:45 (2010)    Sujet du message: L'animisme et les Phis Répondre en citant

Malgré l'importance du bouddhisme , les croyances animistes sont très répandues dans tous les segments de la population Lao. La croyance en phi (esprits) régit  les relations de bon nombre de Lao avec la nature et  la communauté et fournit une explication sur les maladies. La croyance en phi est mélangé avec le bouddhisme, en particulier au niveau du village, et quelques moines sont respectés comme ayant des capacités particulières pour exorciser les esprits malveillants d'une personne malade ou pour les garder hors de la maison.  Beaucoup ont une petite maisonnette construite  pour l'esprit ,dans un coin du terrain qui est associé avec le wat Khoun phi, l'esprit bienfaisant du monastère.

 Les Phi sont omniprésents et trés diversifiés. Certains sont connectés avec des éléments universels - terre, le ciel, le feu et l'eau. Beaucoup de Lao Loum crois aussi qu'ils sont protégés par Khwan (trente-deux esprits). La maladie survient lorsque un ou plusieurs de ces esprits quitte le corps; cette condition peut être inversée par le soukhouan - plus communément appelé le baci - une cérémonie qui appelle tous les Khwan au retour , pour r'accorder la santé, la prospérité et le bien-être sur les participants touchés. Les cordelettes de coton sont noués autour des poignets des participants de garder les esprits en place. La cérémonie est souvent effectuée pour accueillir les personnes, avant et après avoir fait de longs voyages, et comme un rituel de durcissement ou après la guérison d'une maladie, c'est aussi le rituel central dans la cérémonie de mariage Lao Loum et cérémonie de baptême pour les nouveau-nés.

Beaucoup de Lao croiyent que le Khwan de personnes qui meurent par accident, par violence, ou à l'accouchement ne sont pas réincarnés, et deveniennent  phetu phi (esprits malfaisants). La plupart des animistes ont aussi la peur des esprits sauvages des forêts. D'autres esprits liés à des lieux spécifiques tels que  la rivière, ou un bosquet d'arbres sont intrinsèquement ni bienveillant, ni malfaisant. Toutefois, les offrandes occasionnelles assurent leur faveur et l'assistance dans les affaires humaines. Dans le passé, il était fréquent de pratiquer des rituels similaires avant le début de la saison agricole pour assurer la faveur de l'esprit du riz. Ces cérémonies, à compter de la fin des années 1960, ont été découragés par le gouvernement . Cette pratique avait apparemment disparu au milieu des années 1980, au moins dans la zone étendue autour de Vientiane.

Ces cérémonies orientées vers les phi impliquent généralement une offre d'une d'alcool, de poulet et de riz. Une fois que le phi ont pris l'essence spirituelle de l'offre, les gens peuvent consommer les restes terrestres. La tête d'un ménage ou l'individu qui veut gagner la faveur de l'esprit exerce habituellement le rituel. Dans de nombreux villages, une personne, généralement un homme plus âgé aurait connaissance particulière des phi, peuvent être invités à choisir un jour faste pour les mariages ou autres événements importants, ou pour des rites domestiques. Chaque village de plaine se croit protégé par  un sacrifice annuel pour s'assurer du maintien de la prospérité du village. Le spécialiste de l'esprit du village préside ce rite majeur, qui dans le passé souvent impliqué le sacrifice d'un buffle et est toujours une occasion pour la fermeture du village à l'extérieur toute une journée. Pour le " liang phi" (nourrir l'esprit du village) c' est également une importante fonction sociale, en réaffirmant les limites du village et les intérêts communs de tous les villageois.

La plupart des Lao Theung et Lao Soung  sont animistes, pour laquelle un culte des ancêtres est également important, bien que chaque groupe a des pratiques et des croyances différentes. Les esprits  s'appellent en Kammu" hrooy", et ils sont semblables aux phi des Lao Loum, l'esprit de la maison est particulièrement important, et les esprits des lieux sauvages doivent être évités ou interdits .  Les Lamet ont les mêmes croyances, et chaque village doit avoir un  "professionnel "(xemia), qui est responsable de faire tous les sacrifices aux esprits du village. Il supervise également la maison des hommes communales et officie à la construction de tout nouveaux logements. Quand un pratiquant  meurt, un de ses fils est élu par les hommes mariés du village pour être son successeur. S'il n'en a pas, un des fils de son frère est choisi.  Les esprits des ancêtres  sont très importants pour les Lamet parce qu'ils donnent pour le bien-être de l'ensemble du ménage. Ils vivent dans la maison, et aucune activité n'est menée sans les informer . Les esprits des ancêtres sont friands de buffles; crânes de bison, ainsi des cornes d'animaux  sacrifiés sont suspendus à l'autel des ancêtres ou sous le pignon de la maison. De nombreux tabous concernant le comportement dans la maison sont observées pour éviter d'offenser les esprits ancestraux.

 Les Hmong croyent aussi à une variété d'esprit (neeb), certains associés à la maison, certains avec la nature, et certains avec les ancêtres. Chaque maison possède au moins un petit autel sur un mur, qui est le centre de tout rituel liées au ménage ou à ses membres. Les cérémonies annuelles du Nouvel An Hmong  renouvellent la protection générale de la maison et des esprits ancestraux. L'esprit de la porte est important de bien-être des ménages et fait l'objet d'une autre cérémonie annuelle et de sacrifice. Comme avec les autres groupes de Lao, la maladie est souvent attribué à l'action des esprits, et les chamane sont appelés à accomplir les rites de durcissement. Deux classes existent: les praticiens ordinaires et les chamans.; prêtres ordinaires ou du chef de ménage conduisent des cérémonies ordinaires de divinations. Le chaman peut être appelé à s'engager dans des rituels plus importants de durcissement et guérison.

Selon la croyance Hmong, les esprits habitent dans le ciel, et le chaman peut grimper à une échelle vers le ciel sur son cheval magique et contacter les esprits . Parfois, la maladie est causée par l'âme qui ne peut gravir les marches vers le ciel, et le chaman doit monter après lui, de le localiser et le ramener à l'organisme afin d'obtenir une guérison. Pendant le rituel, le chaman est assis devant l'autel à califourchon sur un banc de bois, qui devient son cheval. Un bandeau en tissu noir couvre la vision du monde actuel, et que les chants de chaman et entre dans une transe, il ou elle commence à trembler et peut se tenir debout sur le banc ou déplacer, imitant le processus de montée vers le ciel. Le chant évoque la recherche du chaman et les négociations avec les esprits célestes pour une cure ou des informations sur la promiscuité de la famille.

Les chamans Hmong sont supposées être choisi par les esprits, généralement après une maladie grave ou prolongée. La maladie serait diagnostiquée par un autre chamane comme une maladie initiatique et la confrontation avec la mort, qui a été causée par les esprits. Les hommes et les femmes peuvent être convoqués en ce sens par les esprits pour être chamans. Après la récupération et guérison de la maladie, le chaman nouvellement appelé commence une période d'étude avec un chaman maître, qui peut durer deux ou trois ans, période pendant laquelle il ou elle apprend les chants, les techniques et procédures de rites chamaniques, ainsi que les noms et la nature de tous les esprits qui peuvent apporter la fortune ou des souffrances à la population. Parce que la tradition se transmet oralement, il n'ya pas de technique uniforme ou rituel, mais plutôt, elle varie dans un cadre général conformément à la pratique de chaque maître et l'apprenti.
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MessagePosté le: Ven 10 Juin - 21:06 (2011)    Sujet du message: L'animisme et les Phis Répondre en citant

 Les Lao ont une forte croyance dans le culte des ancêtres. Ils respectent les esprits de leurs parents et les génies de certains lieux, maisons, village, ville, rivières, cimetières ou endroits sacrés.
Les autres groupes parlant la langue lao-taie et vivant dans le nord montagneux du pays sont animistes. Ils pratiquent les cultes des ancêtres et respectent l'esprit des parents, les génies du ciel et d'autres lieux. Leur croyance se traduit par des cérémonies qu'ils organisent pour vénérer les ancêtres, accueillir une naissance, célébrer un mariage ou procéder à des funérailles. A chaque célébration, on remarque la présence d'un devin, homme ou femme. Ce médium, selon les Lao, possède un pouvoir qui lui permettrait de communiquer avec les esprits, esprits qui l'aideront à protéger ses commanditaires contre les démons ou les chasser de leur corps, ou encore guérir les malades. A part cela, il existe aussi des guérisseurs (Mo Mone). Le guérisseur s'apparente à un chaman. Selon la croyance, le Mo Mone pourrait guérir un malade hanté par un esprit.



Le guérisseur est hanté lui aussi par un esprit qu'on appelle esprit guérisseur, ou Phi Mone. Le guérisseur organise une cérémonie rituelle pour son esprit personnel afin de pouvoir utiliser par la suite ses pouvoirs pour guérir les malades. Les Taï, eux, font appel à une personne pour diriger les funérailles. Lui aussi s'apparente un chaman. On l'appelle Mo Tha ng Gnao. Celui-ci s'occupera exceptionnellement des rites funéraires. Lors d'une cérémonie funèbre, ce sorcier priera pour accompagner l'âme du mort auprès de ses ancêtres et aller vers le paradis. Selon la croyance, après la mort, l'âme du mort devra traverser un long et difficile parcours. L'âme ne connaît pas le chemin pour aller rencontrer ses ancêtres au paradis, donc le sorcier la guidera par ses prières.
A l'occasion de ces cérémonies rituelles, les officiants, Mo Mot, Mo Mone, Mo Thang Gnao ou Mo Phone, portent une écharpe aux dessins de Nark, ou nagas.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:22 (2016)    Sujet du message: L'animisme et les Phis

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