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Biographie et hauts faits de Chao Anouvong

 
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Pat
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MessagePosté le: Mar 31 Aoû - 20:17 (2010)    Sujet du message: Biographie et hauts faits de Chao Anouvong Répondre en citant

première partie:   


A l'occasion du lancement du moulage de la statue de Chao Anouvong et de la construction du parc et du socle de la statue, le Rénovateur publie une brève biographie de ce roi héroïque du Laos. Après que Vientiane (royaume du Lane Xang Vientiane) soit tombée sous la domination du royaume du Siam en 1779, la famille royale et le prince Anouvong furent contraints à l'exile et emmenés à Bangkok.

De là, Le Siam a nommé Chao Inthavong roi du Lane Xang de Vientiane. A la mort de ce roi, la population lao a proposé au gouvernement siamois de nommer le prince Anouvong comme roi du Royaume du Lane Xang de Vientiane, en succession à son frère. A l'accession au trône, ce roi a pris le nom de «Xayasethathirat III ». Chao Anouvong était un roi cultivé et habité d'un sens patriotique profond. Dès le début de son règne commença une ère de grande restauration où il entreprit la construction d'édifices dont certains sont encore visibles aujourd'hui.

- 1807, le palais royal ;
- 1808, le pont enjambant le Mékong à Nakhon Phanom (Thaïlande actuelle) ;
- 1809, la pagode de Siboun-Heuang, à Nongkhaï (Thaïlande actuelle) ;
- 1812, le pont reliant les villages de Tha X ang Pheuak Sixiengmay (Thaïlande actuelle) et le village de Sikhay, arrondissement de Sikhottabong de la capitale Vientiane.

La même année, il inaugure le Ho Phrakèo (le musée de Ho Phrakèo actuel) et le Ho Tay Pidok (la bibliothèque à côté du vat Srisaket). Comme il était un roi vaillant et épris de paix et de justice, en 1816 il est parti dans le sud du pays combattre les rebelles qui se sont soulevés à Champassak puis a nommé Chao Rassabout Yo, prince de cette principauté. Grâce à lui, cette principauté a pu se développer dans la sérénité. Ses compétences, ses connaissances et son influence, lui valent l'amitié du roi siamois, Chao Leutla Naphalay, qui l'invitait à toutes les cérémonies importantes de son royaume. En 1824, Chao Anouvong, qui avait vécu de nombreuses années en Thaïlande, a fait construire le vat Sri Saket sur le modèle siamois. Il est considéré aujourd'hui comme le plus anciens vats de Vientiane car il a échappé au feu lors de la destruction de Vientiane par les siamois. A la mort du Roi Leutla Naphalay, le roi Pha Nangkao a pris sa succession. Pendant les funérailles du roi Leutla Naphalay, Chao Anouvong, a demandé au nouveau roi de libérer les familles retenues dans la ville de Salaboury en Thaïlande. Parmi les exilés de force figuraient la princesse Douangkham et les membres de la troupe théâtrale du palais royal. C ette demande fut refusée et provoqua le mécontentement du roi de Vientiane. Il médita alors sur les exactions commises par les monarques du Siam à l'égard de son royaume : p illage, massacre, déportation, asservissement. Toutes ces souffrances font naître en lui un désir d'indépendance pour son pays qu'il nourrira jusqu'à la fin de ses jours. A son retour du Siam, le roi Anouvong a réuni tous ses meilleurs éléments et ses conseillers avec lesquels il se prépare à reprendre son royaume. Profitant de la faiblesse de Krungsi Ayudhiya conséquente à l'agression des Anglais. Chao Anouvong présente son plan d'attaque de Krungthep (capitale siamoise) à plusieurs conseillers, lequel est approuvé par tous, sauf par le vice- roi, qui pense que la ville est trop fortifiée, trop bien gardée et quelle sera difficile à gouverner.
Chao Anouvong persiste dans l'idée d'appliquer son plan pour libérer les déportés et récupérer les biens volés mais renonce à prendre la ville pour la gouverner, ce qui lui a valu l'approbation et le soutien de tous son entourage.


Dernière édition par Pat le Mar 7 Sep - 06:36 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 31 Aoû - 20:17 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Pat
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MessagePosté le: Mar 7 Sep - 06:35 (2010)    Sujet du message: Biographie et hauts faits de Chao Anouvong Répondre en citant

Chao Anouvong marche sur Krungthep (deuxième partie)


Après avoir dressé son plan d'attaque, Chao Anouvong a réuni toutes les forces logistiques nécessaires à la prise de Krungthep (Bangkok): fantassins, armes, éléphants, chevaux, bateaux, charrettes, puis il a scindé son armée en deux bataillons. Le premier, commandé par Chao Ouparat, avait pour mission de prendre les provinces de Ka lasin, Roy Ed, Savannaphoum, Khonkène, et Xonnabot et le deuxième parti de Champassak et dirigé par Rassabout (Yo) devait prendre Ubon, Sisaket et Det-oudom. L'objectif principal de cette armée était de libérer tous les lao captifs des siamois et de les ramener à Vientiane. Selon le livre d'histoire du Laos, intitulé Pathet Lao, les Lao , Chao Anouvong a même persuadé le roi de Luang Prabang de se rallier à sa cause. En février 1827, Chao Anouvong intima l'ordre à son fils, le prince Rassavong, de diriger la plus grande armée formée de 3000 hommes et de marcher sur Nakhone Rassasima pour soit disant, soutenir l'armée du monarque siamois assiégée par les anglais, mais ce n'était là que ruse, son réel dessein était de reprendre la province de Nakhone Rassasima. Après la conquête de cette province, l'armée de Rassavong se rend dans la province de Saraboury où le prince informa le gouverneur de la province, que les Anglais avaient attaqué Krungphep et qu'il était donc plus prudent de se mettre à l'abri vers Vientiane. Tous les chefs de villages ont adhéré à cette proposition et 10 000 habitants dont 20 familles chinoises et 10 familles siamoises se sont mises en route vers Vientiane. Sur le chemin du retour, l'armée de Rassavong a formé un campement sur le lieu-dit de Thongsamrith. Là, hommes et bêtes se reposaient de leur long périple, quand soudainement, ils ont été attaqués par l'armée du roi siamois. Malgré le renfort de 8000 soldats lao marchant sur Krungthep, l'armée de Rassavong a été contrainte de se replier vers Nong Boua lamphou. Les habitants qui devaient être ramenés à Vientiane furent de nouveaux faits prisonniers et dirigés sur Krungthep. Les soldats de Rassavong, inferieurs en nombre ont tenu malgré tout leur position à Nongboua Lamphou pendant plusieurs mois. Pendant cette guerre plusieurs chefs de l'armée du roi Chao Anouvong sont morts au combat, notamment Phagna Nalinh. Profitant de cette diversion, un détachement de l'armée siamoise a assiégé Vientiane, alors les armées de Chao Anouvong et de Rassavong ont été obligées de quitter leur base pour venir défendre Vientiane. L'armée lao essuie de grande perte. Pour conserver ses forces, Chao Anouvong a sommé la population et les soldats de se réfugier dans les forêts et dans les montagnes, puis le roi et sa famille se sont réfugiés dans la province de Khammouane avant de se rendre dans l'Annam (Vietnam) où l'asile leur a été accordé. En occupant Vientiane, l'armée siamoise, sous les ordres de leurs chefs, Kom Mun Nareth Yothi et Kommun Séna Bolilak, s'est livrée aux pires exactions de la guerre, pillage des pagodes et des maisons, viole des femmes, destruction des cultures et des cheptels, éléphants, chevaux buffles, bœufs, volailles même les chiens et les chats. Les Siamois ont forcé les habitants à quitter Vientiane pour le Siam et ceux qui tentaient de résister étaient sévèrement réprimés. Une centaine d'habitants de Vientiane, notamment la famille Kham, ont été brûlés vifs par Chao Souphavady, à côté de la Namxi, près de la ville de Nakhon Phanom. Les habitants contraints à l'exile se sont installés principalement dans les provinces de Loboury, Salaboury, Souphanboury , Nakhonxaysy et Phananikhom. Tandis que le Phrabang (Bouddha mince) et autres statues de Bouddha ainsi que les biens et trésors volés ont été emmenés à Krungthep. Le Phrabang a été installé dans la pagode de Tiakkavat. Apprenant les exactions du royaume de Siam, le chef de l'armée de l'Annam a envoyé une lettre au chef de l'armée siamoise stationnée à Nakhon Phanom dans laquelle il menace les siamois de représailles :



« Vientiane et Krungthep sont deux villes amies comme les lèvres et les dents( men bo ? Mart). Pour quelles raisons, avez-vous attaquez Vientiane? Le Lane Xang de Vientiane et le pays de l'Annam ont une frontière commune. Vous devez quittez la ville sans conditions et retournez dans votre pays. Nous ne tolérerons pas que vous emmeniez des familles vietnamiennes. Un contingent de 20 000 de nos soldats est prêt à intervenir. Si vous ne respectez pas cette missive, il ne restera que mort et désolation du royaume de Siam après le passage de notre armée! »


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Pat
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MessagePosté le: Dim 19 Sep - 19:08 (2010)    Sujet du message: Biographie et hauts faits de Chao Anouvong Répondre en citant

Chao Anouvong est mort en martyr



Chao Anouvong s'échappa du siège de Vientiane mené par le royaume de Siam. En représailles, le roi envoya 300 de ses hommes commandés par Souphavady, piller et incendier la ville. De son côté, Chao Anouvong, rassembla ses forces avec l'aide de l'Annam (Vietnam actuel) et constitua une armée de 1 800 soldats dont 80 soldats de l'Annam, pour chasser les siamois hors de Vientiane. En premier lieu, leur principal cible fut la destruction du monument que les siamois avaient construits pour marquer la prise de Vientiane sur lequel étaient gravées leurs victoires successives sur le royaume lao du Lane Xang de Vientiane. Ensuite ils livrèrent bataille aux troupes siamoises qui s'étaient retranchées dans le vat Kang, une pagode située au centre de Vientiane et les obligèrent à fuir vers Nongkai. Lors de cette bataille, Chao Rassavong blessa le chef de l'armée siamoise et tua son fils, Luang Phisit. La victoire fut de courte durée et infligea de nombreuses pertes à l'armée de Chao Anouvong, contrainte une fois de plus, de se replier dans les forêts et dans les montagnes pour attendre les renforts de l'Annam. Les siamois entrèrent dans Vientiane laissée sans défense, la ville fut pillée et détruite et la population déportée sur Bangkok. La tête de Chao Anouvong et de son fils furent mise à prix sur l'ensemble du royaume. Ils furent arrêtés avec leur famille alors qu'ils s'apprêtaient à franchir l'Annam près de Meuang Phouane (Xienkhouang actuelle) et déportés à Bangkok. Là-bas, Chao Anouvong fut mis dans une cage et torturé devant le palais royal siamois et rendit l'âme après une semaine de sévices. Son corps fut empalé et exhibé sur la place publique.
Chao Anouvong est mort en martyr, en février 1829, à l'âge de 62 ans et personne ne sut ce qu'il était advenu de la famille royale. Le sacrifice de Chao Anouvong et la disparation famille royale du Royaume lao Lane Xang Vientiane ont marqué la fin de la capitale Sisattanakhanahout. Les Lao déportés, au nombre de plusieurs centaines de milliers, sont devenus aujourd'hui des citoyens thaïlandais. Chao Anouvong était un roi courageux, sans égal, sans soumission, qui a lutté contre les pays esclavagistes et avait pour maxime « La liberté sinon la mort. » Chao Anouvong, son fils Rassavong, ainsi que les membres de la famille royale, symbolisent le patriotisme suprême. Ils se sont soulevés et ont lutté jusqu'à leur dernier souffle pour recouvrer l'indépendance. Bien que le mouvement de lutte pour la liberté de Chao Anouvong, se soit soldé par une défaite, il n'en reste pas moins un exemple de tradition glorieuse pour les générations présentes et futures. Cette histoire, révélant les exploits et la bravoure de roi a galvanisé les forces révolutionnaires contre les occupants étrangers pendant chaque période de la lutte contre le Siam ainsi que pendant la période de l'ancien et le nouveau colonialisme, jusqu'à la victoire finale en 1975. Chao Anouvong, roi héroïque et courageux, est considéré aujourd'hui comme un fils de la nation lao. Le livre Pathet Lao, les Lao, relatant cette histoire conclut : Nous, héritiers de nos ancêtres, nous devons suivre l'exemple de ce roi et conserver dans nos mémoires ses bonnes actions et ses hauts faits pour l'indépendance et liberté du pays.


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