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L'allaitement maternel

 
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Pat
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MessagePosté le: Mer 24 Nov - 16:27 (2010)    Sujet du message: L'allaitement maternel Répondre en citant

On peut sans problème donner le sein à son enfant lorsqu'on est au Laos, dans une certaine discrétion bien sur.
Beaucoup croyent encore qu'un enfant élévé au lait maternel est plus intelligent qu'un qui aurait eu une autre première alimentation.



Dans les régions rurales du Viêt-Nam, du Cambodge et du Laos, la vaste majorité des enfants
sont nourris au sein pendant normalement plus d’un an (Mathews et Manderson, 1981;
Jambunathan et Stewart, 1995). Les préparations pour nourrissons importées sont
considérées comme trop chères ou ne sont pas disponibles. L’allaitement au sein est vu tout
simplement comme la norme (Henderson et Brown, 1987; Jambunathan et Stewart, 1995;
Romero-Gwynn, 1989). Toutefois, même en l’absence de complément à l’aide de
préparations pour nourrissons, l’alimentation au lait maternel est souvent complétée par de
la pâte de riz prémastiquée ou un porridge de riz et de sucre (Fishman, Evans et Jenks,
1988). Quand le bébé a environ six mois, on commence à introduire dans son alimentation
de la bouillie de farine de riz diluée (bot), puis des porridges (Henderson et Brown, 1987;
Mathews et Manderson, 1980).

Dans les zones urbaines du Viêt-Nam et du Cambodge, l’alimentation aux
préparations pour nourrissons est plus répandue. Pour nombre de femmes vietnamiennes
et cambodgiennes qui ont immigré en Amérique du Nord, l’alimentation au biberon est
souvent la méthode de prédilection (Romero-Gwynn, 1989). Serdula, Cairns, Williamson et
Brown (1991) ont constaté que pour 93 p. 100 des enfants d’Asie du Sud-Est qui sont allaités
au sein dans leur pays d’origine, seulement 10 p. 100 de ceux qui sont nés aux États-Unis le
sont. On observe la même tendance chez les réfugiés Hmongs (Faller, 1985). Une étude
réalisée auprès de femmes Hmongs dans un camp de réfugiés en Thaïlande indiquait que
88 p. 100 de ces femmes optaient pour l’allaitement maternel. La majorité des mères
déclaraient qu’elles avaient l’intention de poursuivre l’allaitement au sein jusqu’à la naissance
du prochain enfant (Lee, 1986). Les taux de recours à l’allaitement maternel chutent
radicalement après l’immigration (Faller, 1985).

Ces résultats semblent aussi refléter la façon dont les choses se passent à cet égard
au Canada (entrevues auprès des informatrices clés). Après l’immigration, on observe une
corrélation positive entre la présence d’un membre de la famille pour aider la mère au cours
du postpartum et le choix de l’allaitement au sein pendant cette période (Rossiter, 1992).
Par ailleurs, les femmes qui ont reçu de l’information au sujet des mérites de l’allaitement
maternel sont plus enclines à opter pour ce mode d’allaitement, mais elles choisissent
généralement de sevrer leur bébé avant que celui-ci n’ait quatre mois (entrevues auprès des
informatrices clés). D’autres auteurs signalent que l’allaitement au sein se poursuit pendant
neuf mois en moyenne au cours de la période qui suit l’immigration (Mathews et
Manderson, 1980; Romero-Gwynn, 1989; Serdula et coll., 1991). La durée signalée dans les
sources canadiennes est passablement plus courte.
Le sentiment d’avoir trop peu de lait est une raison souvent invoquée par les
femmes pour expliquer leur décision de passer du sein au biberon (Jambunathan et Stewart,
1995). Par ailleurs, l’alimentation artificielle est associée à des bébés gras, qui ont plus de
chance de survivre. Le lait maternel, en revanche, est vu comme une substance instable,
dont la consistance dépend de la santé de la mère et de la qualité de son alimentation, soit
deux facteurs sujets à fluctuation (Fishman, Evans et Jenks, 1988; Henderson et Brown,1987)

Romero-Gwynn (1989) a constaté que la distribution d’échantillons de préparations
pour nourrissons avait un effet statistiquement significatif sur l’adoption de l’allaitement au
sein et sur la durée de la période d’allaitement au sein chez les femmes indochinoises. Bien
que cet effet ait aussi été observé dans d’autres cultures, il semble que cette population soit
particulièrement vulnérable à cet égard. L’alimentation au biberon est vue comme plus
pratique et comme un moyen de rendre l’enfant «autonome» (Fishman, Evans et Jenks, 1988).
Les femmes vietnamiennes trouvent qu’il est embarrassant de donner le sein en
public (Rossiter, 1992), voire potentiellement dangereux, surtout dans le milieu de travail
(Leininger, 1987). Elles choisissent souvent de cesser d’allaiter leur bébé lorsqu’elles
retournent à l’école ou au travail. Si la famille en a les moyens et que ce genre de service est
disponible, une nourrice peut alors être engagée de façon à ce que le bébé puisse continuer
d’être nourri au sein (Leininger, 1987). Toutefois, les informatrices clés ont signalé qu’il est
rare que les familles recourent à cette solution en Amérique du Nord.
Si les femmes nord-américaines peuvent apprécier la perte de poids qui
accompagne souvent l’allaitement au sein, les femmes indochinoises, elles, pensent que
cette forme d’allaitement peut les rendre trop maigres et les vider de leur énergie. Par
ailleurs, ces femmes peuvent avoir un dilemme à résoudre après le premier mois, quand il
leur faut faire un choix entre les aliments «chauds», jugés bons pour leur santé, et les
aliments «froids», qui sont censés augmenter la production de lait (Fishman, Evans et
Jenks, 1988).

Le colostrum est souvent considéré comme du «vieux lait» et rejeté. Au cours des
deux ou trois jours suivant la naissance, on donne souvent aux nourrissons du thé de
ginseng, du thé de racine de plante ou de l’eau bouillie sucrée. Toutefois, cette coutume
n’est pas tellement pratiquée en Amérique du Nord, où il arrive souvent que les bébés
soient, dès les 24 premières heures de leur existence, nourris au sein ou au biberon
(Henderson et Brown, 1987). Par ailleurs, on considère que l’extraction du lait est une
pratique sale, à laquelle on ne recourt généralement que pour soulager les seins engorgés
(Fishman, Evans et Jenks, 1988; Rossiter, 1992).
Pour certains, les médicaments occidentaux sont potentiellement dangereux. Dans
une étude réalisée en 1986, Rosenberg indique qu’il arrive qu’on modifie les traitements
occidentaux en leur intégrant des interventions traditionnelles. Il cite l’exemple d’une mère
cambodgienne qui devait prendre des antibiotiques par voie orale et qui les prenait en
application topique en les broyant et en les mélangeant avec du baume de tigre.


Le peuple Hmong du Laos considère que la tête et le cou sont des parties sacrées;
en conséquence, les professionnels des soins de santé qui aident les femmes allaitantes
devraient éviter de toucher ces parties. L’aide est souvent acceptée plus facilement si elle
vient d’une intervenante plutôt que d’un intervenant (Jambunathan et Stewart, 1995), mais il
n’est pas rare, chez les Hmongs, que le père soit présent afin d’aider la mère avant et après la
naissance du bébé (Lee, 1986; Morrow, 1986). Dans la culture Hmong, l’allaitement au sein
commence quand l’enfant est «prêt», soit, par exemple, quand il a évacué une ou deux selles
et qu’il est plus alerte et actif. Pour reprendre les termes d’une mère, «si on laisse le bébé
téter avant la montée laiteuse, le bébé sera frustré et pleurera beaucoup. On doit attendre
que le lait soit monté[...]. Il faut peut-être attendre quelques heures ou jusqu’au lendemain
avant de donner le sein.» (propos tirés de Morrow, 1986) Bien que la norme au Laos soit que
les mères allaitent leur bébé jusqu’à la naissance du bébé suivant ou qu’elles fassent appel à
l’allaitement en tandem, les femmes Hmongs qui immigrent en Amérique du Nord
choisissent de sevrer leur bébé à un stade précoce ou de ne pas du tout l’allaiter (Nelson et
Hewitt, 1983). L’obligation de reprendre le travail peu de temps après la naissance était l’une
des raisons citées pour expliquer la durée écourtée de la période d’allaitement. Une femme
expliquait en ces termes comment il était plus facile de combiner travail et allaitement au
Laos : «Oui, j’ai nourri mes bébés au sein [au Laos]. J’amenais le bébé avec moi au champ,
sur mon dos. Puis, quand il pleurait, j’arrêtais et je lui donnais le sein. Puis, je recommençais
à travailler.» (propos tirés de Morrow, 1986)

tiré de l'intéressanr pdf sur l'allaitement dans les cultures du monde

http://www.phac-aspc.gc.ca/dca-dea/publications/pdf/multiculturelle_bf_f.pd…


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MessagePosté le: Mer 24 Nov - 16:27 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Pat
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MessagePosté le: Sam 18 Déc - 10:19 (2010)    Sujet du message: L'allaitement maternel Répondre en citant

Promotion de l'allaitement maternel exclusif


Le gouvernement du Laos et ses partenaires internationaux entrent dans la deuxième phase d'une campagne intensiv e visant à sensibiliser let à développer l'allaitement maternel exclusif (AME) des nouveau-nés jusqu'à six mois. La campagne s'inscrit dans initiatives du gouvernement pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement liés à la survie de l'enfant et à la santé maternelle. Dans ce cadre un séminaire a été organisé le 3 décembre dernier, à l'Hôpital de la mère et de l'enfant de Vientiane, en présence du directeur du département de la santé, le Dr Douangchanh Kèoasa, du représentant de l'UNICEF en RDP Lao, le Dr Aboudou Karimou Andele, de la directrice adjointe de l'hôpital de la Mère et de l'enfant, le Dr Bounleua Oudavong, et de plus d'une cinquantaine de participants. La promotion est menée au niveau des provinces, des districts et des villages. « Cette campagne en faveur de l'allaitement maternel exclusif témoigne de l'engagem ent continu des responsables lao de la santé dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement en termes de santé publique , a déclaré le Dr Aboudou Karimou Andele. Je tiens à remercier ceux qui participent à cette campag ne, lancée il y a maintenant plus d'un an, notamment les médecins et le personnel hospitaliers ainsi que les volontaires et les medias. » Plus de 5000 volontaires, connus sous le nom de
« messagers du lait maternel », ont été formés pour travailler directement avec les mères et les soignants locaux au niveau des communautés, fournir des informations et des conseils sur les avantages de l'AME et les dangers de l'introduction d'autres aliments ou liquides avant six mois. Des formations ont également été réalisées pour 1300 médecins nationaux. La campagne est renforcée par des annonces publicitaires dans les médias et par des matériaux à distribuer aux mères et placés dans des endroits stratégiques comme les pharmacies, les hôpitaux et les pann eaux d'affichage de village. B ien qu'au moins 90 % des mères allaitent au Laos, une enquête nutritionnelle nationale menée en 2006 a montré que seulement 26 % des nourrissons âgés de 0 à 5 mois sont allaités exclusivement au sein. Les services de santé se sont fixés pour objectif de porter ce chiffre à 60 % d'ici 2012. Les efforts de suivi de l'Union des femmes lao et une évaluation de la nutrition menée par l'UNICEF ont montré une hausse du nombre de mères connaissant l'importance de l'allaitement maternel exclusif et désirant le pratiquer. Beaucoup de mères croient encore que le lait maternel seul n'est pas suffisant pour leurs enfants et que des aliments complémentaires comme le riz ou l'eau sont nécessaires à la croissance de l'enfant. Médecins et professionnels de la santé soulignent que le lait maternel contient tous les nutriments nécessaires pour favoriser la croissance physique et mentale d'un enfant. Selon l'Organisation des Nations Unies, l'allaitement maternel peut faire diminuer la mortalité infantile plus que toutes les autres interventions médicales.
 


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