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Loung Kaysone Phomvihane

 
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Pat
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MessagePosté le: Dim 16 Jan - 10:04 (2011)    Sujet du message: Loung Kaysone Phomvihane Répondre en citant

Loung Kaysone est un des plus grands personnages du Laos, un grand héros, on a rebaptisé une province de Savannakhet en son honneur, un musée/ mémorial a été ouvert en 1995 , près du km 6 à Vientiane, une grotte à Viengsay porte aussi son nom, et même une page facebook ( http://www.facebook.com/pages/Kaysone-Phomvihane/105468609486645 )

D'ailleurs "Loung" signifie oncle, tonton, il était proche des gens.

Le président Kaysone Phomvihane nait le 13 décembre 1920 dans une famille de paysans au village de Na Seng, district de Khanthabouli, Province de Savannakhet. Il est un fils aîné et a deux sœurs qui sont devenues Mme Savanthong et Mme Kongmany. Son père est fonctionnaire et sa mère paysanne.
En 1936-1939, il participe au mouvement de lutte pour la liberté et la démocratie à Hanoï.
En 1943, il est un diplômé du lycée de Hanoï et continue ses études à la Faculté de Droit à Hanoï.
En 1944, il est membre de l’association de la jeunesse pour la libération du Vietnam, un premier pas vers la révolution puis, le 23 août 1945, il participe à la prise de la chute du Japon.
En 1947 et 1948, il est un jeune homme politique ayant expérimenté la révolution auprès des dirigeants vietnamiens, notamment le président Ho Chi Minh, M. Cheung Ching, M. Pham Vanh Dong, M. Vo Ngunyen Yab, et ayant lu la théorie politique du marxisme-léninisme entre autres livres sur la révolution.
Le 20 janvier 1949, une troupe de l’armée Lao Itssara est créée et il devient le chef de cette Armée de la révolution sous la direction directe du Parti.
Le 28 janvier 1949, il devient membre du parti communiste de l’Indochine, 1952-1954, ministre de la Défense, 1955, chef du commandement de l’Armée.
1956, lors de la conférence générale de Nèo Lao Hakxat, Kaysone Phomvihand est élu son vice-président.
1955-57, responsable de deux provinces révolutionnaires (Houaphanh et Phongsaly), il mène la population de dix provinces contre le gouvernement royal.
1959, il quitte Vientiane pour les Houaphanh, et mène les forces de la population dans la lutte pour libérer le district de Xamneua.
1961, il dirige la population dans la lutte pour la libération de la Plaine des Jarres dans le Xieng Khuang,
1962, il dirige la bataille de Luang Namtha à l’issue de laquelle est fondé le gouvernement de coalition.
1964, vice-président du Front patriotique Neo Lao Hak Sat, (NLHS) élu lors de la IIème conférence du Front Lao d’Edification nationale (FLEN).
1968, dirige le bataille de Nambak.
1972, élu secrétaire général du comité exécutif du comité central du Parti populaire révolutionnaire lao, lors du IIème Congrès du Parti,
Le 2 décembre 1975, il annonce que le régime royal n’existe plus et inaugure la république démocratique populaire du Laos lors du Congrès national des représentants du peuple. Elu président du conseil ministériel de la RDP Lao.
1982, secrétaire général du comité central du Parti élu par le IIIème Congrès du Parti,
1991, président du comité central du Parti et élu président de la RDP Lao au mois de juillet, lors du VIème congrès de l’Assemblée populaire suprême.
Ordres et titres honorifiques
Le président Kaysone Phomvihanh a reçu les ordres et tires horrifiques suivant :
  • Ordre du héros national
  • Médaille d’or nationale
  • Médaille Itssara de première classe
  • Médaille de la victoire de la révolution de 1 ère classe
  • Ordre de la lutte contre la France et les Etats-Unis et Ordre du souvenir de cinq ans près la fondation de la RDP Lao.

Les ordres obtenus à l’étranger
  • Ordre de l’étoile d’or et ordre de Ho Chi Minh du Vietnam
  • Ordre d’Angkor du Cambodge
  • Ordre de Lénine et ordre de la révolution d’Octobre de l’Union soviétique
  • Ordre de Karl- Max de la république populaire d’Allemagne
  • Ordre de José Martí de Cuba
  • Ordre de Dimitrov de Sukébator de Bulgarie
  • Ordre de Sukhe-Bator de Mongolie
  • Ordre du drapeau national de 1 ère classe de la RPD de Corée
  • Les souvenirs amicaux du roi de la Thaïlande.



Kaysone Phomvihane, un homme très simple:




Entretien avec le président de l'association des écrivains lao, Chanthi Deuanesavanh à l'occasion de son 89 e anniversaire.

Somsanouk Mixay : Quand avez-vous rencontré le Président Kaysone pour la première fois?

Chanthi Deuanesavanh: Je me souviens comme d'hier. C'était le 12 octobre 1953 à Samneua. J'avais 13 ans et j 'étais à l'école. Tout d'un coup, on a vu arriver deux hommes à cheval. J'avais tout de suite remarqué les bottes dont ils étaient chaussés. L'un, celui qui avait beaucoup de barbe, portait une chemise bleue indigo de paysan à col rond. J'ai su plus tard que c'était le prince Souphanouvong, L'autre était en kaki et portait un casque colonial. J'ai su après que c'était Loung (Oncle) Kaysone Phomvihane.

S.M. : Comment s'est passée cette rencontre ?

C.D . : Dès que notre directrice, M me Khamphèng Boupha les a vus, elle a été aussi surprise. Elle nous a tous appelés : « Venez ! Venez saluer les grands oncles ! » Nous étions plutôt apeurés. Dès qu'ils sont descendus de cheval, ils nous ont embrassés. L'oncle Soupha, comme nous l'appelions familièrement, portait certains d'entre nous dans ses bras. Bien que sa photo était sur le mur, dans notre classe, nous ne l'avions pas reconnu. L'oncle Kaysone nous embrassait l'un après l'autre, très affectueusement. Il avait l'air content de nous voir

S.M. : Que venaient-ils faire ce jour-la ?

C.D . : Ils venaient célébrer le 12 octobre, la Journée de l'Indépendance, avec les autres dirigeants et la population de la zone libérée. Ils ne sont restés qu'une nuit et deux jours. Nous allions nous baigner dans la rivière avec eux.

S.M. : Que faisaient-ils à cette époque ?

C.D. : C'étaient les haut dirigeants de la révolution lao. Souphanouvong était l'équivalent de président et premier ministre. Kaysone Phomvihane était responsable de la Défense et des Forces Armées, Nouhak Phoumsavanh, de l'économie, Phoumi Vongvichit de l'Intérieur et Souk Vongsack de l'Education.

S.M. : Quand avez-vous revu Kaysone Phomvihane?

C.D. : En 1962, j'avais terminé mes études de journalisme et travaillais avec Sisana Sisane à Hanoi. Dans l'immeuble voisin se trouvait Loung Kaysone. Quand il a su que je savais taper à la machine, il m'a dit : « Viens m'aider » et a demandé à Sisana Sisane. J'ai travaillé avec lui jusqu'en 1965.

S.M. Comment était l'homme ?

C.D . : C'était un homme bon. Pas fier du tout. Il parlait à tout le monde et sur le même ton, sans aucune arrogance. Il cherchait à savoir auprès des gens ce qu'ils pensaient. Il aimait demander l'opinion des autres. Il parlait et je tapais à la machine jusqu'à dix pages de suite. Ensuite, il relisait et quand il fallait corriger, ajouter ou retrancher des choses, il s'excusait. Il disait toujours qu'il fallait persévérer. « La révolution c'est sans cesse grimper des montagnes et descendre des rivières », disait-il. Quand on avait travaillé longtemps et qu'il sentait que ses collaborateurs étaient fatigués, il s'arrêtait, racontait une histoire drôle pour détendre l'atmosphère puis nous recommencions avec plus d'énergie.

S.M. C'était un homme très cultivé.
.
C.D. Oui, il aimait lire. Il avait beaucoup de livres en français et en vietnamien. Des livres de philosophie. Je me souviens qu'il aimait lire Aristote. De la politique aussi: Marx, Lénine, Hochiminh, Mao… Personne ne pouvait l'égaler dans ce domaine. Un jour, il m'a demandé :
« Qu'est-ce tu lis, toi ? » Je lui réponds : « Des romans et de l'histoire ». « Ah, c'est bien, l'histoire ! », dit-il. Un autre jour, il m'a demandé par quels leaders mondiaux j'étais impressionné. J'ai répondu : « Lénine ». Il m'a demandé pourquoi. Je lui ai répondu que c'était un homme simple, près du peuple, qui dormait dans un lit en fer. Il avait l'air satisfait par ma réponse. « Qui encore ? » m'a-t-il demandé. « Lincoln », lui avais-je répondu. Il avait l'air surpris. Je lui ai expliqué que Lincoln était un homme du peuple qui avait fait beaucoup pour les déshérités, les noirs. Il a approuvé en hochant la tête.

S.M : Il était responsable de la Défense. Etait-il un fin stratège ?

C.D . : Il savait rallier les forces. C'est lui, avec les autres membres du Bureau politique, qui a préparé toutes les opérations d'envergure comme la libération de Xiengkhouang, le 1 er janvier 1961, les batailles victorieuses de Luang Namtha, Nam Bak, Muong Peun, Pha Thi, Kou Kiet et Lam Son 619. Et de 1973 à 1975, si Souphanouvong et Phoumi Vongvichit étaient sur le devant de la scène, c'est Kaysone qui a dirigé personnellement toutes les étapes de la prise du pouvoir, de minute en minute, si je puis dire.

S.M. : Et dans les négociations ?

C.D . : Dans les négociations avec la partie adverse comme à Ban Namone, en 1961, ou à Hin Heup, les trois factions, Pathet lao, Neutralistes et Droitistes s'étaient réunies pour discuter et les negotiations patinaient. Arrivé par avion de Khangkhai, Kaysone était resté dans les coulisses mais dirigeait les opérations. Si les négociations n'aboutissaient pas, il préconisait le recours à la lutte armée. La partie adverse retournait à la table des négociations affaiblie alors que nous y retournions en position de force.

S.M. : Il aimait le sport, n'est-ce pas ?

C.D . : Oh oui ! Tous les jours, il venait me réveiller à cinq heures du matin :
« Allez, viens, Chanthi ! ». On commençait par du jogging puis on faisait de la barre fixe et on terminait par un match de ping pong. Ensuite on allait prendre un bain dans la rivière. Il faisait un froid de canard. Ca ne le dérangeait pas. Je luis criais qu'il faisait trop froid et que mon foie allait éclater. Il me répondait en riant : « Mais non, Chanthi, ton foie ne va pas éclater. Tu verras, une fois sorti de l'eau, tu auras chaud ! » Et il avait raison.

S.M. : Est-ce qu'il aimait la bonne chère ?

C.D . : Il aimait surtout manger cru : lap, koy, viande ou poisson à peine trempé dans du bouillon, du cerveau de singe encore frissonnant. Je crois que cela a été très mauvais pour sa santé à la longue. Il est parti trop tôt. Je le regrette. Il avait encore tant à faire pour le pays.
 


Propos receuillis par Somsanouk Mixay du  Rénovateur


Dernière édition par Pat le Dim 16 Jan - 16:20 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 16 Jan - 10:04 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 16 Jan - 10:05 (2011)    Sujet du message: Loung Kaysone Phomvihane Répondre en citant

Un mémorial Kaysone Phomvihane à Viengxay


Le Parti Populaire Révolutionnaire Lao (PPRL), le gouvernement de la République Démocratique Populaire Lao, les autorités du Parti et de l'administration de la province septentrionale de Houaphanh ont organisé le 13 décembre dans le district de Viengxay, une cérémonie de pose de la première pierre de la construction du mémorial du président Kaysone Phomvihane. Parmi les personnalités importantes du Parti et du gouvernement présentes, on a pu remarquer le secrétaire général du comité central du PPRL, président de la RDP Lao, M. Choummaly Xayasone. Province considérée comme un haut lieu de la Révolution ayant servi de base aux révolutionnaires, le choix de Houaphanh, s'imposait pour accueillir le mémorial. Il s'étendra sur un site de deux hectares qui sera dominé par une statue du président Kaysone Phomvihane de cinq mètres de hauteur érigée sur un socle. La création de ce mémorial coïncide avec plusieurs événements nationaux, en premier lieu le 89 e anniversaire de la naissance du président Kaysone Phomvihane (13/121920-13/12/2009), le 34 e anniversaire de la fondation de la RDP Lao (2/12/1975-2/12/2009) et la tenue à Vientiane des 25 e Jeux d'Asie du Sud-Est, qui viennent d e prendre fin.
Le comité central du PPRL et le gouvernement de la RDP Lao, ont hautement évalué les hauts faits du Président Kaysone Phomvihane, en rappelant qu'il était un héros et un des meilleurs dirigeants. Ses compétences et sa clairvoya nce lui ont permis d'avoir une vision sur le long terme de l'avenir de la nation. Il a aussi été le fondateur du Laos du 20 e siècle, et notamment un des principaux artisans du renouveau règlementé du Parti et du gouvernement. Ami des peuples du monde, le président Kaysone Phomvihane a gouverné le pays avec détermination. Durant toute sa vie, le président a consacré ses efforts physiques et intellectuels à la libération nationale et à la reconstruction du pay s pour la paix, l'indépendance, la prospérité et le bien-être de son peuple.
Ce mémorial a aussi pour vocation de commémorer les bonnes actions et hauts faits du président, consacrés à la résistance contre l'agression étrangère et à la Révolution lao afin d'entretenir son souvenir auprès des jeunes générations. Le parc où sera érigée la statue du président figurera sur la liste des sites historiques du Laos. Le coût de ce mémorial est évalué à neuf milliards de kip, il sera inauguré à l'occasion du 90 e anniversaire du président Kaysone Phomvihane.


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MessagePosté le: Dim 16 Jan - 16:05 (2011)    Sujet du message: Loung Kaysone Phomvihane Répondre en citant

Le Président Kaysone Phomvihane et la formation du Parti Populaire Lao





La proclamation de l'indépendance du Laos au monde entier était une victoire de la coordination entre le comité du Parti de l'Etat du Laos et du Parti communiste indochinois mais aussi de la collaboration des mouvements révolutionnaires lao qui avaient su profiter de l'occasion et de la volonté des mo uvements de lutte constitués au Laos et au Vietnam. M. Phongsavat Boupha a souligné que l'idée d'une direction commune dans divers domaines, des Président Kaysone Pomvihane et Souphanouvong, avait été un succès. Ce succès dépendait aussi de l'aide apportée par le Vietnam qui avait subi le même sort que le Laos. En fait, la déclaration par le gouvernement Lao Issara de l'indépendance nationale du Laos, le 12 octobre 1945, avait été reconnue unilatéralement par la République démocratique du Vietnam, seul E tat ouvrier-paysan de l'Asie du Sud-Est.
Le Président reconnaissait et comprenait bien que, parallèlement à la création et au développement du pays, les mouvements révolutionnaires dans le pays devaient collaborer activement avec les amis extérieurs, en définissant clairement la stratégie et la ligne politique. Le gouvernement lao Issara, formé le 12 octobre 1945, avait conscience qu'il ne pouvait s'instaurer dans les jours qui suivaient la proclamation de l'indépendance, en raison de l'absence de structures administratives, de personnel compétent et de trésorerie. En effet, les français en fuyant dans les forêts et les montagnes avaient vidé ou caché les fonds de la trésorerie nationale. Par ailleurs, les citoyens lao qui avaient été au service des français, ne pouvaient, bien évidemment pas se joindre à la lutte contre l'occupation étrangère et leurs hommes de main continuaient à se battre, après la défaite du fascisme et celle de l'armée japonaise. Les français, par la suite, furent de retour en Indochine donc au Laos. Face à cette situation, le Président Kaysone Phomvihane a dû créer une armée populaire de libération nationale. Cette armée était composée des miliciens de la commune de Laohoung, district de Xiengkhor, province septentrionale de Houaphanh. Elle s'appelait « Kong Rassavong ». Les présidents Kaysone Phomvihane et Souphanouvong et les autres dirigeants révolutionnaires ainsi que la nouvelle armée, décidèrent alors de s'installer dans les zones montagneuses de cette province. La première réunion nationale des représentants des mouvements de résistance, s'est tenue le 13 août 1950, dans la province de Houaphanh. La réunion définissait les lignes stratégiques qui visaient à renforcer les liens de solidarité avec les peuples vietnamiens et cambodgiens dans la lutte contre les occupants. Les colonialistes français acceptèrent de coopérer avec les américains sous prétexte de lutter contre le développement du communisme. M. Phongsavat Boupha a rappelé que lors de la réunion des représentants de la résistance, le nouveau gouvernement lao Issara avait été proclamé, au sein duquel, M. Souphanouvong était nom mé Premier ministre et M. Kaysone Phomvihane, ministre de la Défense nationale. Bien qu'il ait été ministre de la défense nationale, a souligné, M. Phongsavat Boupha, le Président Kaysone Phomvihane a intégré les affaires étran gères dans la lutte du combat commun aux peuples des trois pays indochinois. Bien que la France désirait garder sous son aile les trois pays, l'équilibre entre leurs forces et celles du courant révolutionnaires des trois pays, semblait fragile, les Français décidèrent alors de signer le 23 décembre, un accord de collaboration avec les Etats-Unis, le royaume du Laos, celui du Cambodge et avec le Sud-Vietnam dans la lutte, sous prétexte d'une protection commune de l'Indochine. Cet accord permettait aux Etats-Unis de développer leur rôle dans le contrôle de l'aide apportée à ces trois pays. Face à cette situation, les Présidents Kaysone Phomvihane et Souphanouvong accordèrent une attention toute particulière aux activités extérieures et, avec leurs confrères vietnamiens et cambodgiens, formèrent une alliance de lutte populaire des trois pays indochinois en mars 1951. Cette formation était fondée sur la base du volontariat, l'égalité, le respect de la démocratie et le droit d'autodétermination, l'aide mutuelle dans les domaines politique, militaire, économique et culturel.


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MessagePosté le: Lun 17 Jan - 18:34 (2011)    Sujet du message: Loung Kaysone Phomvihane Répondre en citant

Le Président Kaysone Phomvihane dans le combat des trois pays indochinois



Le ministre de la présidence de la République, M. Phongsavat Boupha a rappelé que l'alliance combattive entre l'Etat lao et la République démocratique du Vietnam et le Camb odge avait été le début de la définition d'une ligne politique extérieure du Parti, notamment par les camarades de l'Etat lao, membres du Parti communiste indochinois, ayant choisi le Président Kaysone Phomvihane comme dirigeant.
Les accords de Genève signés le 21 août 1954, reconnaissant officiellement l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale des trois pays indochinois, fut le succès de la politique menée par les affaires étrangères du Parti et grâce aussi à la victoire de l'armée de libération du peuple lao, conjuguée avec l'assaut victorieux de l'armée du Vietminh contre la dernière grande base de l'armée française en Indochine . La « patrie de l'Etat lao » a contribué à ces victoires vietnamiennes, en ayant empêché les soldats français au Laos de rejoindre leurs congénères à Dien Bien Phu, dès la fin de 1953 jusqu'au début de 1954. Les français avaient usé de leurs prérogatives pour empêcher les délégués du « Nèo Lao Issara » de participer aux conférences internationales de Genève, en les qualifiant de rebelles. Mais grâce aux activités extérieures jugées correctes et le contrôle du territoire du pays, la France et les autres pays occidentaux finirent par accepter la participation des délégués de la résistance aux conférences internationales de Genève, en les dénommant délégués de la « Patrie du Pathet Lao». Cette appellation était en désaccord avec ceux qui avaient soutenu la France et qui continuait à l'appeler
« Le royaume du Laos ». Suite à la défaite du régime colonial français en Indochine, les Etats-Unis s'apprêtaient à créer l'organisation «Seato», qui était, en fait, un accord de coopération militaire en Asie du Sud-Est, alliant la France, l'Angleterre, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande, les Philippines et le Pakistan. Le but de cette organisation était de lutter contre la propagation et les dangers du communisme. Le Président Kaysone Phomvihane, ainsi que les autres dirigeants de la direction du Parti, avaient compris que la lutte pour le salut national pouvait durer encore longtemps. En conséquence, ils avaient créé le Parti populaire lao, le 22 mars 1955. Le Président Kaysone Phomvihane, a été élu secréta ire général dès le jour de la fondation du parti. Le premier congrès du parti Populaire lao a défini alors le programme politique en douze points dont le 10 e , concernait la politique extérieure, qui stipula it : « Nouer des liens d'amitié avec tous le pays qui respectent l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de notre pays, coopérer dans tous les domaines entre notre pays et ces pays, sur la base d'égalité et d'intérêt réciproque ». Bien que les accords de Genève aient gara nti l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale du Laos, la victoire n'était pas totale, il fallait mettre en pratique plusieurs processus dans l'union des lao suivant l'accord. Une partie du gouvernement du royaume du Laos avait collaboré avec certains pays occidentaux et usé de son influence pour tricher et mettre en péril les accords. Finalement, certains dirigeants du Nèo lao Hakxad ont été arrêtés et mis en prison, à la suite de la victoire du Nèo lao Hakxad , lors des élections générales de 1958. Auparavant, le Président Kaysone Phomvihane, qui cumulait en même temps les postes de secrétaire général du Parti populaire lao et celui de vice-président du Front lao d'Edification nationale, qui avait été créé le 6 janvier 1956, avait porté une attention toute particulière aux activités des affaires étrangères, afin de mener ouvertement la campagne électorale. A partir de ce moment, le Président Kaysone Phomvihane a mené de manière plus ferme, les orientations des affaires étrangères tout en s'appuyant sur la légalité, non seulement pour le Parti, mais aussi pour le Nèo la o hakxad. Il collaborait plus étroitement avec les camarades vietnamiens. Il s'est rendu en Chine pour solliciter l'aide et le soutien des forces révolutionnaires conformément à la ligne politique du Parti, qui avait proclamé : « Lutter pour que le Laos soit un pays de paix et neutre, sur la base des accords de Genève, afin de créer les conditions p our atteindre le but révolutionnaire : faire du Laos un pays de paix, indépendant, démocratique, d'unité et prospérité . »
 


Khamphouth Xayasomroth



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MessagePosté le: Lun 21 Mar - 12:52 (2011)    Sujet du message: Loung Kaysone Phomvihane Répondre en citant

Le Président Kaysone Phomvihane et la politique extérieure de la RDP Lao
 

 


 
 
A l'occasion du 56 e anniversaire du Parti populaire révolutionnaire lao (22/3/1955-22/3/2011), Le Rénovateur évoque le rôle du Président Kaysone Phomvihane dans les relations extérieures de la République Démocratique Populaire Lao. La République Démocratique Populaire Lao a été instituée le 2 décembre 1975. C'était le fruit d'une lutte de longue haleine conduite par le peuple lao multiethnique dans tout le pays, sous la direction du PPRL, pour le salut national. Le changement de régime du pays et la formation d'un nouveau gouvernement ont été un événement capital dans l'histoire de la nation. Le Président Kaysone Phomvihane, secrétaire général du PPRL, a été nommé Premier ministre, le premier de la RDP Lao, le jour-même de sa fondation. C'est lui qui, ce jour-là, a présenté devant l'Assemblée nationale le rapport politique et le programme d'actions du nouveau gouvernement, et c'est sur cette base que les députés ont adopté, à l'unanimité, les orientations de la politique intérieure et extérieure du pays. La politique extérieure était fondée sur les principes énoncés par le Président Kaysone Phomvihane : paix, indépendance, amitié et non-alignement. Ces principes étaient très importants à ses yeux pour la reconstruction du Laos et devaient permettre de conduire celui-ci vers la démocratie, l'unité, la prospérité et le progrès social, assurant ainsi son rayonnement dans la région d'Asie du Sud-Est et dans le monde. L'idée-force du Président Kaysone Phomvihane, pour les relations extérieures du pays, était claire et précise: encourager sans relâche l'amour de la paix et de la justice ainsi que le règlement des différends par des voies pacifiques. Elle procédait du constat que la guerre, qui n'a jamais rien apporté de bon, ne causait que des pertes et des dégâts pour l'humanité. Le Président a souligné que l'indépendance était la toute première priorité, pour ne pas tomber sous l'occupation étrangère ni sous le pouvoir ou la dépendance d'autres pays, et que l'amitié impliquait un attachement sincère aux autres peuples, garantie mutuelle de paix et de bonheur. Quant au non-alignement, il s'agissait selon lui de ne pas se laisser entraîner dans aucun bloc militaire ni d'autoriser que le Laos soit utilisé pour des agressions militaires contre d'autres pays.
Cette ligne politique a été bien accueillie par les pays amis épris de paix et de justice. Tous les pays, y compris les Etats-Unis d'Amérique, en ont tenu compte dans leurs relations avec la RDP Lao. Plusieurs chefs d'Etat ou de gouvernement ont envoyé des messages de félicitations au Président de la république, M. Souphanouvong, ainsi qu'au Premier ministre. En l'observant d'aujourd'hui, on doit constater que cette ligne, adoptée dès le 2 décembre 1975, était pertinente et témoignait de la clairvoyance du gouvernement, qui l'avait définie à partir d'une étude approfondie des relations internationales. Les objectifs du pays étaient clairement établis, mais, après la libération nationale, le Laos devait créer les bases matérielles et techniques nécessaires pour avancer vers le socialisme. Le Parti a alors insisté sur les réalités du moment : après l'unification nationale, il fallait prêter une attention particulière au renforcement de l'unité et de la solidarité du pays et des différentes composantes du peuple multiethnique, sans distinction de race ou de religion. Il fallait aussi entretenir des relations amicales avec tous les pays, sans distinction de régime politique et social.
La politique extérieure de paix, d'indépendance, d'amitié et de non-alignement a été ensuite réaffirmée par le Président de la République, M. Souphanouvong, lors du Sommet des pays non-alignés qui s'est tenu en 1976 à Colombo, au Sri Lanka. Elle reflétait la politique du Parti telle qu'énoncée par le Président Kaysone Phomvihane en vue d'assurer au pays sa protection et son développement national. Le Président Kaysone Phomvihane avait attiré l'attention des fonctionnaires, des combattants et des citoyens sur les conseils de Lénine, grand leader de la révolution ouvrière, selon lequel « la prise du pouvoir est déjà difficile, mais la protection du pouvoir l'est encore davantage ». La mise en application des idées du Président Kaysone Phomvihane a permis au comité des affaires étrangères de l'Assemblée nationale de conclure : « Pour aboutir à la victoire finale dans la lutte pour le salut national, nous devons bénéficier du soutien et de l'aide des pays frères et amis, ainsi que pour assurer la protection et le développement national ; nous aurons besoin de plus d'amis. »


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MessagePosté le: Jeu 24 Mar - 19:51 (2011)    Sujet du message: Loung Kaysone Phomvihane Répondre en citant

Les nouveaux membres du Parti rendent hommage à l’ex-président Kaysone Phommvihane



Vientiane, (KPL) --
Secrétaire général du Comité exécutif du Comité central (CC) du Parti populaire révolutionnaire Lao (PPRL) et Président de la RDP Lao, Choummaly Sayasone, accompagné des nouveaux membres du Comité exécutif du CC du PPRL du 9 ème mandat a déposé une gerbe de fleurs devant le statut du défunt Président Kaysone Phomvihanh, situé juste devant son monument commémoratif à Vientiane.
Cet hommage posthume visait à exprimer les salutations et les reconnaissances au Président Kaisone Phomvihane qui a consacré sa vie et ses efforces pour la libération, l’indépendance et l’unité nationales, et grâce à lui, le peuple laotien dans tout le pays peut contribuer leurs efforts et leurs connaissances au développement et à la construction du pays.


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MessagePosté le: Mar 29 Mar - 06:12 (2011)    Sujet du message: Loung Kaysone Phomvihane Répondre en citant

Le Président Kaysone Phomvihane et le travail des femmes lao



A l'occasion de la Journée internationale de la femme (qui a été célébrée pour la première fois en 1911, il y a 100 ans cette année), du 56 e anniversaire du PPRL et en l'honneur du 90 e anniversaire de la naissance du Président Kaysone Phomvihane, Le Rénovateur rappelle l'action menée par le Président en faveur du travail des femmes lao. A ses yeux, les femmes jouent un rôle important dans la protection et dans le développement national ainsi que dans le bien-être de la famille. La femme lao s'est montrée de tout temps laborieuse, endurante, affectueuse pour ses enfants, honnête et fidèle à l'égard de son mari. Elle a également toujours fait preuve de courage en luttant côte à côte avec l'homme. En tant que dirigeant du Parti populaire révolutionnaire lao, le Président Kaysone Phomvihane se fiait aux forces des mas ses populaires et savait utiliser ces forces au profit des mouvements de lutte pour le salut national et dans l'intérêt de la défense nationale. Cette position du Président est encore considérée aujourd'hui comme particulièrement féconde et précieuse puisqu'elle nous permet d'apprendre et de continuer. En 1955, lors du 1 er Congrès du Parti, en invoquant le travail du Parti, il a indiqué: « Il faut mettre en valeur le principe de l'égalité entre l'homme et la femme. » Le travail était dès lors devenu une priorité, un symbole et un grand encouragement pour soutenir l'ardeur des femmes dans le mouvement de lutte révolutionnaire et populaire, dont elles étaient ainsi devenues une composante majeure. En 1972, lors du 2 e Congrès du Parti, il a souligné de nouveau le rôle du travail dans l'émancipation de la femme : « Nous devons nous efforcer d'émanciper les femmes, notamment les femmes travailleuses de toutes les ethnies du pays, pour qu'elles jouissent de leurs droits et jouent pleinement leur rôle dans la société.
Nous devons développer leurs capacités dans tous les domaines, en particulier la politique et l'économie, et nous devons lutter énergiquement contre toutes les discriminations, les attitudes méprisantes et l'exploitation des femmes. Il faut en finir avec l'idée que les femmes sont inférieures aux hommes et créer toutes les conditions nécessaires pour permettre aux femmes de participer au mouvement de lutte contre les ennemis et leurs hommes de main.» Il a ajouté en conclusion : « Pour émanciper les femmes selon les acquis de la libération nationale, nous devons tous les encourager à prendre part à tous les mouvements du pays. Il faut libérer les femmes . »


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