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Le baci

 
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Pat
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MessagePosté le: Jeu 21 Jan - 22:07 (2010)    Sujet du message: Le baci Répondre en citant

Les laotiens célèbrent la cérémonie de soukhouane ou baci qui devient une pratique nationale. Le but de cette cérémonie, dirigée par un vieux sage choisi comme officiant, est d'effectuer le "rappel" des âmes (khouane) de notre corps. Chacun de nous, possède une âme dans chacune des 32 parties de son corps. Ces 32 khouanes de nos corps ont tendance à se disperser dans la nature. On les rappelle afin qu'elles ne nous fassent pas défaut. Le sage, après avoir rappelé les 32 khounes, attachent au poignées les fils de coton blancs afin de les retenir.

En général, on procède à cette cérémonie lors des mariages, des naissances, d’un départ, d’une maladie, du nouvel an, ou encore pour remercier les phi (esprits) ou même pour honorer un hôte de passage. Les Laotiens emploient rarement le terme de baci et lui préfèrent celui de soukhouane. Au moment de la cérémonie, ils se réunissent au milieu de la pièce centrale de la maison. Là se trouve un plateau composé de feuilles de bananier et de fleurs, le tout en forme de pyramide, autour de laquelle sont disposées des friandises et des bougies. Au sommet de cette pyramide sont attachés finement de longs fils de coton blanc. Le mophone (le maître de cérémonie) allume les bougies, puis formule des vœux en pali (langue sacrée du bouddhisme) et en lao. Ensuite, chaque participant attrape l’un de ces fils, le coupe et noue les morceaux ainsi constitués autour des poignets des invités, en commençant par la personne en l’honneur de laquelle le baci est organisé. L’invité tend la main droite, paume vers le haut, tandis que la gauche est à la verticale en signe de respect.


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MessagePosté le: Jeu 21 Jan - 22:07 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Pat
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MessagePosté le: Jeu 21 Jan - 22:07 (2010)    Sujet du message: Le baci Répondre en citant

Extrait de texte écrit par Monsieur Nhoui Abbhay
Ministre de l'Education Nationale en 1952

Le baci est la cérémonie lao par excellence, celle par laquelle ce bon peuple, au milieu des sourires et des fleurs, manifeste sa joie de vivre et la générosité de son cour.
Grandiose ou modeste, grave ou familier, mais toujours ardent et sincère, le baci accueille aussi bien la personnalité officielle en déplacement que le simple touriste.
Par le baci, on souhaite bonne santé et vie longue à :

*
l'enfant qui vient « d'ouvrir les yeux à la lumière »,
*
la femme qui relève de couches,
*
malade qui vient de guérir,
*
l'homme qui va entreprendre un long voyage ou qui rentre dans son foyer.

Il y a des baci de Nouvel An et de mariage, des baci offerts aux hauts personnages de passage, aux amis qu'on retrouve, ou aux fonctionnaires qui viennent d'obtenir une distinction honorifique; souhait de bienvenue ou de bon voyage, souhaits de bonheur ou de prospérité.
Cérémonie généreuse s'il en fût, où chacun trouve les souhaits qui lui conviennent et d'où tous sortent grandis : le baci offert à un boeuf en fait un ousouphalat (Grand Taureau), à un serpent, un naga (Grand serpent de mer dans la mythologie indienne).
Ajoutons que de surcroit, le baci est une bonne occasion pour les jeunes gens de prendre, en se réunissant sous les yeux bienveillants des mères, un avant-goût du mariage.
C'est le sourire à la vie,
le pardon des injures et
l'inaltérable confiance aux suprêmes pouvoirs
des hautes divinités et du bouddha.
Baci est un terme pompeux, royal. Communément, il est appelé « Soukhouan » - Le « Soukhouan » signifie appel et réception de l'âme, car l'âme est vagabonde et ne demande qu'à quitter le corps. On raconte à son sujet l'anecdote suivante :
« Deux voyageurs traversent une forêt.
A l'étape, l'un d'eux, fatigué, se coucha et aussitôt s'endormit.
Quelques instants après, le compagnon vit un grillon sortir de la tête du dormeur.
L'insecte, lentement, s'en alla faire un tour des arbres, longea une rivière
qui se trouvait non loin de là, et, après mille tours et ébats,
revenir à son point de départ.
Le dormeur se réveilla alors et s'écria :
« Ah, quel sommeil !!! Et quel rêve !!!
J'ai vu des forêts, je me suis baigné dans des fleuves . ».
« L'autre n'eut aucune peine à établir le rapport entre ce qu'il avait vu
et ce que lui racontait son camarade.
Et de songer aussitôt que l'âme, en s'évadant du corps,
aime surtout à prendre des formes animales . »
Oui, l'âme est une vagabonde qu'il faut, le plus souvent possible, maintenir et rappeler à la maison, car elle peut, dans ses pérégrinations, s'attarder en de mauvais lieux ou se laisser entraîner par de mauvais compagnons. A cet enfant terrible dont l'absence provoque notre maladie ou notre infortune - souvent les deux.
Le jour faste est choisi, et l'heure. La maison a confectionné un « phakhouan ». C'est un plateau surmonté de coupes appelés Ô et de « Khan » sur lesquels sont piqués des cornets de feuilles de bananier remplis de fleurs. Au sommet, comme un panache de joie, un cornet plus grand dresse sa chevelure de fleurs de champs, fièrement enfilées sur de petits tiges de bois.
En outre, le « Phakhouan » contient alcool, oufs, gâteaux, riz, argent, cierge et fils de coton.
Alors les parents arrivent, apportant qui des « Phakhouan » semblables ou plus petits, qui de simples coupes remplies de riz et de fleurs.
Ainsi disposés sur un tapis rouge, les Phakouan multicolores, en exhalant tous les parfums du pays lao, attendent le prêtre, l'officiant. C'est d'ordinaire un vieillard aux cheveux blancs, tout de blanc vêtu, bonze défroqué de préférence : « Thit » ou « Chane ».
Le voici. Il s'assied dans la direction faste, face à celui qu'on honore. Les cierges et les baguettes d'encens sont allumés et, cependant que le léger brouillard des parfums et des voeux montent au ciel, le vénérable vieillard s'adresse aux divinités tutélaires :

Invocation aux divinités
« Sakké qui demeurez dans le paradis aux seize étages ;
Kamé qui demeurez dans le Kamaphob,
Charoupé qui demeurez dans le Roupaphob et les sphères divines,
Khirisi qui demeurez dans les choses inanimées,
les montagnes et les cours d'eau
Attarikhé qui demeurez dans les airs,
Vous, divinités des montagnes et des fleuves,
Ecoutez, aussi nombreuses que vous êtes,
Silencieuses, tendez l'oreille à l'invitation que je vous adresse,
Venez prendre les dons que nous vous offrons en ce jour .

Appel de l'âme
Ce jour est le jour très faste, le jour très convenable,
Le jour où le Roi victorieux rentre dans un palais,
C'est le jour que nous avons choisi
Pour mettre dans ce plateau oufs durs, patates, tubercules,
Noix de coco et cuisses de poulet.
Tout cela en beaux morceaux,
Avec bouteille de bon alcool,
Sans compter d'autres mets délicieux,
L'heure est favorable et nous avons invité
Le grand savant à s'asseoir
Devant le plateau pour inviter l'âme .
Alors, il appelle l'âme, l'âme noyée dans le fleuve ou dans le brouillard, l'âme tombée dans un trou ou égarée dans les rivières et les ruisseaux, dans les mares ou au bord des étangs avec les rainettes et les grenouilles .
Venez, Ô âme, venez pour le sentier qu'on vient d'ouvrir,
Par la piste qu'on vient de balayer.
Revenez chez vous,
Passez à gué si vous avez l'eau jusqu'à la poitrine.
Passez à la nage si le fleuve est plein,
Quand vous arrivez au raï,
Ne vous cachez pas dans les paillotes,
Quand vous arrivez à la souche d'arbre,
Ne vous reposez pas en y passant la tête.
N'ayez pas peur quand vous approchez,
N'ayez peur ni des génies, ni des fantômes,
Venez, Ô âme : si vous avez mangé avec des Phï, il faut rendre,
Si vous avez chiqué avec les Phï, il faut cracher.
Il vous faut revenir le ventre vide,
Revenez manger le riz avec votre oncle,
Revenez manger le poisson avec votre aïeul.,,,,,,
L'assistance qui avait jusque là écouté en silence et mains jointes à la hauteur du front, acquiesce par un murmure : "sathou !!!" - Et quelqu'un vient attacher une cordelette de coton au poignet. de l'officiant. Celui-ci, à son tour, va accomplir le même rite vis-à-vis de celui à qui on offre le Soukhouan. Et chacun, à tour de rôle, est muni de fils porte-bonheur....


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Pat
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MessagePosté le: Jeu 21 Jan - 22:08 (2010)    Sujet du message: Le baci Répondre en citant

Le secret des cordelettes de coton attachées au poignet



Le baci est une cérémonie organisée fréquemment dans toutes les régions du Laos. Sa signification varie parfois de l'une à l'autre, selon les croyances ancestrales, mais il est considéré comme un moyen de transmettre aux jeunes générations le souci d'apporter le bien aux autres, au pays comme ailleurs.
La cordelette attachée au poignet est tissée de cinq fils de coton lors d'un baci célébré en l'honneur de militaires ou de miliciens sur le point de partir au front pour défendre le pays, afin de leur souhaiter la victoire. Certains croient que, dans ce baci, les cinq fils de coton sont spécialement destinés aux militaires qui ont consacré leur vie à la défense de l'intégrité territoriale.
Une cordelette de sept fils signifie que le baci est destiné à des personnes qui suivent des études et préparent des examens, qu'il s'agisse du baccalauréat, de la licence, de la maîtrise etc., ou encore à des chercheurs en médecine traditionnelle que l'on veut remercier des soins bénéfiques qu'ils apportent aux malades.
On se servira d'une cordelette de neuf fils pour un baci consacré à des responsables ayant introduit des progrès notables dans la gestion sociale. Selon la croyance, ce baci a pour but de souhaiter aux dirigeants de divers niveaux, notamment les chefs du village, les chefs de district, les gouverneurs de province ou les ministres, qui ont obtenu des résultats remarquables dans le développement socio-économique, la promotion de la sécurité sociale, l'amélioration du bien-être des populations, la préservation des us et coutumes etc.
De nos jours, la cérémonie du baci est devenue très populaire dans tous les milieux professionnels. Mais elle reste une animation traditionnelle qui est considérée comme apportant bonheur et santé mentale aussi bien que physique à toutes les personnes participant à la cérémonie. Selon l'adage, " là où se déroule un baci, là est la culture lao".


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olie
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MessagePosté le: Ven 22 Jan - 22:14 (2010)    Sujet du message: Le baci Répondre en citant

    
    


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Pat
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MessagePosté le: Sam 23 Jan - 08:02 (2010)    Sujet du message: Le baci Répondre en citant

Voila les images, parfait Olie!   Okay

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Pat
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MessagePosté le: Lun 20 Sep - 06:23 (2010)    Sujet du message: Le baci Répondre en citant


En campagne, des baci bien spécifiques,


Les manières d'agir établies par l'usage sont appelées des coutumes. Au Laos, les traditions notamment la prononciation de vœux, le mariage, les fêtes annuelles et beaucoup d'autres perdurent au fil des siècles. Selon la transmission ancestrale, les mœurs et les coutumes lao se classent en trois catégories différentes : les mœurs sociales exigent que les enfants doivent avoir du respect et de la reconnaissance envers leurs parents ce qui implique qu'ils doivent s'en occuper et les nourrir jusqu'à la fin de leur vie. Il en est de même pour les élèves ou les étudiants qui doivent aussi respecter leurs maîtres. Les cérémonies traditionnelles sont également des autres types de coutumes très régulières notamment les cérémonies de mariage, les Baci, les pendaisons de crémaillère ou encore le fait de porter le costume traditionnel au cours des cérémonies religieuses ou non. Enfin, la dernière catégorie concerne les habitudes de la vie quotidienne comme celles de dire bonjour des enfants, des adultes ou certains sujets de discussions à aborder lors de rencontres. Tous ces comportements sont considérés comme les mœurs et coutumes propres aux lao. Ces traditions existent aussi bien en zones urbaines que rurales. Mais, il existe certaines coutumes spécifiques au monde rural. Je parlerai ici du Baci organisé pour les buffles lorsque la culture des champs est terminée. Selon la croyance, les buffles sont des animaux domestiques obéissants qui sont d'une grande utilité pour le travail de la terre, plus particulièrement pour la culture du riz. Pendant la saison des pluies, les paysans des différentes régions éloignées ont besoin des buffles pour labourer les champs et tracter les charrues. C'est pour cette raison, qu'après le repiquage du riz, les paysans leur offrent un Baci pour s'excuser des coups de bâton infligés et de la pénibilité du travail des champs. Lors de ces cérémonies, un repas composé de poulet et de riz est préparé, et le plateau est orné de bougies, de fleurs et de fils de coton blanc. Les paysans attachent des fleurs et des bougies aux deux cornes de l'animal et posent aussi des boulettes de riz et de poulet sur la tête que les buffles garderont une fois la cérémonie terminée. Un autre Baci spécifique au monde rural destiné au grenier à riz. Cette cérémonie se déroule une fois la récolte du riz terminée. A ce moment là, les paysans transportent le riz récolté au grenier du village pour sa conservation. Le lendemain, les paysans préparent des fleurs, des bougies, un poulet et une bouteille d'alcool pour la cérémonie de Baci du grenier. Son but est d'implorer Dieu de protéger la récolte et d'éviter quelle ne s'épuise pas avant celle de l'année suivante et qu'ainsi la famille ne se retrouve pas en situation de disette. Autre tradition rurale du Laos, la fête du tas de riz qui se déroule chaque année à la pagode. Après la réc olte du riz, le chef religieux et le chef du village annoncent aux villageois, le jour de la célébration de la récolte annuelle. C'est aussi l'occasion de bénir la nouvelle récolte de riz. Chaque famille propriétaire de rizières apporte un sac de paddy de 12 kilos et quelques mottes de terre prises dans leur champ pour les rassembler à la pagode. Les bonzes prient selon la tradition et puis, les propriétaires rapportent les mottes de terre pour les replacer au même endroit de la rizière. Cette cérémonie a pour fonction de rendre à la terre ce qu'elle a permis de récolter et a insi d'assurer de bonnes récoltes pour les années à venir.
 


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