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LUANG PRABANG

 
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Pat
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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:20 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant

1. Patrimoine mondial, cité mythique:

Luang Prabang, capitale du Saint Bouddha d’or (Pra Bang), cité du Patrimoine mondial se situe d’une part, au milieu d’un superbe site formé à la confluence de la rivière Nam Khane et du Mékong; d’autre part au centre d’une pénéplaine cernée de montagnes, auréolées de légendes (Phou Thao, Phou Nang, Phou Xang, PhouXuang...).
Au cœur de cette cité émerge le Phou Si. Cette colline cosmique, au sommet de laquelle scintillent les flèches dorées de That Chomsi, perpétue le cœur de la ville et symbolise toute l’activité culturelle et spirituelle de ses habitants. Luang Prabang est environnée de sites attrayants, tels la caverne de Tham Ting, les grottes de Nam Thieng, de Nang An, les chutes de Khouang Si, de Tat Se, sans omettre la vue majestueuse du Mékong.
Tout cela, avec le site préhistorique de Xieng Lek (3500 av J.c.), crée un charme envoûtant complété par une diversité culturelle multiethnique.

Luang Prabang a été tantôt désignée "Cité de quinze groupes de Naga" (du pali, Naga : serpents mythique symbolisant la force) ou "Cité des soixante-cinq monastères" et "Joyaux du Sud-Est asiatique". Selon les annales locales, cette capitale existe depuis le Vè siècle de notre ère. Conquise par Khoun Chuang de la dynastie Lao Chôk, monarque des Ngeun Gnang de Xieng Sène (Xieng Sène, ancien territoire dont le centre se trouvait dans la province de Bokéo) - Yonok (Royaume du Lan Na) englobait la partie nord de l’Indochine avec le Nord Laos en son entier.
2. Origine de Luangprabang:
Au XIè siècle Muang Soua, d’après les témoignages écrits, serait le premier nom de cette cité. La Dynastie de Khoun Chuang gouverna Luang Prabang pendant quatre générations avant d’être détrônée, au XIIè siècle, par Khoun Lô, un des sept fils de Khoun Boulom. Par la suite elle s’appela Mouang Lan Xang, ou Lan Xoua, sous la forme "Mouang Xoua". "Mouang Souvannaphoum", est signalé dans l’histoire de Chanthaphanit. Il est écrit selon les annales locales, qu’un riche commerçant venant de Vientiane régna sur la ville. L’appellation Souvannaphoum, dérivée du pâli Souvannabhoumi signifie "Pays de l’or". Ce nom aurait été porté par l’ancien pays Môn de Birmanie, à l’apogée de l’empire khmer du XIè au XIIIè siècle.

Toutefois, par extension, Souvannaphoum désignait toute la Péninsule Indochinoise, région qui recelait ce métal précieux et était connue depuis l'antiquité pour son commerce entre l’Europe et l’Asie. Ensuite elle s’est appelée Xieng-Dong Xieng-Thong du XIIIè au XVè siècle. Cette dernière appellation figure dans la légende racontant que l’emplacement de la future ville fut délimitée par deux ermites. Ceux-ci prirent comme limite sud le ruisseau "Dong" qui sortait d’une colline en forme de tas de riz, et comme limite nord un grand arbre "Thong" ce qui explique qu’ils aient appelé la cité "Xieng-Dong Xieng-Thong". Ce nom paraît avoir été utilisé pour désigner Luang Prabang, par opposition à Souvannaphoum, qui aurait été choisi pour signifier tout le pays Lao.
3. Splendeur de la ville:
Enfin nous dirons que la splendeur réelle de Luang Prabang débute, avec le règne de Fa Ngum, au XIVe siècle. Accompagné de son précepteur et de nombreux docteurs du Theravada, il établit cette philosophie religieuse. Celle-ci suscitera la volonté des souverains successifs de faire de cette capitale un pôle attractif de pensée générant tout l’art religieux de la cité.

Une activité culturelle remarquable se développe, littérature, musique, danse prennent une part active dans la vie sociale et festive. En imposant le Theravada, comme religion d’état, il a conservé toutefois le culte des maîtres du sol ou culte des "phi". Cette impulsion fut suivie par son fils et successeur Oun Heuane "Bonheur de la maison".

Celui-ci plus connu sous le nom de Sam Sen Thai, bâtisseur de Vat Manorom, ouvre la voie à l’apogée de l’art de Luang Prabang. Phothisarath, au début du XVIe siècle, donne une nouvelle impulsion au Theravada, en abolissant le culte des "phi" sans toutefois réussir à l’éradiquer. Say Setthathirath, fils de Pothisarath, marque l’apogée du Lan Xang. Vat Xieng Thong témoigne, de nos jours encore, de toute la grandeur de ce grand bâtisseur.

Nous pouvons aussi souligner l’apport du roi Vixunarath avec Vat Vixun et de ses successeurs qui ont, eux aussi, contribué à l’art religieux de cette prestigieuse citée. Ainsi à chaque époque les gouvernants successifs ont apporté, un témoignage culturel irremplaçable. Ajoutons à ceci les remarquables efforts actuels, tant de la part de l’État, de la province, de la population et des organismes internationaux qui ont conduit cette cité au patrimoine mondial.

4. Le nom de Luang Prabang:
Au XVIè siècle, le royaume lao fut attaqué régulièrement par l'armée birmane. Le roi s'installa à Vientiane qui devient la capitale du pays. Muang Xieng Thong est transformé en Luang Prabang qui veut dire "Grand Prabang", le nom du bouddha d'or.

  

5. Prabang, bouddha d'or:
Prabang est la statue de Bouddha "en Or massif " (en fait un alliage à 3 composants mais de prédominance Or) représentant le "Très Vénéré" en position debout avec les deux bras levés en avant et 2rirs à mi-corps, les mains ouvertes au niveau de l'épaule, avec les paumes en avant ". Son poids est d'environ 48 Kg et sa taille est d'environ 83 Cm de hauteur. Prabang fut un cadeau offert au Roi Khmer, Indravarman 1er, le bâtisseur d'Angkor, par un Roi de Langka, au début du 9è siècle.
Dans les années 30 à 40 lors de la fête du Nouvel An Lao, qu'une fois par an ( au mois d'avril quand Prabang était encore à Vat Mai ) le Palladium était descendu de son piédestal pour être exposé dans un grand "Pham " (Genre de chapiteau ) dans la cour de la pagode afin que la population entière puisse faire, pendant 24 heures, son "Devoir religieux" : L'arroser d'eau parfumée de fleurs odorantes et lui offrir des cierges, des encens et des fleurs recevoir des divines bénédictions.

Après le transfert de Prabang au Palais Royal en 1941, les mêmes "Cérémonies d'arrosage" continuent à être pratiquées à la pagode de Vat Mai et pour l'amener du Palais à Vat Mai et vice versa, un somptueux cortège plein de cérémonial est organisé chaque année.
Prabang en attitude d'apaisement

  

6. La légende et caractéristique de Prabang:
Contenus dans "Tam Nane Prabang Phouthalavan" par lnthra Khotr, en thai publié en 1987 à Bangkok. Prabang aurait été conçu et fondu en l’An 107 avant J.C. dans l’île Sri-Lanka par un moine (Phra Ora Han Théra Chao) du nom de Phra Chounla Nark Théra en "Co-production" avec 500 autres moines. Les composants entrés dans l’alliage de Prabang sont constitués d’or principalement et une infime partie de cuivre rouge et d’argent afin de rendre l’alliage inaltérable, plus résistant et avoir un éclat plus lumineux.

En plus, des fragments d’os (Cendres ou Athi de Bouddha) auraient été placés dans 5 parties du corps de la statue
- Un morceau au Front
- Un morceau au Menton
- Un morceau au Cou
- Un morceau au à la Poitrine
- Et deux autres à chaque Poignet des 2 Mains (droite et gauche).

Les Dimensions de la Statue:
La hauteur de la statue des pieds aux cheveux est égale à 4 "Khuum" (Khuum Phra soukhôt!, une mesure de longueur Lao Thai, 1 Khuum est la distance du bout du pouce au bout du doigt majeur dans la même ligne, avec la main appliquée sur une surface plate). Grosso modo, 2 Khuum=1 "coudée"=44 cm, autrement dit la hauteur de la Statue Prabang serait égale à environ 4 X 22 Cm=environ 88 CM ?
Le poids mentionné dans des écrits en Pâli est de: 44,5 Taxang ou équivalent à environ 52,250 Kg. Il y est mentionné aussi que le poids exact de la statue est inconnu, puisqu’il est variable! Quand les moines avaient annoncé à la population cingalaise leur intention de fondre la statue, il y avait eu une ruée de donateurs apportant chacun une contribution en or à la mesure de ses possibilités. Et le mot "Bang" est un mot en langue Lao qui veut dire un peu de chacun donc le nom de Prabang est un nom donné à la Statue par les Lao, une fois qu’elle est donnée au Laos et Prabang ne serait pas le nom d’origine de la Statue!

  

7. L'origine de Prabang
Prabang donné au Royaume du LANE XANG en 1355 par le Roi Khmer d’ANGKOR, PARAMANTHA KHEMMPRAJA. Le Roi khmer Paramantha Khemmaraja, pour modérer son gendre, Tiao Fa Là Thorani Maharaj Fa Ngum (Rappelons que le Roi Fa Ngum est le fils aîné de Khoun Phi Fa, fils unique de Phagna Souvannakhamphong, Roi du Royaume de Muang Soua, Khoun Phi Fa aurait commis le crime d’avoir séduit Nang Ok Khong, une des nombreuses concubines de son père qui l’aurait exilé avec son jeune fils Tiao Fa Ngum ; tous deux furent embarqués dans des radeaux ( avec une suite nombreuses de pages et de serviteurs) qui ont été laissés emporter par le courant du Mékong.

Arrivés aux chutes de Khone (Khèng Ly Phi) les exiles furent recueillis par des moines Khmer qui, connaissent les origines des exilés, les auraient présentés au Roi d’Angkor qui les accueillit avec empressement. Le jeune Prince Fa Ngum adopté et élevé à la cour d’Angkor, devint à sa majorité genre du Roi Khmer et était renvoyé à la tête d’une forte armée de 10.000 hommes reconquérir le Royaume de Muang Soua.

Roi du Lane Xang, guerrier, conquérant et despotique, avait envoyé au Pays Lao, une mission cambodgienne composée, selon les écrits et annales divers, de - 20 érudits religieux - 3 lettrés et savants: Norasinh, Noradeth et Norasat. - 3000 maîtres, artisans et ouvriers d’art spécialisés: bâtisseurs, mouleurs, forgerons, sculpteurs, orfèvres, tisserands et artistes: danseurs, musiciens, chanteurs et comédiens c’est-à-dire l’équivalent de la population entière khmère de quatre Villages, environ 5000 personnes. - 1000 religieux bouddhiques, et 1000 gouvernantes, nourrisses, dames d’honneur et serviteurs de la Princesse Nang Kèn Kêo Kéng Ya, fille du Roi Khmer et épouse de Tiao Fa Ngum.

Le chef de la mission fut Phra Maha Pasamantha Théra Chao qui emporta les livres sacrés du bouddhisme orthodoxe "Phratay Phidôk" ainsi qu’une jeune plante de Banian sacré "Tôn Maha­phôti" et la Statue en or massif de Bouddha, le Phrabang, pour la protection, la prospérité et le bonheur du Pays et Peuple Lao. Prabang est considéré depuis comme Palladium du Royaume du Lane Xang. Pour cette mission, Pra Maha Pasamantha Théra Chao était assisté d’un moine bouddhique de Langka ( Sri Langka).
Le cortège quitta la capitale Khmère, Nakhone Vat ou Angkor, en 1355 selon ce supposé itinéraire: Angkor à Muaung Kè, probablement l’actuel Ampheu Muang Kè de la province de Sakol Nakhone en Thailande, puis Nakhone Phanom actuel et de là par le Mékong jusqu’à la région de Vientiane actuel. Ils y effectuèrent un arrêt de 3 jours à l’ïle de Donc Tiane puis 3 jours à Vieng Khani (actuel Vientiane) afin de permettre aux populations des localités environnantes de venir "recevoir sa bénédiction" et accomplir leur devoir de vénération à la Statue sacrée de Bouddha, Phrabang.

Mais au moment du départ de Vieng Kham pour Muang Xieng Thong (actuelle ville de LuangPrabang) l’équipe habituelle de 8 porteurs se trouva dans l’impossibilité de soulever Prabang! Mors, on rajouta 8 autres porteurs, puis 8 autres de nouveau, mais même avec 24 porteurs, en vain: on n’arrivait toujours pas à soulever et à porter la statue (Selon certain écrit Prabang était appelé auparavant, "Phra Ham Yat" (Défense de disputer, de prendre par la force ?). Des fois, on le soulève très facilement, d’autre fois, il est impossible de le soulever même à plusieurs personnes !… Pour connaître ce poids de 48 Kg ( ?) il avait failli faire des cérémonies spéciales de « demande d’autorisation » selon certains rites, ceux la même qu’on devait faire chaque fois quand on voulait déplacer la Statue.). Devant ce mystère, les 3 Lettrés et Savants de la Mission avaient alors consulté les oracles!..

Ils en conclurent que Prabang souhaite stationner provisoirement à Vieng Kham (Vientiane actuelle) Par conséquent, il fut décidé de laisser Prabang pendant 3 ans sous la garde du Gouverneur de Vieng Kham, Phaya Phao, et de la population de cette ville qui en prit donc soin de 1355 à 1358 Phra Maha Pasaman et le reste de la Mission continuèrent donc leur route seuls, à pieds jusqu’à Muang Xieng Thong. Dès leur arrivée, il fut décidé par Fa Ngum et la Reine Nang Kèn Kèo Kéng Ya de construire un temple en amont de Park Houei Hôp (une petite rivière à 5 Km en aval de Muang Xieng Thong) pour Phra Maha Pasamantha Théra Chao et sa suite, cette pagode, aujourd’hui en ruine, fut appelée "Vat Pasaman" et la plante de Banian sacré "Maha Phôthi " y fit plantée.

En 1358, Prabang fut amené à Muang Xieng Thong et placé dans la Pagode Vat Gnot Kèo, temple construit à cet effet par les ouvriers Khmers et dont l’emplacement exact est au Nord de Vat Houa Xieng où s’élève aujourd’hui l’hôtel Phousy Akhane, précédemment appelé le "Bungalow". Du temps de ce dernier, on avait encore gardé de Vat Gnot Kèo, un Stupa qui se trouvait en face du Bureau de poste actuel. Ce Stupa a été démoli quand l’Hôtel Phousy Akhane (ancien Bungalow) fut construit en 1962.

En 1479, pendant la courte guerre du Royaume du Lane Xang, règne du Roi Phagna Sai Chacka­Phat Phènephéo (né en 1415 et roi de 1442 à 1480), dernier fils du Roi Samséne Thai (né en 1356 et roi de 1373 à 1416), donc petit fils de Tiao Fa Ngum) avec l’Empire d’Annam (Règne du Roi Lé Thanh Tong qui avait occupé Muang Xieng Thong quelques temps) la Statue Prabang avait été transférée à Vieng Kham (Vientiane) pour raison de sécurité pendant prés de 10 ans (1479 à 1489).

Dans une première tentative pour ramener Prabang de Vieng Kham à Muang Xieng Thong par le Mékong, l’opération s’était soldée par un échec: la pirogue qui avait transporté Prabang s’ést sombrée dans le Mékong dans la rapide de "Kèng Tiane" à quelque 80 Km en amont de Vieng Kham. Il parait que miraculeusement Prabang serait revenu de lui même à son lieu de stationnement à Vïeng Kham, ce qui avait beaucoup étonné la population de cette ville qui cria au miracle Les Oracles consultés, on avait su que Prabang aurait souhaité rester encore quelque temps à Vieng Khaxn. Et ce fin finalement en 1489 qu’on avait pût faire revenir.
Prabang par voie de terre par la rive droite du Mékong de Sri Xiengmay à Luang Prabang par le tracé dit "Thang Prabang autrement dit Chemin de Prabang". Prabang fut d’abord installé à Vat Xieng Kane (dans le Sud Ouest de la ville actuelle de Luang Prabang) et non à Vat Gnot Kêo, son ancien lieu de stationnement, ici les annales ne mentionnent pas les raisons de ce choix de Vat Xieng Kang.

En 1503, le successeur de Phagna Là SèneThai. le Roi VIXUNNARATH (8è enfant de Phagna Sai Chackaphat), transféra Phrabang de Vat Xieng Kang à Vat Manorôm (Vat Manorôm restauré est aujourd'hui encore en bon état, à côté de Vat Xieng Khong, pendant le pillage de Luang Prabang par les Pavillons Noirs à la fin du siècle dernier, la grande de Bouddha en bronze de Vat Manorôm fut emputés des deux bras par les pillards pour la récupération du bronze pour en faire des balles de fusils !) construit sur les cendres du Roi Sam Sène Thai par son fils, le Roi Tiao Lane Khaindèng (né en 1373 et roi de 1416 à 1427).

En 1510, quand Vat Vixun construit par le Roi VISODNARATH fut achevé, Prabang fut de nouveau transféré de Vat Manorôm à Vat Vixun. Ce fut l’époque la plus brillante du bouddhisme au Laos. En effet, le Roi VISOUNNARATH considéré comme le plus pieux et le plus bouddhiste de tous les monarques Lao avait aboli la culte des Phi et autres Génies. Vat Vixun fut la bibliothèque nationale des écrits et des principes sacrés (Phratai Pidôck) du Bouddhisme au Laos. Prabang stationnait donc à Vat Manorôm pendant 7 ans et près de 200 ans à Vat Vixun, de 1510 jusqu’à 1707, date de son enlèvement à Vientiane par Thao Nong, demi-frère du Roi de Vientiane: Say Ong Hué.


  

8. Le pouvoir de Prabang:
Bien avant l’administration coloniale, et jusqu’à son transfert au Palais Royal, Vat Mai fut une pagode officielle pour les cérémonies de prestation de serments en raison de la présence de Prabang sous son toit. En effet après les jugements par les tribuaux de "Hosanam Luang", (siège du gouvernement du Roi) les jugés des 2 côtés (accusés et plaignants) ainsi que les Juges des contentieux étaient amenés à Vat Mai, pour prêter le serment d’impartialité devant Prabang considéré comme juge divin suprême” (qui a le pouvoir de bénir les honnêtes, ou de punir les menteurs, voleurs, escrocs et assassins ainsi que les juges dont les jugements n’auraient pas été impartiaux!..).

On racontait qu’auparavant les sanctions de Prabang étaient très redoutées en raison de leur efficacité (presque immédiate et bien visible pour les malhonnêtes, qui à la sortie de la pagode de Vat Mai après le serment, devinrent sur le champ handicapés par exemple, des membres postérieurs, ne pouvant pas marcher ou qui mourraient dans les jours qui suivaient les jugements etc..)

D’autre part, étant donné le caractère sacré de la statue Prabang, selon la croyance populaire, pour être guéri de maladie, il suffirait aux malades d’appliquer ou de coller les feuilles d’or sur Prabang à l’endroit malade correspondant sur la statue de bouddha. Cette pratique était tellement répétée que l’accumulation des feuilles d’or rend difforme la statue, notamment au niveau du visage...

Depuis 1935 (?) cette pratique d’application de feuilles d’or sur la statue de Prabang n’était plus permise. Selon la légende, il parait que par le passé, Phrabang possédait le "pouvoir de se déplacer ou de voyager tout seul" d’un endroit à un autre (on citait le cas du déplacement de Luang Prabang à Chiang Mai ou à Vientiane ou à Bangkok pour "rendre visite à Prakèo") ou qu’on voyait quelques fois pendant les nuits de pleine Lune, sortir de Vat Mai, une "boule de lumière bleue incan­descente", se déplacer dans le ciel et disparaître à l’horizon et qu’on avait interprété que c’était l’âme de Phrabang qui était parti pour aller se recueillir ou observer les préceptes bouddhiques (Pai Cham sinh) à Phou Xouang, à Thamting (la grotte sur la rive droite du Mékong à environ 25 Km en amont de LuangPrabang) ou ailleurs à quelques autres lieux saints du bouddhisme.

9. Les malédictions de Prabang:
On racontait qu’une fois qu’ un garde "Thai Fiéne" de Ban Houei Eung qui avait gratté Prabang pour avoir une poudre d’or, était trouvé mort sur son chemin de retour à son village, les "pieds dans l’eau de la rivière Namkhane et la tête reposée sur une pierre de la berge" selon une malédiction qui aurait attenté sur Prabang, subirait le sort suivant: "Tay Houa Mone Hine, Tay Tine Choum Nam" (textuellement Mourir avec la tête posée sur une pierre (comme un oreiller), mourir avec les pieds trempés dans l’eau!).

On racontait aussi, que Prabang enlevé, porte malheur au Pays où on le force à y rester, surtout si les différents rites religieux habituellement pratiqués et offerts n’étaient pas célébrés et observés! C’était le cas de ce qui s’était passé pour le Royaume de Vientiane. En effet quand Prabang fut enlevé et amené en 1707 à Vientiane par Thao Nong ( Petit frère de Say Ong Hué) le Royaume de Vientiane n’avait connu que des ennuis et des malheurs:
1- La province de Xieng Khouang, vassal du Royaume de Vientiane, ne le reconnaissait plus comme suzerain, Say Ong Hué (Roi de Vientiane), prince qui n’était plus du Lane Xang!
2- L’autorité de Say Ong Hué, n’était pas reconnue non plus par les provinces du Sud: Chao Soi Sisamout de Champassak, son petit frère se rebellait conte Vientiane et s’alliait avec le Siam et le Royaume Khmer! Etc...
3- En effet en 1707, le malheur était tombé sur l’ancien Royaume Lane Xang qui se divisa en 3 Royaumes: - Le Royaume de Luang Prabang ayant pour Roi, King Kitsarath. - Le Royaume de Vïentiane avec Say Ong Hué et - Le Royaume de Champassak avec Tiao Soï Sisamout. 4- Quand Prabang fut enlevé et amené au Siam deux fois, malgré les offrandes, cérémonies et les rites religieux pratiqués strictement selon les ordres de procédures immuables, pour le "contenter", cela n’avait pas épargné le Siam des malheurs et calamités: - Des incendies catastrophiques avaient ravagé complètement sa capitale Thonbury ( ancien­ne capitale après Ayouthya) où Phrabang avait été gardé, les guerres avec les Khmers et les Birmans (Mone) continuèrent de plus belle, - Le pays avait connu les pires sécheresses qu’on n’a jamais enregistrées auparavant. Mais pire encore une épidémie de choléra avait décimé presque la totalité de la population de la capitale du Siam et des environs (plus de 50.000 morts dont un frère du Roi, en quelle année?) - Le Royaume du Siam avait perdu aux Birmans une grande partie de ses territoires « Mone »... à l’ouest du Pays et lors du saccage d’Ayuthiya par ces mêmes Birmans, tous les descendants de la dynastie d’origine de Khun Borom, Ngo bih ou Ngoua Inh (Frère de Khun Lo) auraient tous été assassinés et disparus...

Les oracles siamois avaient conclu que les malheurs en augmentation étaient dus à l’enlèvement de Prabang du Laos, ils recommandèrent alors aux Rois siamois du temps de restituer Prabang à son ancien Pays et Peuple ! Les raison ou motifs qui incitaient à la restitution de Prabang au Laos par deux fois, ont été gardés très confidentiellement dans certains chroniques thai.

  

10. Prabang patrimoine sacré:
Acheminé par voie de terre jusqu’à Xieng Mène (Luang Prabang rive droite : L'itinéraire, par voie terrestre, de l'accheminement du Prabang de Vientiane à Luang Prabang, pour cette dernière restitution par les Siamois, est bien connu de nos jours, du moins pour la section de Parklay à Xieng Mène, qui correspond grosso-modo à la ligne de "crête" des sommets des chaines de montagnes de la rive droite du Mékong appelés " Thang Prabang" (chemin du Prabang)..

Prabang fut exposé pendant 7 jours et 7 nuits à l’embarcadère de Tha Kok Heua, en amont de Xieng Mène ou de grandes fêtes firent données en présence de toute la cour, puis transporté le 26 Août de 1867 à la rive gauche et déposé à l’emplacement actuel du Palais Royal.

Prabang , fierté de Luang Prabang, remis à VAT VIXUN DE 1867 A 1889. Un temple fut aussi tôt édifié (dans l’enceinte du Palais Royal actuel) pour le recevoir, mais un incendie détruisit la construction avant son achèvement et le Prabang fut placé dans la pagode de Vat Vixun. 22 ans plus tard, en 1889, en raison de l’état du temple de Vat Vixun qui menaçait de tomber en ruine, il fut décidé de transférer Prabang à Vat Mai ou Vat Souvannaphoummaram (pagode construite par le Roi Anourout, frère cadet de Souligna Vongsa, vers 1800.) .
Prabang était placé à Vat Mai de 1889 jusqu’en 1941 (Hostilités Franco-Siamoises) et depuis transféré au Palais Royale pour raison de sécurité. Pendant son séjour de 52 ans à Vat Mai, un service de garde ou de "veille de Prabang" était assuré par des rotations de garde (Thai Fiène) des habitants de Ban Houei Eung, à une dizaine de Km à l’Est de Luang Prabang sur la Nan Khane en échange de quoi ils étaient dispensés des impôts, des corvées ou des réquisitions diverses! (Sia Souai, Kén, ou Khiéne).



11. Ou est Prabang ?
3ème enlèvement de Prabang en Avril 1977: la statue de Prabang qu’on voit actuellement au Palais Royal transformé en musée, n’est qu’une copie du vrai, fondue dans les années 40 quand on avait transféré le "vrai" au Palais Royal. Le "faux" c’est à dire la copie, avait été placée sur l’ancien socle (Prasat) de Vat Mai et c’est précisément cette "Copie" placée à Vat Mai qui a été transférée au Musée du Palais Royal actuel où habituellement le Vrai Prabang était placé. Dans un très proche avenir, Prabang, la Statue de Bouddha en Or massif, ancien Palladium du Laos, serait restituée inéluctablement à son ancien Pays et au Peuple Lao et alors seulement la Paix et la Prospérité seraient revenues au Laos. Selon certaines sources non confirmées, le Prabang serait mis dans le coffre-fort de la banque centrale à Vientiane ??.


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:20 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Pat
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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:24 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant






Sur la seconde on voit bien le Mékong à gauche, et la Nam Kan, en saison sèche elle est verte et le contraste est bien visible quand elle rejoint le Mékong.


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:27 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant

Une particularité de Luang Prabang est son marché de nuit, très beau à voir , avec toutes sortes de souvenirs à ramener mais il faudra négocier dur, les prix sont au minimum doublés!



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Pat
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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:30 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant

L’organisation de Luang Prabang, ville pré-industrielle à faible densité, procède d’une volonté politique délibérée des autorités en place (contrairement à ses voisins vietnamiens et chinois qui recherchent une croissance à deux chiffres). ]
L’organisation de Luang Prabang, ville pré-industrielle à faible densité, procède d’une volonté politique délibérée des autorités en place (contrairement à ses voisins vietnamiens et chinois qui recherchent une croissance à deux chiffres).
"La décroissance appliquée à l’urbanisme : une hypothèse envisageable ?" par Grégoire Bignier, architecte
A Luang Prabang (Laos), il n’y a pas de feux rouges, pas de stops, ni de couloirs de bus ou de vélos. Pas de klaxons, pas de problèmes de stationnement, pas d’embouteillages. La circulation est dense, mais aussi fluide que le trafic fluvial sur le Mékong qui longe la ville. On y croise plus de bonzes que de policiers et la ville respire la sérénité, qualité que semblent apprécier ses habitants autant que les nombreux touristes.

A Paris, après des travaux d’aménagements qui visaient à sectoriser les espaces de circulation (couloirs de bus et de vélos séparés de la chaussée automobile), la municipalité a mis à la disposition des habitants le système de cycles Vélib’ comme complément des transports en commun et alternative aux transports privés. Cependant, les Parisiens ont pu constater que ces mesures se sont faites au prix d’incivilités croissantes : vélos qui brûlent les feux rouges, fourgonnettes de livraison stationnées sur les couloirs de bus, piétons traversant la chaussée au mépris de toutes règles de prudence, conduite dangereuse des voitures et des camions.

Des modèles transposables ? Est-ce à dire qu’une mesure louable (aménagement de voies joliment appelées "douces"), sans gouvernance urbaine adaptée et sans appropriation par les usagers, préfigure l’échec d’une politique de développement durable ? L’organisation de Luang Prabang, ville pré-industrielle à faible densité, procède d’une volonté politique délibérée des autorités en place (contrairement à ses voisins vietnamiens et chinois qui recherchent une croissance à deux chiffres). Paris, ville post-industrielle à très forte densité, continue de concevoir son système de déplacement sur un vieux modèle mis en oeuvre dans les années soixante, modèle fondé sur la sectorisation des voies de déplacements (couloirs de bus et cycles, voies sur berges dévolues au trafic automobile, autoroutes urbaines, etc.).

Malgré les différences de densité entre les exemples laotiens et français, les modèles sont-ils comparables ou transposables ? Existe-t-il un autre modèle de développement pour une ville comme Paris ? Par exemple, la décroissance, ou simplement le refus d’une croissance maximum présentée comme une sempiternelle solution à tous les maux, pourrait-elle être un modèle possible de développement ?

Décroissance, le mot est lâché, provoquant généralement des réactions épidermiques : retour aux cavernes, élucubrations de quelques énergumènes... (réactions déjà suscitées par les écologistes dans les années soixante). La décroissance est un modèle de développement fondé sur la gestion de l’entropie de notre biosphère alors que le développement durable est un modèle fondé sur la gestion autorisée des ressources non renouvelables (modèle acceptant d’emblée la croissance économique). Un modèle fondé sur la décroissance n’est pas un modèle régressif d’anti-développement : il autorise une croissance à partir de ressources renouvelables mais empêche la croissance des biens élaborés à partir de ressources non renouvelables. Il est, de ce fait, un autre modèle de développement. Appliquée à l’urbanisme, la décroissance s’y matérialise par des offres de quantités non basées sur l’extrapolation de chiffres en croissance constante comme, par exemple, le surdimensionnement des voies de circulation fondé sur des estimations de trafic à telle échéance.

Une hypothèse de travail. Certaines propositions vont jusqu’à limiter les déplacements dans la ville aux transports en commun et à ceux dévolus au strict fonctionnement de la ville (livraisons, enlèvement des déchets, maintenance de l’équipement public). Loin d’être une utopie, la décroissance est déjà une hypothèse de travail.

Jim Harrison, écrivain américain, écrivait en 1975 dans son beau livre "Farmer", à propos de certaines aires urbaines américaines : "Villes balancées sur cette terre d’une certaine hauteur et qui s’étalent comme de la bouse de vache dans l’herbe. Flop, flop, flop. Sans ordre, acéphales. Une huile répandue sur des eaux calmes ; abords de la ville avec motels, parkings, drive-in d’où l’on emporte ses hamburgers, stations d’essence aux néons de trente mètres de haut pour être certain qu’on les voit de l’autoroute, et des milliers de petites entreprises aux activités indéfinissables abritées dans des bâtiments de brique ou de béton en rez-de-chaussée où l’on poursuit de sombres desseins. Vente de biens immobiliers et vente de vent. Installations sanitaires. Aux Mille Lampes. Chez Brad, Steak’n’Egg Stop. Mais nous savons tout ça et il n’y a pas moyen de recommencer à zéro."

Il faut faire mentir Jim Harrison et, profitant, si l’on peut dire, des impératifs environnementaux qui s’imposent à nous et du débat sur le développement, ne pas écarter systématiquement l’hypothèse qui serait celle de "recommencer à zéro".


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:32 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant



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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:32 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant

Développement du village de Hatkhène

Le village de Hatkhène est un village pauvre du district de Paksèng, province de Luang Prabang, installé au bord de la rivière de Namsèng à 24km de la ville de Paksèng.

Il comprend 289 personnes, dont 131 femmes. La plupart des habitants y vivent de la culture sur brûlis ou de la pêche dans la Namsèng. Mais le niveau de vie est très bas, le village n'a pas encore reçu de fonds pour son développement.

l'organisation Help Age International en collaboration avec Union Européenne a permis le captage d'eau de source, ce qui facilite l'agriculture, l'élevage des animaux... Plusieurs projets autour de la formation, la santé publique et l'alphabétisation ont aussi été mis en place.

M. Bounlot, responsable du groupe d'anciens de ce village a rappelé que « 49 habitants ont plus de 55 ans et restent dans leur maison pour garder les enfants. Depuis 2007 et la mise en place de ces projets, les anciens du village ont envie de s'investir »

M. Thongchanh, un villageois âgé de 60 ans se réjouit de son implication « depuis que Help Age International et UE aident mon village, je m'implique dans la vie locale. Ma famille a aussi reçu trois chèvres. Mon fils élève ces animaux et je suis responsable de l'activité de l'élevage et je plante du maïs . »

Help Age International a prévu de continuer à aider ce village jusqu'en 2011.

Il ne faut pas voir que Luang Prabang! il y a beaucoup à découvrir aux alentours.


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:44 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant

Telles les chutes de Kouang Si, ici pendant la saison des pluies.



Pendant la saison "sèche" ont peut s'y baigner.


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:44 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant

Le projet de construction d’un terrain de golf et d’un complexe immobilier (Resort) à Luang Prabang sur une superficie de 900 ha, avec un fonds d’investissement initial à hauteur de 30M $US, a enfin été mis en chantier dans la matinée du vendredi 24 octobre au village de Houai Phay, district de Luang Prabang. On y a remarqué la présence de M. Khamphèng xaysomphèng, vice-gouverneur de Luang Prabang, et de M. Pak Jae-hyun, ambassadeur de la République de Corée près le Laos.
Financé par les hommes d’affaires sud-coréens, ce projet sera exécuté dans les cinq districts suivants : Khaoui, Xieng Kèo, Pongvane, Phonxay et Chom Ngoua, couvrant une superficie de 900 ha, avec un fonds d’investissement total d’environ 30M $US, dont 10M $US ont été déjà servi pour l’investissement initial et la signature.
Ce futur terrain de golf comportera 27 trous, quant à l’hôtel et au Resort d’un niveau 5 étoiles, sa mise en service s’effectuera fin 2010. Ce complexe respectueux de l’environnement comprendra un jardin botanique, et nécessitera la présence de 700 employés, dont 300 salariés destinés au fonctionnement du Resort et hôtel, et 300 pour la maintenance du terrain de golf, les cent emploies restants pour l’entretien du jardin botanique.


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:45 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant

L'institut national des Beaux-Arts du ministère de l'Information et de la culture et l'Institut de recherche sur la culture de l'Est de la faculté d'éducation religieuse de l'université du Japon ont coopéré sur le projet de formation artisanale pour la rénovation des statues de Bouddha dans la province de Luang Prabang entre 2009 et 2011, pour un montant de huit millions de yens (64 000 euros). Lors de la première étape du projet, de 2001 à 2006, ont eu lieu les phases de prospection, d'enregistrement et de rénovation des anciennes statues de Bouddha à Luang Pra bang.
Pour la 2 e étape, le projet a favorisé trois tâches importantes, notamment la formation des artisans aux techniques de restauration du bois des statues de Bouddha altérées par le temps, à la recherche des matières premières, à la technique de reproduction des statues de Bouddha et à la création des outils d'éducation comme les ouvrages et les appareils électroniques pour s'en servir dans la formation des nouveaux artisans de la RDP Lao.
La cérémonie de signature sur l'application de la deuxième ét ape du projet s'est tenue le 3 mars dernier à Vientiane entre M. Maysing Chanbouddy, directeur de l'Institut national des Beaux-Arts et M. Terao Eichi, directeur de l'Institut de recherche sur la culture de l'Est du Japon en présence des fonctionnaires des deux parties concernées.
En outre, à l'occasio n du nouvel an lao (2552) à Luang Prabang, un comité des fêtes sera élu. Il aura pour tâche d'organiser les animations en mettant l'accent sur les valeurs culturelles. Il comprendra 16 sous-comités composés de 15 personnes. La médiatisation de l'événement et sa gestion financière seront également placées sous la responsabilité du comité.
Cette année, la fête du nouvel an lao à Luang Prabang commencera le 10 avril par la foire d'exposition des marchandises dans l'enceinte de la pagode du That Luang. Le soir aura lieu un spectacle artistique et le concours des Miss Pimay lao (Nang Sangkhane) avec la sélection des sept jeunes filles qui sont, selon la légende, les représentantes des filles de Phagna Kabinlaphom. Puis les villageois feront descendre la statue de Prabang, le Bouddha protecteur de Luang Prabang pour le traditionnel nettoyage au Vat May Souvannaphoumaram.
Par ailleurs, pour répondre aux besoins des touristes et des visiteurs de la ville du patrimoine mondial lors de la durée du festival, la province de Luang Prabang a accéléré la construction d'hôtels, de guesthouses et de restaurants ainsi que la standardisation des hôtels afin d'améliorer le service. L'année dernière, la province de Luang Prabang possédait 21 hôtels, 203 guesthouses et resorts et avec 2 162 chambres de 3 439 lits, 104 restaurants et sept lieux de distractions.
 


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:46 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant

Découverte des objets anciens datant de plus de 10 000 ans à Luang Prabang





Les archéologues du bassin moyen du Mékong ont découvert plusieurs objets anciens datant de plus de 10 000 ans lors de leur mission durant plus de 4 ans en RDP Lao plus particulièrement dans les régions des rivières de Nam Khane, Nam Xeuang et de Nam Ou de la province de Luang Prabang. Ils ont découvert notamment des tombeaux datant de 1 800 et les squelettes datant de 11 000 ans ainsi que les objets en pierres, des coquillages et céramiques anciens. Le ministère de l'Information et de la culture, en collaboration avec le service de l'Information et de la culture de la province de Luang Prabang a organisé l'exposition sur ces découvertes le 12 mars 2009.


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:47 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant

Préservation de Luang Prabang



Classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO depuis 1995, l'ancien « Royaume du million d'éléphants», joyau du nord du Laos, peine à préserver son patrimoine architectural et son atmosphère unique face à l'afflux des cars de touristes. 



Difficile d'expliquer clairement à nos proches ce qui nous fait tomber amoureux de Luang Prabang. Pas de monument spectaculaire ni de site touristique incontournable. Non, ce qui fait le charme de cette ville, et justifie son classement au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, ce sont ces multiples petits éléments. Luang Prabang dont le nom évoque à une statue offerte au souverain de la ville par un roi khmer au XIVe siècle, a été le siège d'une des trois familles royale du Laos, les autres résidant à Vientiane, l'actuelle capitale, et à Champassak. La ville dispose d'une situation privilégiée : elle se situe au confluent d'un fleuve (le Mékong) et d'une rivière (la Nam Khan), et elle est entourée de collines boisées, le tout au cœur d'une vaste plaine rizicole. Luang Prabang, c'est aussi une architecture unique dans la région : des temples typiques aux toits plongeants, des maisons coloniales qui côtoient des demeures traditionnelles laotiennes en bois. Pris séparément, ces éléments n'ont rien d'exceptionnel. Réunis dans une même ville, l'ensemble est spectaculaire. « Ici, il n'y a rien à faire », préviennent, tout sourire, les résidents. Pour comprendre à sa juste mesure l'intérêt «touristique» de cette bourgade de 20 000 habitants, il faudra donc que le visiteur lève le nez de son guide de voyage. Luang Prabang ne se visite pas mais se vit. Il lui faudra flâner dans les ruelles, grimper sur le mont Phousi et admirer sa vue imprenable sur la péninsule, louer un vélo, jouer à la pétanque, tremper son morceau de baguette dans un café matinal au bord du Mékong ou simplement paresser près des étangs (Bua Kang Beung) nichés au centre de la ville. Surtout, et ce n'est pas toujours facile, le visiteur devra apprendre à vivre au rythme de cette ville endormie pour apprécier l'étendue de ses charmes. C'est cette ambiance si particulière que les amoureux de Luang Prabang s'inquiètent de voir peu à peu disparaître.



Une architecture préservée



En 2007, plus de 200 000 touristes ont visité Luang Prabang, selon les chiffres de l'Autorité nationale du tourisme, soit dix fois plus qu'en 1995 ; un boom touristique, pour le meilleur et pour le pire. Depuis 1996, la Maison du patrimoine est chargée de la protection et de la mise en valeur du site. Cet instrument de gestion, désormais sous autorité laotienne, a été créé grâce à l'aide de la ville de Chinon, dans le cadre d'une convention de coopération décentralisée signée entre les deux villes. L'organisme a été chargé de la rédaction d'un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), progressivement mis en place au début des années 2000. Celui-ci fait l'inventaire des zones protégées et décrit, sur chaque parcelle, les modèles architecturaux à respecter lors de la construction ou la modification d'un bâtiment existant, de la couleur des menuiseries aux modèles de clôtures. Objectif : maintenir une continuité du style architectural. « On est parti de zéro, se rappelle Laurent Rampon, qui était à l'époque l'architecte en chef de la Maison du Patrimoine. Il a fallu même fallu relancer certaines filières de matériaux de construction,
Comme celle des tuiles en terre cuite».
En parallèle et dans le cadre d'une coopération entre l'UNESCO, l'Agence française de développement, la région Centre et la ville de Chinon, de nombreux chantiers ont permis de redonner son éclat à l'ancienne cité royale. Partout, des panneaux rappellent le concours de l'UNESCO à la restauration des temples de Luang Prabang. 80 ruelles ont été créées, mais aussi des trottoirs et des lampadaires. Tous ces travaux ont facilité l'accès du site aux touristes.



Une partie du charme de la ville se dévoile



Une protection architecturale relativement réussie, aux dires des spécialistes, malgré quelques constructions illicites. Ce cahier des charges contraignant n'est d'ailleurs pas toujours bien perçu par les locaux, qui, selon Laurent Rampon, « rêvent de vivre dans des maisons à colonnades. » « Certains bénéficient du tourisme , explique Francis Engelmann, consultant de l'Unesco et spécialiste du Laos, mais d'autres ne perçoivent du classement sur la liste du patrimoine mondial que des interférences dans la possibilité de modifier sa maison à sa guise ou de combler une mare au fond de son jardin. La grande réussite, poursuit-il, c'est qu'il n'y a pas de tours, comme en Thaïlande, visuellement, le site reste très joli. Mais l'UNESCO souhaitait aussi préserver la culture du site, au delà de l'architecture. Même si l'on a restauré Luang Prabang, celle-ci reste vide et la ville tend à mourir car on la transforme en Disneyland. » Le touriste de passage aura peut-être du mal à s'en rendre compte; il s'étonnera simplement du nombre impressionnant de guesthouses et de restaurants qui fleurissent un peu partout au cœur de la péninsule. Pour les résidents locaux et étrangers, l'évolution est pourtant flagrante. « Quand je suis arrivé ici, raconte Gilles Vautrin, propriétaire de plusieurs restaurants à Luang Prabang, il y avait encore de petites échoppes de soupe, les enfants jouaient à la savate dans la rue. Maintenant, on est entouré de guesthouses ».


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 17:48 (2010)    Sujet du message: LUANG PRABANG Répondre en citant

Luang Prabang est entrain de mettre en route le contrôle de l’application des règlements et des conventions signés avec l’Unesco sur la protection de la ville classée au patrimoine mondial, a déclaré M. Saisamone Khommavong, vice-gouverneur de Luang Prabang lors de son entretien dans la matinée du mercredi 22 juillet avec M. Jacques Vallade, ambassadeur itinérant pour l’Asie et ancien ministre français, en visite de travail dans cette province.
Pour sa part, M. Vallade a suggéré au gouverneur de ne pas construire de grands bâtiments et établissements près des sites archéologiques préservés. En ce qui concerne le budget servant à la préservation du patrimoine, M. Vallade a affirmé qu’il allait s’occuper de la coordination.
Au cours d’une entrevue chaleureuse, les deux parties se sont concertées sur les relations d’amitiés entre le Laos et la France, et sur l’orientation du plan de rénovation et de protection de la ville de Luang Prabang, afin qu’elle puisse garder son statut de ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
A cette occasion, le vice gouverneur a présenté à M. Vallade la situation du développement socioéconomique de sa ville, et au nom des Luang Prabanais, il remercié le gouvernement français pour avoir constamment soutenu la préservation et la rénovation de sa cité.
D’autre part, ce dernier a exposé le plan de protection du patrimoine de sa ville, disant qu’à présent la province vérifie l’application des règlements et conventions signées avec l’Unesco, en commençant par leur évaluation personnelle des pouvoirs administratifs de l’ensemble de la province, et par la vérification de la participation des habitants dans la protection de la ville, ainsi que l’investissement étranger qui devra être également revu, car il a provoqué des effets négatifs sur la nature, de même que le budget accordé par les organisations internationales. Tout cela est une mission urgente que notre province devra accomplir aussitôt que possible, a-t-il souligné.
« Nous reverrons l’application des règlements et conventions de l’Unesco afin d’évaluer les points faibles et points forts de la province. Actuellement des dirigeants de haut rang sont venus contrôler la municipalité de Luang Prabanag tous les mois. Nous avons encore un problème financier pour la préservation de la ville, mais nous avons collecté des fonds internes dans la province pour le résoudre. De plus nous visons parallèlement à prendre 10% du revenu des entreprises vivant du tourisme pour aider la ville. Malgré cela, nous avons aussi besoin des aides financières étrangères.» a expliqué M. Khommavong.
Enfin, M. Khommavong a affirmé que les autorités administratives de Luang Prabang continueront à encourager les habitants à participer de plus en plus à la préservation de leur patrimoine culturel et touristique, ainsi que leurs traditions et coutumes, afin que Luang Prabang reste dans la liste des villes classées au patrimoine mondial de l’Unesco.
M. Vallade a exprimé ses sincères remerciements à M. Khommavong pour son accueil chaleureux, disant qu’en son nom personnel il félicite les autorités administratives de Luang Prabang qui ont donné une importance particulière à la protection du patrimoine.
A cette occasion, il a déclaré que son gouvernement avait le plaisir de poursuivre le renforcement des relations lao-françaises, en accordant une aide financière pour la rénovation de l’école primaire de Luang Prabang. Quand a la protection de la ville M Vallade a demandé aux autorités de ne pas accorder de permis de construire aux ouvrages importants aux alentours des sites protégés.


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